Sourires d’une nuit d’été ★★★☆

L’intrigue de ce vaudeville, inspiré de Shakespeare, de Beaumarchais et de Marivaux, est passablement complexe. Il se déroule dans les années 1900 en Suède. Frederik, un avocat veuf, d’âge mûr, est remarié avec Anne, une très jeune femme. Henrik, le fils qu’il a eu de sa première épouse, en est amoureux. Lui-même a une maîtresse, Désirée (la bien-nommée), une actrice de théâtre, laquelle est entretenue par un aristocrate, le comte Malcom, que l’épouse essaie vainement de reconquérir. L’ensemble de ces personnages se retrouvent la nuit de la Saint-Jean dans le château de la mère de Désirée.

Sélectionné au Festival de Cannes de 1956, Sourires d’une nuit d’été est le film qui a révélé Ingmar Bergman à la presse et au public international. Mais ce n’est pas un film représentatif de l’œuvre de l’austère réalisateur suédois qui, sans aller jusqu’à le renier, en a toujours minoré l’importance.

Sourires d’une nuit d’été n’est pas sans rappeler La règle du jeu de Renoir – Bergman admirait le cinéma français de Carmé, Duvivier, Renoir. Il en a la finesse, la légèreté, l’humour. Les personnages masculins sont interprétés avec un formalisme empesé par la fine fleur de l’Académie royale de Suède. Les rôles féminins sont jouées par des actrices hors pair, Eva Dahlbeck « le porte-étendard de la féminité triomphante » selon l’expression de Bergman.

Après ce succès, Bergman tournait Le Septième sceau puis Les Fraises sauvages. Son cinéma prenait un tour radical. Pour le meilleur et pour le pire.

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Un jour dans la vie de Billy Lynn ★☆☆☆

Billy Lynn et son unité d’infanterie connaissent une soudaine gloire médiatique pour avoir survécu à une embuscade en Irak. Au Texas, en 2004, ils sont invités à parader lors de la finale du Super Bowl.

Le film d’Ang Lee repose sur un malentendu. Son intérêt revendiqué provient essentiellement de la technologie ultra-moderne qu’il utilise : une prise de vue à cent-vingt images par seconde qui lui donne, dit-on, un effet de réalité saisissant. Le problème est que les cinémas qui sont équipés d’une telle technologie se comptent sur les doigts de la main et que le film est diffusé au format classique de vingt-quatre images par seconde. En le voyant dans ce format, on sent confusément, dans certains plans, le parti que le réalisateur a entendu tirer de cette technologie ; mais faute de bénéficier de toutes ses potentialités, on ne peut guère y être sensible.

Privé de sa forme novatrice, « Un jour dans la vie de Billy Lynn » se réduit à ce qu’il est : un film sur les Etats-Unis et ses vétérans. Le sujet n’est pas nouveau. Depuis « Voyage au bout de l’enfer » ou « Rambo » jusqu’à « Démineurs » ou « American sniper », le vétéran de retour du champ de bataille est une figure omniprésente du cinéma américain – alors bizarrement que je serais bien en peine de citer un seul film français dont il soit le héros.

Du coup, le film d’Ang Lee souffre de la comparaison avec ses illustres prédécesseurs. Les thèmes qu’il évoque – le décalage entre le champ de bataille et le foyer retrouvé, le sentiment d’absurdité que la vie civile, si frivole, inspire – ont été trop rabâchés pour susciter l’intérêt. Et le charme des jeunes acteurs (Joe Alwyn dont c’est le premier rôle, Kristen Stewart, moins catatonique que dans le dernier Assayas) ne suffit pas à sortir ce film du lot.

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Moonlight ★☆☆☆

Chiron a une dizaine d’années. Il vit à Miami dans le ghetto noir. Il est la tête de turc de ses camarades qui l’ont surnommé « Little ». Sa mère, qui se drogue et se prostitue, ne s’occupe guère de lui. Chiron s’est trouvé un père de substitution en Juan, un chef de gang.
Cinq ans ont passé. Chiron est désormais adolescent. Son identité sexuelle se précise. Chiron est attiré par Kevin, un camarade de classe.
Cinq ans ont passé à nouveau. Chiron, qui a repris le surnom que lui avait donné Kevin, vit désormais à Atlanta. « Black » est désormais un dealer, comme l’était Juan. Il reçoit un jour un appel de Kevin qui l’invite à Miami.

« Moonlight » c’est Brokeback Mountain + Boyhood + The Wire. En d’autres termes, une histoire d’amour homosexuel, racontée sur une dizaine d’années, dans le milieu hyperviril des trafiquants du ghetto noir.

