En provenance du Cap, Jacob King débarque à Los Angeles à la recherche de sa sœur dont il est sans nouvelle. Il découvre bientôt qu’elle a été sauvagement assassinée. Il mène l’enquête à sa façon.
Message from the King est une série B assumée. C’est l’œuvre de commande d’un réalisateur belge qui avait déjà signé de ce côté-ci de l’Atlantique quelques petits polars nerveux. J’avais vu en 2005 Calvaire, son premier long, dont l’action se déroulait dans un bled perdu des Ardennes et qui frisait avec le film d’horreur.
Hollywood s’est fait la spécialité d’importer les meilleurs cinéastes du vaste monde. La greffe prend parfois : Alejandro Iñárritu , Nicholas Wending Refn, Denis Villeneuve. Elle échoue souvent : les plus grands, comme Stephen Frears, Wong Kar Wai ou Jean-Pierre Jeunet, ont failli y perdre leur âme. Fabrice du Welz fait le job honnêtement, filmant avec nervosité un classique revenge movie.
Message from the King fonctionne bien dans sa première moitié tendue par le mystère qui entoure les conditions mystérieuses de la disparition de la sœur de Jacob King. Quand le suspense se lève, il devient plus classique et plus ennuyeux : le gentil très gentil va affronter des méchants très méchants – trafiquant de drogue, VIP pédophile et politicien véreux. Il serre la mâchoire et le poing, prend sous sa coupe la mère et l’orphelin(e) et parvient, ô surprise, à faire triompher la vertu sur le vice.
Il est des films dont la bande-annonce suffit à me séduire. La La land évidemment. Miss Sloane. Mais aussi cet Amant d’un jour dont le beau noir et blanc m’a immédiatement touché. Mon coup de foudre doit beaucoup – il me faut le confesser – au beau visage grave de Louise Chevillotte qui, d’une voix suave, rappelle à son professeur de philosophie leur première rencontre : « Quand tu as dit « La philosophie n’est pas un divorce avec la vie »/ Tu m’as regardée / Tu t’es arrêté juste en face de moi / Je me suis sentie complètement toute nue / Je suis tombée amoureuse de toi »
Lou, Friedrich, Rainer, Sigmund… Lou
Sur le chemin des vacances, Victor (Eric Judor) a accepté, non sans réticence, de rendre visite au professeur de yoga de sa femme qui s’est installé au bord d’une rivière pour y faire obstacle à un projet de parc aquatique. Amusé et moqueur, il découvre les us et coutumes d’une communauté zadiste, écolo et baba-cool. Quand une mystérieuse pandémie dévaste la planète, laissant seuls au monde cette petite bande de pied nickelés, il n’a d’autre choix que de s’y installer à demeure.
Tout s’écroule autour de Jorge. Son couple se délite. Son entreprise a déposé le bilan. Son pays est au bord de la faillite économique. Pour retenir son épouse, Jorge accepte de prendre un emploi de gros bras dans une entreprise de recouvrement de dettes.
Sur une île coupée du monde, après un grave accident industriel, les habitants survivent tant bien que mal. Birdboy est hanté par la mort de son père. Dinky ne supporte plus ses parents et décide de quitter l’île avec deux amis. Zacharias est un pêcheur, étouffé par une mère possessive, qui trafique de la drogue à ses heures perdues.
Chloé a mal au ventre. Son mal lui dit-on, est psychosomatique. Elle consulte un psychiatre, dont elle tombe amoureuse, qui l’aide à identifier le syndrome familial qui en était la cause. Mais, après que le jeune couple se sera installé ensemble, elle découvrira que son conjoint lui a caché un pan de sa vie.
La Cinémathèque française a consacré le mois dernier une rétrospective à Jacques Becker. l’un des plus grands réalisateurs des années 50, il a laissé une œuvre hétéroclite : des films naturalistes (Goupi mains rouges, Casque d’or), des polars (Touchez pas au grisbi), des œuvres plus intimistes qui annoncent la Nouvelle vague (Rendez-vous de juillet, Rue de l’estrapade).
En 2013, le jeune Palestinien Mohammed Assaf a remporté le concours Arab Idol, suscitant dans son pays une liesse populaire jamais vue.
Depuis une station spatiale internationale en orbite géostationnaire autour de la Terre, deux Américains, deux Britanniques, une Russe et un Japonais (mais pas de Français) scrutent les traces d’une vie possible sur Mars. Ils se réjouissent d’en avoir rapporté un organisme unicellulaire présentant toutes les caractéristiques de la vie biologique. Mais leur joie sera de courte durée.