La cinquantaine, Julián a décidé de cesser de se battre contre le cancer qui le tue à petit feu. Son ami Tomás vient du Canada lui rendre visite. Pour le faire changer d’avis ? Pour l’accompagner vers la mort ? Ou pour trouver un nouveau maître à son chien Truman ?
Le pitch de Truman est calamiteux. On imagine volontiers un film lacrymal, débordant de bons sentiments, sur la mort, l’amitié… et les bullmastiffs.
Truman est tout cela. Pourtant Truman mérite amplement les 5 Goyas – équivalents de nos Césars – que l’Académie espagnole lui a décernés en février dernier. Car si Truman traite de la mort, de l’amitié et de l’amour des bêtes, il le fait avec une délicatesse à laquelle le cinéma ne nous a pas habitués.
Il le fait en utilisant un biais très simple : celui de la pudeur virile. L’amitié qui unit Julián et Tomás n’est pas démonstrative. Pas de fous rires, d’embrassades ou de larmes. Pas de Miss You Already (Ma meilleure amie, 2016) pour reprendre le titre tellement caricatural de ce film – que je n’ai pas vu – sur l’amitié de deux amies face au cancer, mais des silences, des non-dits autrement efficaces et moins embarrassants.
Julie est courageuse ; mais le monde du travail ne veut pas d’elle. Elle galère entre stages non rémunérés et CDD non renouvelés. Elle croit décrocher le Graal en trouvant un emploi dans une fabrique de chaussures pour femmes ; mais l’entreprise est menacée par un plan social.
En 1912 les femmes britanniques se battirent pour conquérir le droit de voter. Pour donner chair à cette page d’histoire, Carey Mulligan incarne une blanchisseuse, abusée par son patron, soumise à son mari, dont la conscience politique s’éveille lentement et Meryl Streep la célèbre Emeline Pankhurst, la leader des suffragettes. On suit leur combat qui verse inexorablement dans la violence après avoir épuisé toutes les voies pacifiques.
Judd Apatow aurait révolutionné la comédie américaine en repoussant les limites de la bienséance. C’est vrai. C’est faux.
Comment parler cinématographiquement d’un tableau de maître ? En 2011, Lech Majewski avait imaginé de faire déambuler Bruegel en 3D dans l’une de ses toiles. La démarche du plasticien Andy Guérif est autre. Il a patiemment reconstitué chacun des vingt-six panneaux de la Maestà, un polyptyque réalisé au début du Trecento pour la cathédrale de Sienne.
Irréprochable, Constance (Marina Foïs toujours excellente) prétend l’être, qui revient à Saintes au chevet de sa mère souffrante et souhaite retrouver l’emploi qu’elle exerçait dans une petite agence immobilière sur les bords paisibles de la Charente. Mais, la vérité apparaît progressivement révélant le caractère instable, voire psychotique, de la jeune femme. Constance était montée à Paris sur un coup de tête, abandonnant son compagnon et son employeur qui ne sont pas prêts à lui pardonner sa fuite si facilement. Elle vit désormais au RSA après avoir perdu son emploi. Quant à sa mère…
Dans un petit village coréen noyé sous la pluie, des crimes horribles sont commis par de paisibles habitants qui versent soudainement dans la folie. On suspecte la consommation de champignons toxiques. Mais l’inspecteur Jong-gu, sur la piste d’un ermite japonais, découvre vite que les racines du mal sont plus profondes.
Je suis allé à reculons voir L’Hermine. Je déteste Luchini que je trouve précieux et prétentieux. J’arrive dans la salle bondée. Je suis le plus jeune spectateur (ce qui m’arrive de moins en moins souvent) : j’en suis ravi… et terrifié.
J’avais beau avoir été prévenu, je suis allé voir le dernier film de Terrence Malick, plein d’impatience et de curiosité. Je savais depuis The Tree of Life et À la merveille que le génial réalisateur de La Ligne rouge et des Moissons du ciel avait versé dans un prêchi-prêcha panthéiste.
Les Coen, les Dardenne, les Taviani… Pourquoi tant de frères… et si peu de sœurs ?