Le film de Barry Jenkins arrive sur nos écrans précédé d’une rumeur élogieuse. Couronné aux Golden Globes, il est en lice aux Oscars. Le Monde, Libération, Les Inrocks l’encensent.

J’avoue ne pas partager cet enthousiasme. J’ai trouvé inutilement chichiteuses les cadrages flous et les éclairages inspirés de Terence Malick. Plus grave : je n’ai jamais été ému par le personnage de Chiron et par ses difficultés à se trouver.
Troisième et dernier scrupule : j’ai été gêné par la double assignation dans laquelle le héros est enfermé. Enfermé dans sa communauté : on ne voit pas un seul Blanc autour de Chiron comme si sa vie ne pouvait connaître aucun autre horizon. Enfermé dans sa sexualité : Chiron se sent dès son plus jeune âge « différent » – et stigmatisé à cause de sa différence – comme si son homosexualité était inscrite dans ses gènes.

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Un sac de billes ★★☆☆

Publiée en 1973, l’autobiographie de Joseph Joffo met en scène deux enfants juifs jetés sur les routes de France entre 1942 et 1944. Jacques Doillon, qui n’était alors qu’un tout jeune réalisateur, en a tourné une première adaptation dès 1975. Que Christian Duguay en tourne une seconde n’est pas surprenant.

Ses producteurs ont l’espoir légitime d’attirer les lecteurs de ce roman qui a rencontré dès sa sortie un immense succès malgré sa médiocrité littéraire et que toute une génération, dont je fais partie, a lu en versant des larmes sur les bancs de l’école ou sous la pression de ses parents.

Deuxième ressort : la Seconde guerre mondiale et la traque des Juifs. Un événement toujours marquant de notre histoire auquel le cinéma continue soixante dix ans après les faits à se mesurer. Il y aurait beaucoup à  dire sur la façon dont les années 2010 l’ont filmé de « La Rafle » à la série « Un village français » en passant par « Suite française » la – dispensable – adaptation du roman posthume d’Irène Nemirowsky ou « Elle s’appelait Sarah ».

La Seconde guerre mondiale est filmée à travers les yeux d’un enfant. Son innocence brisée dans le chaos de la guerre renforce l’effet pathétique. Mais la candeur de son regard est la porte ouverte à toutes les simplifications et à tous les manichéismes.

Mais ce qui est le plus dérangeant est que cet arrière plan historique se réduit à un décor de carton pâte. La traque des Juifs est un ressort dramatique efficace pour donner du nerf à des histoires d’enfant dans une France éternelle. « Un sac de billes », « Belle et Sébastien », « Les Choristes » : tous ces films se ressemblent, tous ces films racontent au fond la même histoire.

Alors pourquoi deux étoiles malgré cette critique assassine ? Parce que « Un sac de billes » reste néanmoins une réalisation bien filmée et bien jouée qui se regarde volontiers le dimanche soir sur TF1 en versant sa larme.

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Lumière ! L’Aventure commence ★☆☆☆

Les frères Lumière, on le sait, ont inventé le cinéma. Entre 1895 et 1905, ils ont tourné mille quatre cent vingt-deux films de cinquante secondes chacun. Thierry Frémaux, le directeur de l’Institut Lumière de Lyon, en a choisi cent-huit qu’il présente en onze chapitres et commente un après l’autre.

Écrire une critique mitigée de ce documentaire, c’est à la fois remettre en cause le génie des inventeurs du cinéma et s’attaquer à l’un de leurs avocats les plus respectés.

Le génie des premiers n’est guère contestable. A partir de rien, ils ont inventé un art. On aurait aimé connaître comment ils en ont fait une industrie ; mais tel n’est pas l’objet de ce documentaire qui s’attache uniquement à leur démarche artistique. À regarder les films des frères Lumière, on a l’impression qu’ils ont inventé tous les genres : le documentaire (« L’Arrivée du train en gare de La Ciotat »), la comédie (« L’Arroseur arrosé » initialement intitulé « Le Jardinier et le petit espiègle ») et même l’autobiographie (« Le Repas de bébé »). Tout en restant enfermé dans un format ultra court, le cinéma des frères Lumière s’enrichit très vite d’une grammaire : le travelling, le gros plan, la profondeur de champ que permet la diagonale (dans « L’Arrivée du train… » ou « Bataille de boules de neige »).

C’est peut-être l’académisme plat avec lequel Thierry Frémaux présente leurs œuvres qui suscite quelques réserves. Bertrand Tavernier s’est tout récemment livré au même exercice avec plus de succès. Thierry Frémaux se laisse emprisonner dans une exercice qui devient vite répétitif : nous montrer, l’un après l’autre, cent-huit courts métrages. Sans dout organise-t-il sa présentation autour d’une dizaine de thèmes, insistant par exemples sur les témoignages que les frères Lumières nous livrent de la France et du monde de la toute fin du dix-neuvième siècle. Mais cette structuration n’épargne pas au documentaire un rythme qui devient vite lassant.

