En 1852, dans un village reculé des Hautes-Alpes soupçonné de sympathies républicaines, tous les hommes ont été arrêtés et déportés. Les femmes, abandonnées à elles-mêmes, s’organisent. Elles redoutent autant qu’elles attendent l’arrivée d’un homme, qui pourrait mettre en péril leur sécurité mais aussi leur apporter une aide indispensable aux travaux des champs. Les plus jeunes passent entre elles un pacte : si un homme arrive, il sera l’amante de toutes. C’est alors qu’advient Jean qui prétend être maréchal-ferrant. Violette s’en éprend. Elle n’accepte pas de le partager.
Drôle de sujet que le livre de Violette Ailhaud L’Homme semence qui a inspiré ce premier film. Il aurait pu se prêter à plusieurs traitements : survival movie, romance, film érotique (voire pornographique !). Sur un thème très proche, Don Siegel a donné à Clint Eastwood le rôle d’un prédateur qui joue de sa séduction pour manipuler les femmes qui l’accueillent. Sofia Coppola dans Les Proies renverse le postulat de départ : Colin Farrell y devient la proie de ses hôtesses.
Rien de tel dans le film de la débutante Marine Francen. Et c’est bien là que le bât blesse. Il s’agit platement d’un film historique en costumes d’époque – alors même que rien dans le contexte du Second Empire ne vient justifier ce choix narratif. Aucune tension érotique entre Jean et ces jeunes femmes. La passion amoureuse qui l’unit à Violette tombe à plat. La sensualité moite qui devrait conduire les jeunes femmes du village à se jeter sur lui n’imprime jamais – sinon dans une unique scène plus maladroite que troublante.
Du coup on s’ennuie ferme. La direction d’acteurs peu inspirée et l’absence de rythme du scénario n’arrangent rien à l’affaire. Un film raté. Dommage.
Au cœur de la capitale thaïlandaise existe un quartier rouge destiné à la clientèle japonaise. Luck en est une des reines. Elle y travaille pour subvenir aux besoins de sa famille qui vit dans une région reculée du pays, à la frontière du Laos.
Marvin ou la belle éducation raconte une transformation et une émancipation. La transformation de Marvin Bijou (Jules Poirier), un collégien persécuté par ses camarades à cause de son manque de virilité, en Clément Martin (Finnegan Oldfield), un jeune dramaturge à succès. L’émancipation de Martin de son milieu familial, homophobe et abruti de pauvreté, pour prendre pied dans l’intelligentsia intellectuelle parisienne où le prennent sous leur aile un riche homosexuel (Charles Berling) et une star du théâtre (Isabelle Huppert dans son propre rôle).
Paul Otchakovsky-Laurens a fondé en 1983 la maison d’éditions qui porte son nom. Il revient sur son parcours et sur son métier.
Entre Paz (Maria Valverde, révélation ibérique), la jeune photographe, et César (Gilles Lellouche à contre-emploi), l’ancien reporter de guerre, c’est le coup de foudre et l’amour fou sous le soleil d’Espagne. Mais bientôt la routine s’installe. Paz s’ennuie et l’enfant qu’elle donne à César ne lui redonne pas goût à la vie. Elle s’enfuira. jusqu’où ?
Depuis 2013, le maintien sans son consentement d’un patient en hôpital psychiatrique au-delà de douze jours est subordonné à l’autorisation du juge des libertés et de la détention (JLD). Des audiences foraines sont désormais organisées dans les hôpitaux. Raymond Depardon est allé les filmer à l’hôpital psychiatrique du Vinatier près de Lyon.
Le sergent Raymond Shaw (Laurence Harvey) reçoit la Medal of Honour à son retour de Corée. Mais le major Bennett Marco (Frank Sinatra) découvre que le sergent a, en fait, été victime d’un lavage de cerveau et est devenu la marionnette d’un complot communiste destiné à déstabiliser les États-Unis.
Thelma vient de quitter sa famille pour poursuivre des études de biologie à Oslo. Mais elle peine à s’accoutumer à sa nouvelle vie. Alors qu’elle tombe amoureuse d’une camarade de classe, des troubles inquiétants menacent sa santé et son équilibre psychologique. Leur cause est peut-être à chercher dans son enfance.
À Nantes en 1955, les amours tragiques d’un ouvrier gréviste avec la fille de sa logeuse.
En septembre 1973, à Houston un match de tennis oppose Billie Jean King, vingt-neuf ans, ex-numéro un mondiale, et Bobby Riggs, cinquante-cinq ans, cheval sur le retour du tennis des années 50 et phallocrate assumé. L’enjeu : démontrer que les hommes sont supérieures aux femmes… ou pas.