Christy and his brother ★★☆☆

Christy va bientôt avoir dix-huit ans. Il a passé son enfance en famille d’accueil mais quitte la dernière qui l’hébergeait après une violente altercation. Il trouve refuge chez son demi-frère, jeune mari et père de famille, qui essaie vainement de lui faire mettre un pied dans le monde du travail. Ensemble, ils devront solder de vieux comptes familiaux.

Christy – traduit en français Christy and his brother pour éviter peut-être la confusion avec le film de David Michôd qui sort en France demain – nous vient d’Irlande. Son action se déroule dans la périphérie de Cork, la deuxième ville du pays. Ses personnages ont un fort accent, difficilement compréhensible à qui, comme moi, n’est pas familier du Munster.

Pour irlandais qu’il soit, Christy and his brother ressemble aux films de Ken Loach. Mêmes personnages empêchés par leurs dures conditions de vie ; même humanité dans la peinture de leurs relations pas toujours simples ; même ciel bas et lourd ; mêmes décors urbains déprimants. On pense aussi au récent Scrapper qui mettait en scène une gamine débrouillarde et son père immature, interprété par Harris Dickinson, dans une banlieue londonienne sans grâce.

Cet air de déjà-vu est la principale qualité et le principal défaut du film. Christy and his brother se regarde sans déplaisir mais s’oublie très vite.

La bande-annonce

Un commentaire sur “Christy and his brother ★★☆☆

  1. Je vous trouve bien sévère, Yves, à propos de ce film. Pour ma part, je me suis laissé séduire par cette histoire quasi documentaire sur ce quartier déshérité de Cork, le jeu des acteurs professionnels et amateurs et leur accent si particulier. Le jeune réalisateur est venu au cinéma d’art et d’essai d’Autun pour l’avant-première. On l’a, bien entendu, interrogé sur sa proximité avec Ken Loach. Il a répondu qu’il était plus proche de ceux de la génération qui, avant lui, avait été inspirée par Loach.

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