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Les Confessions ☆☆☆☆

Les ministres de l’Économie du G8 se réunissent en Allemagne pour y adopter un plan secret. Trois personnalités extérieures ont été également conviées : une auteure à succès, un une rock star… et un prêtre.

« Les Confessions » est un film cosmopolite qui, par le fait même de son sujet, réunit un casting hétéroclite d’acteurs de toutes les origines qui singent les traits de caractère censés être associés à leur pays : quelques Italiens (Tonio Servillio dans le rôle d’un prêtre bien bavard pour être tenu par le voeu de silence, Pierfrancesco Favino dans celui du ministre italien de l’Économie ), quelques Français (Daniel Auteuil dans le rôle du directeur du FMI, Stéphane Freiss dans celui du ministre français), quelques Allemands (Moritz Bleibtreu dans le rôle du chef de la sécurité, Richard Sammel dans celui du ministre allemand), une Canadienne (Marie-Josée Croze trop émotive pour interpréter une ministre crédible)…

Le ton pourrait être burlesque comme la comédie italienne et le cinéma de Roberto Andò nous y ont habitués. Le réalisateur avait signé début 2014 « Viva la Libertà », une comédie racontant le remplacement d’un homme politique, frappé de burn out, par son frère jumeau.

Il ne l’est pas. « Les Confessions » est une tragédie qui pèse des tonnes. Un film policier qui n’en est pas un. Car il y a bien un mort et une énigme. Mais Roberto Andò s’en désintéresse bien vite.

Son seul souci est de dénoncer l’égoïsme et la duplicité des puissants qui, coupés du reste du monde, prennent des décisions sans légitimité démocratique. Il oublie en chemin l’histoire qu’il raconte, laissant les questions que pose l’intrigue sans réponse.

Pour le dire brutalement : je n’y ai pas compris grand-chose…. mais ne suis pas certain qu’il y avait grand-chose à comprendre.

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Compte tes blessures ★★☆☆

Vincent, 24 ans, a perdu sa mère. La cohabitation avec Hervé, son père, cloîtré dans le chagrin, n’est pas facile. Vincent exprime sa rage en chantant dans un groupe de post-hardcore et en se tatouant. Jusqu’à l’arrivée de Julia dans la vie de son père.

Jeune diplômé de la FEMIS, Morgan Simon veut traiter beaucoup de sujets dans son premier film : le deuil d’une mère, les familles monoparentales, l’incommunicabilité père-fils, la révolte par les mots (le post-hardcore) et par les gestes (les tatouages)… C’est beaucoup. Et c’est parfois trop.

Mais Morgan Simon a la bonne idée d’élargir le face-à-face à une tierce personne : c’est l’arrivée de Julia qui cristallise la relation père-fils, la fait évoluer, la fait finalement éclater. La présence de Julia électrise l’ambiance. Elle redonne vie à Hervé qui sourit pour la première fois. Elle trouble Vincent dont l’attirance pour elle se nourrit d’un complexe d’Œdipe mal résolu. Les scènes entre Vincent et Julia, lourdes d’un érotisme coupable, sont les plus réussies du film.

La réussite de « Compte tes blessures » tient beaucoup au choix des acteurs. César du meilleur espoir 2015 pour son rôle au côté d’Adèle Haenel dans « Les combattants », Kevin Azaïs occupe seul desormais le premier rang. Autant je l’avais trouvé mal employé dans « Souvenir » aux côtés de Isabelle Huppert, autant il est convaincant ici. Monia Chokri jouait à la perfection un petit rôle de « Réparer les vivants » (un de mes films préférés en 2016) ; elle incarne ici Julia, attendri par le charme bourru de Hervé mais attiré par la grâce rebelle de Vincent.

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The Birth of a Nation ★★☆☆

Esclave lettré, prédicateur à ses heures, Nat Turner se rebelle contre ses maîtres et prend la tête de la première révolte d’esclaves en Virginie en 1831.

Le slavery movie est devenu un genre à part entière aux Etats-Unis. Les plus grands réalisateurs s’y sont essayés : Spielberg (« La Couleur pourpre », « Amistad »), Demme (« Beloved »), Tarantino (« Django Unchained »). Un genre immensément populaire aux Etats-Unis où chacun de ces films ont constitué des succès de box-office mais qui rencontre peu d’écho de ce côté-ci de l’Atlantique : « The Birth of A Nation » a quasiment disparu des écrans en trois semaines d’exploitation.

