Comment raconter les Panama Papers ? Par un documentaire intelligent façon Inside Job ? Par une fiction sophistiquée façon The Big Short ?
Steven Soderbergh, sans doute l’un des réalisateurs les plus roublards de sa génération, opte pour un style bien à lui. Une sorte de numéro de cabaret présenté par deux Monsieur Loyal : Antonio Banderas et Gary Oldman qui campent deux banquiers panaméens sans scrupule spécialisés dans l’évasion fiscale.
Face à eux, symbole de l’Amérique victime innocente : Meryl Streep. La star inoxydable interprète une veuve inconsolable dont le mari est mort dans un accident de navigation sur un bateau de croisière dont les propriétaires, mal assurés, tardent à lui verser les indemnités auxquelles elle a droit. Ne vous fiez pas à ses airs candides : la dernière scène du film révèlera la rouerie dont elle est capable pour faire triompher la justice.
Mais avant d’en arriver là, The Laundromat nous baladera à travers la planète de la finance pour illustrer quelques pans de la crise. On appareillera pour Saint-Christophe-et-Nieves, un paradis fiscal aux Caraïbes. On croisera en Californie un Africain corrompu et infidèle. Avec Matthias Schoenaerts, on ira jusqu’au Sichuan pour une saynète par la faute de laquelle Soderbergh et ses producteurs se seront probablement privés de l’accès au marché chinois.
Steven Soderbergh navigue avec rouerie entre deux eaux. Fin connaisseur de la machinerie hollywoodienne, il concocte, avec son lot de stars et de décors miroitants, un pur produit d’entertainment. Mais, derrière les flonflons, il instruit le procès en règle de la finance internationale et de ses dévoiements.
Le tout est mené à un train d’enfer. Mais, pour autant, la sauce ne prend pas vraiment. The Laundromat n’est pas assez informatif pour nous apprendre grand-chose, pas assez drôle pour nous faire vraiment rire.
Alex (Eric Judor) a quarante-trois ans ; mais il ne s’est toujours pas émancipé de sa mère (Brigitte Roüan) auprès de laquelle il travaille dans la petite entreprise de dépannage automobile qu’elle dirige. Irresponsable mais pas mauvais bougre, il est incapable de tenir ses engagements mais toujours prêt à rendre service.
Vernon Subutex (Romain Duris) porte un nom de laxatif. D’ailleurs il est dans la merde.
Samia erre dans les rues de la Médina de Casablanca, à la recherche d’un travail, d’un repas, d’un toit. La jeune femme arrive au terme de sa grossesse. Toutes les portes se ferment devant elle. Sauf celle de Abla, la boulangère, qui vit seule avec sa fille et qui accepte de l’accueillir.
Le 22 juillet 2011, Anders Breivik, un terroriste d’extrême droite, commet, après une longue planification, un double attentat. Il place dans le centre d’Oslo devant les services du Premier ministre une camionnette remplie d’explosifs. Profitant de la mobilisation des services de police causée par l’explosion, il se rend sur l’île d’Utøya, à une trentaine de kilomètres au nord d’Oslo et il y assassine avec un froid systématisme les jeunes du parti travailliste norvégien qui y étaient réunis en université d’été.
Tous deux élèves en quatrième, parias des cours de récré, Daniel et Théo sympathisent au premier regard. Le chétif Daniel est surnommé Microbe par ses camarades. Le grand Théo n’est pas à meilleure enseigne : les effluves de carburant qui l’accompagnent au collège après qu’il aide chaque matin son père dans son travail lui valent le sobriquet guère flatteur de Gasoil.
Valerian et la Cité des mille planètes est l’adaptation de la BD Valerian et Laureline. Tant pis pour Laureline. les féministes apprécieront. Luc Besson l’avait lue enfant et en avait été marqué à vie. C’est intéressant. Mais on s’en fout.
L’Argentine n’a pas légalisé l’IVG. Une femme y meurt chaque semaine des suites d’un avortement clandestin.
À une époque où l’homosexualité n’avait pas encore été dépénalisée, le député libéral britannique Jeremy Thorpe (Hugh Grant) a eu une liaison avec le jeune Norman Scott (Ben Whishaw). Craignant le chantage de son amant, il décide de le faire taire.
Colin (Anthony Bajon) vient d’avoir dix-huit ans. Il ne supporte plus la mesquinerie de ses parents et rêve de quitter Brest pour aller poursuivre ses études à Paris et y réaliser le rêve de sa vie : l’écriture. Deux êtres le retiennent : sa grand-mère et sa fiancée.