En Géorgie, au sortir de l’ère soviétique, le président démocratiquement élu est chassé du pouvoir par un coup d’État. Entouré d’un dernier carré de fidèles, il se réfugie dans la montagne. Il hésite sur la marche à suivre : prendre le chemin de l’exil ou tenter de reconquérir le pouvoir ?
Khibula est le nom de la localité de Mingrélie, dans l’ouest de la Géorgie,où le Président Zviad Gamsakhourdia a trouvé la mort le 31 décembre 1993 dans des circonstances non élucidées. Le film s’inspire de de ces faits réels ; mais il ne s’y résume pas.
Sans doute, le réalisateur géorgien George Ovashvili, remarqué pour son précédent film La Terre éphémère, réalise-t-il un film en prise avec les événements qui ont marqué la prime histoire de ce jeune État. Ses montagnes majestueuses, ses paysages enneigées en sont l’écrin.
Mais hélas, il veut donner à ce président déchu, à ce roi nu, une dimension plus intemporelle. Et c’est bien là le talon d’Achille de son film. Parce qu’on n’apprend rien de la présidence controversée de Gamsakhourdia. Il eut certes le mérite, à force d’anti-soviétisme et d’anti-russisme, de faire accéder son pays à l’indépendance mais en faisant peu de cas du respect des droits de l’homme et des libertés publiques. Khibula passe sous silence cette dimension-là, assimilant le président – dont le nom n’est jamais prononcé – à un martyr christique.
Privé de tout épaisseur historique, le président se réduit à une silhouette intemporelle. Un vieil homme en costume de ville – chemise blanche immaculée et cravate impeccablement nouée – condamné à arpenter sans fin de rudes chemins de montagne. Quelques soldats aguerris et barbus l’accompagnent ainsi que son premier ministre à la santé déclinante. Le film est quasiment muet qui filme dans de longs plans séquences la lente déambulation de cette petite troupe. Elle trouve refuge dans des chalets retirés où des paysans terrifiés lui donnent une hospitalité peureuse. C’est lent. C’est long.
Deux époques : 1927 et 1977. Deux enfants fugueurs du même âge : Ben et Rose, douze ans. Une même ville : New York. Un même handicap : ils sont sourds tous les deux. Ben a perdu sa mère dans un accident et recherche son père. Rose, elle, a ses deux parents mais recherche désespérément leurs amours. Entre Ben et Rose un lien mystérieux passe par le musée d’histoire naturelle et une maquette géante de la ville de New York.
Maryline, la vingtaine, quitte son petit village et monte à Paris faire l’actrice.
La vingtaine bien entamée, Diane est la copine qu’on rêve tous d’avoir. Fêtarde et la main sur le cœur. Toujours prête à rendre service. Même à Jacques et Thomas auxquels elle a prêté son ventre pour porter leur enfant. La grossesse se déroule sans encombre dans la maison familiale que Diane rafistole avec l’aide de Fabrizio, un bel électricien dont le charme ne la laisse pas indifférente.
Le réalisateur béninois Sylvestre Amoussou s’était fait connaître en 2007 avec une fable réjouissante. Africa Paradis imaginait une Afrique prospère menacée d’invasion par des hordes d’immigrés en provenance d’une Europe qui aurait sombré dans la misère. Son film renversait avec une saine insolence les stéréotypes qui polluent les représentations Noir-Blanc.
Lila ne sait pas parler. Mo ne sait pas écrire. Ils vont se rencontrer, s’apprivoiser, s’aimer, se guérir.
Braguino est le nom d’un minuscule campement au cœur de la taïga sibérienne en amont du fleuve Ienissei fondé par le clan Braguine. Une autre famille est venue s’y installer, les Kiline. Entre les deux , une haine sourde prévaut.
Joe est un tueur à gages. Un sénateur le recrute pour retrouver sa fille et se débarrasser des pédophiles qui l’ont kidnappée.
La Bombe et nous est un documentaire qui ne cache pas ses partis-pris. Son titre inutilement racoleur et son affiche l’annoncent sans fards : la bombe atomique constitue la principale menace à « notre » monde, une menace d’autant plus dangereuse qu’elle reste cachée.
Trois histoires dans l’Algérie contemporaine. En commun dénominateur : la lâcheté humaine. Un riche homme d’affaires assiste sans réagir au tabassage d’un inconnu. Une jeune femme retrouve un amour de jeunesse la veille de son mariage. Un neurologue est accusé d’avoir participé à un viol collectif durant les années de guerre civile.