L’histoire vraie de Nat Turner avait déjà inspiré un roman à William Styron qui lui valut le prix Pulitzer en 1968. Le livre avait suscité la critique de la communauté noire, du fait notamment de l’image complaisante qu’il donnait des esclavagistes blancs et de celle plus ambiguë de Nat Turner et de ses camarades.

Pareille critique ne saurait être adressée au film de Nate Parker – qui a écrit le scénario et tient le rôle principal. Au contraire, il frise le manichéisme, décrivant des Noirs endurant stoïquement le joug barbare que font peser sur eux des Blancs libidineux, confits en religion et abrutis d’alcool.

« The Birth of a Nation » ne quitte pas son acteur principal. Enfant précoce, il apprend à lire avec la mère de son maître. Ses dons oratoires le destinent à la prédication – il était néanmoins hors de question à l’époque qu’un noir accède à la prêtrise. Mais sa rage grandit face aux violences exercées sur ses frères de couleur et dont il est le témoin. le procédé est efficace : le spectateur lui aussi sent son indignation croire devant l’accumulation des tortures complaisamment filmées. Aussi la rébellion, quand elle éclate, inspire-t-elle une joie libératrice, malgré ses excès sanguinaires et en dépit de son échec inéluctable.

« The Birth of a Nation » est un titre subtilement choisi – que les producteurs français ont eu l’intelligence de ne pas traduire – qui fait référence au célèbre film de D.W. Griffith dont il renverse la perspective (Griffith évoquait les conséquences de la Guerre de sécession du point de vue sudiste et faisait l’apologie du Ku Klux Klan). De quelle nation marque-t-il la naissance ? D’une nation où les Noirs se débarrasseront de leurs chaînes ? Ou au contraire d’une nation où des Blancs racistes exercent encore sur des Noirs opprimés une domination intolérable ?

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Fleur de tonnerre ★☆☆☆

Au début du XIXème siècle, en Bretagne, Hélène Jégado a empoisonné à l’arsenic pendant des années des dizaines de personnes dans les maisons où elle cuisinait. Arrêtée, jugée, elle est guillotinée en décembre 1851 à Rennes. Mais l’affaire ne frappe guère l’opinion publique toute entière focalisée sur le coup d’État de Napoléon III, comme l’avait frappée deux cent ans plus tôt les crimes de la Brinvilliers et cent ans plus tard ceux de Marie Besnard, l’empoisonneuse de Loudun.
Elle a inspiré à Jean Teulé en 2013 un livre que Stéphanie Pillonca porte aujourd’hui à l’écran.

Le parcours de « l’empoisonneuse bretonne » présentait tous les ingrédients d’un biopic réussi. Il offre à Déborah François, découverte par les frères Dardenne en 2004, César du meilleur espoir féminin en 2008, un grand premier rôle. L’actrice belge y incarne à la perfection la folie et la détresse de son personnage, intoxiquée par l’absence d’amour de ses parents et par les légendes bretonnes fantastiques.

C’est le scénario, trop lisse, trop appliqué, qui pêche. Il égrène paresseusement les crimes de la cuisinière. Depuis le premier qu’elle commet par inadvertance sur sa marraine. Jusqu’au dernier qu’elle tente de perpétrer sur un professeur de droit pénal plus retors qu’elle. Cette succession devient vite monotone. Et la construction en flash back ne donne pas au récit le rythme qui lui fait cruellement défaut.

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Belle dormant ★★☆☆

Il était une fois … une belle princesse frappée par le sort d’une méchante sorcière que seul le baiser d’un beau prince pourrait réveiller d’un sommeil de cent années.

Ado Arietta marche sur les brisées de Cocteau et de Demy, sinon de Disney, en s’inspirant du conte de Perrault. Comme dans « Peau d’âne » – ou comme plus récemment Valérie Donzelli dans « Marguerite & Julien » – il le fait en introduisant malicieusement des éléments de modernité dans le conte intemporel.

La belle princesse (Tatian Verstraeten), que la vigilance de ses parents n’a pas su protéger, s’est endormie le jour de ses quinze ans, en 1900, dans un château proustien à souhait. En 2000, le jeune prince héritier du royaume voisin de Letonia (Niels Schneider) est bien décidé à tout faire pour la réveiller avec la complicité de son précepteur (Mathie Amalric) et d’une fée immortelle (Agathe Bonitzer).

Le film d’Ado Arietta est d’une poésie déconcertante. C’est une plaisanterie raffinée. Sa légèreté fait son charme mais le condamne dans le même temps à la frivolité. C’est un film délicieux car oubliable, oubliable car délicieux.

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