Jane Got a Gun arrive sur nos écrans lesté de lourdes casseroles. Produit par Natalie Portman, le film devait être réalisé par Lynne Ramsay (We Need to Talk about Kevin) qui a déclaré forfait la veille du tournage. Bradley Cooper puis Jude Law étaient annoncés pour le premier rôle masculin, finalement interprété par Joel Edgerton (Life, Strictly Criminal, Exodus). Sa sortie en France, prévue le 25 novembre, est décalée suite aux attentats du 13 novembre. Last but not least, le film, sorti aux États-Unis vendredi dernier, a enregistré des résultats catastrophiques au box-office ce week-end.
Avec tous ces clignotants au rouge, (Calamity) Jane Got a Gun faisait figure de no-go absolu, de navet magistral. Avec de telles préventions, fort paradoxalement et fort logiquement, je n’ai pas été déçu par ce petit western qui ne brille pas par son originalité mais remplit consciencieusement son office.
L’histoire est passablement compliquée par des flash-back trop nombreux. La jeune Jane Buchanan, croyant son fiancé mort à la guerre, est partie dans l’Ouest refaire sa vie. Elle tombe entre les mains d’une bande de criminels mais en est sauvée par l’un des leurs, Bill Hammond. Le film commence quand cette troupe de hors-la-loi est sur le point de les rattraper et que le fiancé disparu réapparaît.
Scénario passablement alambiqué, mais somme toute d’un grand classicisme. Le triangle amoureux trouvera la solution qu’on attendait sans surprise ni déplaisir. Hélas, le film pèche – et c’est son plus grave défaut – par son interprète principale. Natalie Portman est, comme d’habitude, parfaite. Mais elle n’était pas faite pour le rôle. Trop fragile, trop frêle, trop élégante. Elle a beau interpréter son rôle avec le perfectionnisme qui l’a toujours caractérisée, elle ne réussit pas à le rendre crédible.
Deux chasseurs de primes lancés à la poursuite d’un couple en cavale vont le défendre contre la population locale décidée à le lyncher.
Ixcanul est un film guatémaltèque. Son titre et son pedigree semblent le condamner à un genre quasi documentaire. Sa première partie le confirme : on y découvre Maria qui vit auprès de ses parents, au pied du volcan Ixcanul. Elle aimerait suivre Pepe, son amoureux, qui rêve de s’exiler aux États-Unis ; mais ses parents souhaitent la marier au fils de leur métayer.
« Nous trois ou rien » c’est « Persepolis » + « L’Arabe du futur ». Soit, sur les traces de Marjane Satrapi et sur celles de Riad Sattouf, l’autobiographie d’une famille qui fuit la dictature pour s’installer en France. À me faire regretter d’être le fils d’un vétérinaire varois qui, du fait de cette filiation bien peu romanesque, n’écrira jamais de best-seller autofictionnel !
« La Fille du patron », c’est deux films en un. D’un côté, des employés d’une entreprise textile qui forment une équipe de rugby. De l’autre, l’arrivée dans ce groupe soudé d’un corps exogène – la fille du patron chargée de mener une étude d’ergonomie dans l’entreprise de son père – qui va révéler les conflits de classe.
Le cinéma russe n’en finit pas de démontrer sa vitalité. Après Léviathan en 2014 et Classe à part en 2015, L’Idiot ! vient d’être couronné au Festival de cinéma européen des Arcs.
Le battage médiatique autour de Star Wars VII m’avait porté sur les nerfs. Aussi avais-je quelque prévention à aller, tel un mouton de Panurge, le voir dès sa sortie. Mais l’enthousiasme de mes ados est venu à bout de mes réticences. Et dès le cultissime générique (A long time ago in a galaxy far far away) la musique de John Williams m’a transporté.
Les sourds veulent se faire entendre. Voilà le titre de la critique de ce beau documentaire que j’aurais écrit pour Libération.