Nas (Reda Kateb) vient de sortir de prison. Son frère aîné, Arezki (Slimane Dazi), gère un bar à Pigalle. Nas aimerait lui donner une autre dimension et en faire un haut lieu de la nuit.
« Les Derniers Parisiens » est un film original à plus d’un titre.
Commençons par son titre. Et son affiche intemporelle comme on n’en fait plus depuis les années 50.
Évoquons ses deux réalisateurs, les rappeurs d’origine togolaise et algérienne du groupe La Rumeur, passés derrière la caméra.
Signalons – quoi qu’elles n’aient rien d’originales – l’excellente prestation de Reda Kateb, comme d’habitude parfait de justesse, et celle de Slimane Dazi, qu’on a déjà vu cent fois mais dont on sera désormais impardonnable d’oublier le nom – Mélanie Laurent, en revanche, est nettement moins à sa place.
Venons-en enfin au scénario, aux frontières du documentaire et de la fiction. Le héros du film, c’est Pigalle, ou plutôt ce qu’il en reste. Pas de plans complaisants sur les sex shops ou sur les files de touristes qui prennent d’assaut le Moulin-rouge. Pas non plus d’armes à feu ou de poursuites en voiture. Mais la nostalgie du temps où les macs et les voyous portaient beau. Hamé et Ekoué filment, caméra à l’épaule, le déclin de ce monde à travers l’histoire de deux frères que tout oppose : Arezki rêve de se ranger, Nas de se venger.
« Les Derniers parisiens » c’est un peu comme si les frères Dardenne filmaient la chute de « Bob le flambeur ».
Laura (Laura Dern), la cinquantaine, est avocate dans une petite ville du Montana. Elle est harcelée par un client désespéré qui ne parvient pas à toucher de son assurance l’indemnité qui lui est due suite à un accident du travail.
Star a dix-sept ans. Elle étouffe dans la misère crasse des petits blancs, obligée d’élever un frère et une sœur dont leur mère se désintéresse. Sur un coup de tête et sur un coup de cœur, elle quitte tout pour suivre Jake. Avec une bande de jeunes de son âge, Star sillonne l’Amérique.
Broker à New York, Lockhart (Dane DeHaan) est envoyé par sa banque en Europe pour y retrouver un associé. Celui-ci semble avoir perdu la raison alors qu’il suivait une cure dans un établissement situé au cœur des Alpes suisses.
Guillaume Canet a quarante-deux ans. Une journaliste lui fait remarquer qu’il est de moins en moins « rock’n roll ». La jeune actrice (Camille Rowe, la top model de la pub Poison girl) qui partage l’affiche de son prochain film ne la contredit pas. La star française, assaillie par l’angoisse, va chercher par tous les moyens à vaincre les outrages du temps.
L’État de Virginie, ainsi que seize États du Sud des États-Unis, a longtemps interdit les unions interraciales. C’est seulement en 1967 que la Cour suprême, saisie par les époux Loving, a censuré cette législation.
David Lynch est probablement l’un des réalisateurs contemporains les plus marquants. L’univers particulier de ses films laisse une marque indélébile. Qu’on les ait aimés ou détestés, on n’oublie pas « Elephant Man », « Blue Velvet » ou « Mullholand Drive ».
Un père divorcé accueille ses deux fils, Tom (huit ans) et Ben (onze ans), en Suède où il s’est installé. Il les entraîne dans une longue marche en forêt.
« Les Contrebandiers de Moonfleet » est un film sur lequel je lisais depuis des années des analyses enthousiastes.
En 1950, un Staline vieillissant passe quelques jours dans une datcha isolée au milieu de la forêt, protégée du reste du monde par un impressionnant déploiement de force. Il règne en maître sur quelques militaires et sur une domesticité terrorisés. Il demande à sa maîtresse, Lidia Semionova, de pratiquer des séances de psychothérapie sur un divan qu’il a voulu identique à celui qu’utilisait Freud. Pendant ce temps, au fond du parc, un jeune artiste travaille au monument que Staline entend se faire construire sur la place Rouge.