Elles sont brillantes. Elles sont intelligentes. Elles sont ambitieuses. Grâce à la mathématicienne Katherine Johnson, à la physicienne Mary Jackson et à l’informaticienne Dorothy Vaughan, la NASA enverra un homme dans l’espace.
Mais elles sont femmes. Et elles sont noires dans l’Amérique ségrégationniste des années 60.
On imagine volontiers avec quel enthousiasme les producteurs de la Fox ont accueilli à bras ouverts le scénario des Figures de l’ombre. Car le livre historique de Margot Lee Chetterly s’inscrit à la croisée de deux des pages les plus héroïques de l’histoire contemporaine américaine.
D’un côté la conquête de l’espace. Une victoire qui incarne jusqu’à la caricature le rêve américain : le surpassement de soi, le repoussement des limites, le travail d’équipe, le courage individuel. On ne compte pas les films qui en ont déjà fait la légende : L’Étoffe des héros, Apollo 13.
De l’autre la lutte des Noirs pour l’égalité des droits civiques. Là encore, les références cinématographiques abondent : Loving, Selma, La Couleur des sentiments… Un thème qui, en apparence, constitue une critique du modèle américain. Mais en apparence seulement. Car si, à première vue, le racisme est la première cible de ces films-là, c’est finalement la capacité des États-Unis à évoluer, à faire litière de leur passé ségrégationniste qu’ils encensent.
Les Figures de l’ombre agglutinent ces deux sujets dans un mélange trop téléguidé, trop tire-larmes pour être honnête.
J’avoue un penchant coupable pour les films de Claude Lelouch. J’en aime l’énergie débordante, le romantisme échevelé, le rythme endiablé, les intrigues polyphoniques, la musique envahissante, les dérapages pas toujours contrôlés. J’ai pour eux une indulgence excessive qui me conduit fidèlement à les voir à leur sortie au cinéma alors que les spectateurs les boudent et la critique les ignore.
Les Tswana bantouphones constituent le premier groupe ethnique du Bechuanaland, un territoire largement désertique d’Afrique australe. Le roi Khama III décida en 1885 de se placer sous la protection de la Couronne britannique pour se prémunir de l’expansionnisme des Boers d’Afrique du Sud. Son petit-fils monta sur le trône en 1925 à l’âge de quatre ans seulement. Tandis que la régence était confiée à son oncle, il partit parfaire son éducation à Londres. En 1947, il y rencontra Ruth Williams, en tomba amoureux et l’épousa contre l’avis du conseil de régence et contre celui de l’administration britannique. Il réussit néanmoins à la faire accepter de son peuple, mena le Botswana à l’indépendance en 1966 et en devint le premier président démocratiquement élu jusqu’à sa mort en 1980.
Félicité est une femme forte. Elle gagne sa vie en chantant dans un bar de Kinshasa. Mais quand son fils est victime d’un grave accident de la route, elle doit trouver l’argent exigé pour l’opération qui le sauvera de l’amputation.
Officier de l’armée britannique, méprisé par ses supérieurs en raison de la déchéance de son père, Percy Fawcett est missionné par la Société royale géographique pour cartographier la frontière entre le Brésil et la Bolivie au cœur de la forêt amazonienne.
Jacques, un acteur de seconde zone, fuyant des créanciers trop pressants, se retrouve dans le nord du Québec en costume de théâtre. Il y croise Simon, un vieil agriculteur sur son motoneige qui accepte de le secourir. Mais la générosité de Simon n’est pas désintéressée : il exige de Jacques qu’il l’assiste dans son commerce de … cannabis.
Histoires de femmes.
Pendant plus d’un an, le documentariste Jérémie Battaglia a suivi l’équipe canadienne de natation synchronisée dans la phase préparatoire des Jeux olympiques de Rio.
Trois trafiquants de drogue rencontrent par hasard en pleine nuit un motard blessé qui les abat froidement avant de se réfugier dans une ferme dont il prend les occupants en otage. C’est le début d’une longue traque.
Greta va fêter ses quinze ans. Adolescente mal dans sa peau, elle a l’impression que personne ne la comprend : ni ses parents, ni sa grande sœur, ni ses amis du lycée. Pour lutter contre la solitude, elle se réfugie dans un univers parallèle peuplé de créatures inquiétantes.