En Angleterre, au début du XIXème siècle, Philip apprend coup sur coup le mariage de son cousin en Italie et son décès. Il en impute immédiatement la responsabilité à sa « cousine » Rachel. Mais lorsqu’elle arrive en Angleterre, son charme vient à bout des préventions de Philip.
« Did she ? did she not ? » Les premiers mots du film donnent le ton. la traduction en français n’est pas mauvaise (« Est-elle coupable ? était-elle innocente ?) même si elle n’a pas la force percutante de l’original. Tout le roman de Daphné du Maurier écrit en 1951 reposait déjà sur ce seul mystère. La belle Rachel est-elle ou non responsable de la mort du cousin de Philip ?
Cette ambiguïté a été très souvent utilisée au cinéma. Notamment par Hitchcock – qui adapta avec la maestria qu’on sait le Rebecca de du Maurier : Gaslight (Hantise), Suspicion (Soupçons). Puis le cinéma nous a habitués à des personnages plus complexes, à des intrigues plus rebondissantes. On a inventé les twists, ces retournements de situation qui renversent du tout au tout les perspectives.
Aussi l’ambiguïté du personnage de Rachel peut sembler bien pauvre. Car de deux choses l’une. Soit elle est coupable ; soit elle ne l’est pas. La mise en scène fort académique de Roger Michell ne donne guère de piment à cette sauce. Le désastre est évité grâce à Rachel Weisz : elle joue sur le fil cette femme dont on ne sait jamais ce qui, de la rouerie ou de la sincérité, l’emportera. My Cousin Rachel vaut par la qualité de son interprétation. C’est le plus grand intérêt du film. C’est le seul.
Bouleversant… mais…
Dans la Russie, de nos jours, une femme décide de se rendre dans la prison où son mari est détenu pour lui remettre en mains propres son colis qui lui a été retourné. Après un long voyage en bus, en train puis en taxi, elle se heurte à une administration déshumanisée et corrompue.
Peggy Guggenheim (1898-1979) fut une grande mécène. Elle fit connaître certains des plus grands artistes du vingtième siècle, tels Pollock ou Rothko. Elle s’est installée à Venise et y a fondé une musée.
Quelque part en Yougoslavie au milieu des années 90. La guerre fait rage. Kosta (Emir Kusturica himself), un peu poète, un peu musicien, traverse chaque jour la ligne de front sur son âne, au péril des balles perdues et des serpents, pour aller livrer le lait. Milena attend pour l’épouser le retour de son frère qui doit se marier avec une réfugiée, mi-Serbe mi-Italienne. Mais l’horreur de la guerre rattrapera les amoureux.
Pendant la guerre de Sécession, un soldat gravement blessé de l’Union est recueilli, le temps de sa convalescence, dans un pensionnat de jeunes filles de la bonne société sudiste. Mais sa présence déstabilisante va en rompre le fragile équilibre.
Un journaliste d’investigation décide d’intégrer un groupe de jeunes salafistes. Les choses se corsent quand ils décident de fomenter un attentat.
Stéphane est un jeune militant de la cause nationaliste corse qui a dû quitter l’île sous les menaces de mort d’une faction rivale. Il y revient au risque de sa vie à l’occasion de l’enterrement d’un compagnon de lutte.
Atomic Blonde a construit sa publicité autour d’arguments dont on peut s’étonner qu’ils n’aient pas suscité le légitime déchaînement des organisations féministes : les cuissardes sexy de Charlize Theron, sa perruque blonde platine et son gros pistolet. Le plan marketing était simple sinon simpliste : un Jason Bourne au féminin, un Lucy au pays des Espions
Akihiro est un réalisateur japonais venu tourner à Hiroshima pour la télévision française un documentaire à l’occasion du soixantième-anniversaire de l’explosion de la bombe atomique. Après l’interview particulièrement éprouvante d’une survivante, il se promène dans la ville et y rencontre une jeune fille au charme surannée. Elle l’entraîne dans une longue errance jusqu’au bord de la mer où leurs pas croisent ceux d’un vieil homme et de son petit fils.