Waad est une jeune étudiante à l’université d’Alep quand éclate le printemps arabe en Syrie. Avec son téléphone portable, elle filme les étudiants en grève qui réclament le départ de Bachar el-Assad. La répression s’abat sur eux. Waad continue à filmer. Elle rencontre, s’éprend et finalement épouse Hamza, un jeune docteur qui décide de créer un hôpital où les insurgés seront soignés.
En 2016, au milieu des bombes, le couple a un enfant prénommée Sama.
L’an passé, un premier documentaire filmé dans les rangs mêmes de l’Armée syrienne libre (ASL) avait documenté le siège d’Alep. Still recording m’avait laissé au bord du chemin. J’en avais salué le refus du sensationnalisme et critiqué le manque d’intérêt.
Pour Sama en est presque le double inversé. Il a exactement le même sujet que Still recording et nous montre quasiment les mêmes images : des populations sous les bombes, des immeubles en ruines, des cadavres couverts de sang et de poussière….
Le documentaire prend la forme, ô combien galvaudée, mais tellement émouvante, d’une lettre d’une mère à sa fille. Pour l’auteure, il s’agit tout autant de filmer son couple que la guerre.
Le procédé pourrait sembler bien racoleur. Mais force est de reconnaître que Waad et Hamza forment un couple hors du commun. Belle comme le jour, Waad est une pasionaria toute entière dévouée à son mari qu’elle adule, à sa fille qu’elle adore et à la cause de la révolution. Le visage encore poupin qu’un poil follet parvient à peine à vieillir, Hamza dirige sans élever la voix le seul des neuf hôpitaux d’Alep-est que les bombes russes n’ont pas réussi à détruire. À chaque bombardement, les mêmes scènes terribles se reproduisent que filme sans ciller Waad : les blessés affluent dans un chaos indescriptible, certains n’en réchappent pas, leurs cadavres s’accumulent dans la chambre mortuaire dans une odeur qu’on imagine pestilentielle.
Une scène restera gravée dans les esprits : celle de ce bébé accouché sans vie par césarienne d’une parturiente tombée à neuf mois de grossesse sous les bombes. Les médecins tentent de le réanimer. Dans un film hollywoodien, on sait par avance, compte tenu de ce qui précède du scénario et du moment de la scène, si elle se terminera par la résurrection joyeuse de l’enfant ou au contraire par son décès déchirant. Ici, on ne sait rien avant de l’avoir vue ; car Alep est devenu le lieu de la mort banale et des petits miracles.
Gotham City. Fin des années 70. Arthur Fleck (Joaquin Phoenix) vit seul avec sa vieille mère impotente dans un appartement sordide. Quand il est sous le coup d’une vive émotion, il est pris d’un fou rire inextinguible.
Maria (Chiara Mastroianni) a beau aimer profondément son mari Richard (Benjamin Biolay), cela ne lui interdit pas de multiplier les aventures. Lorsque Richard découvre la dernière en date, en interceptant un sms sur le téléphone de son épouse, vingt années de félicité maritale s’écroulent.
Au nord de l’Irak et de la Syrie, Daech étend lentement son emprise et asservit les femmes.
Bacurau est un village perdu dans le sertão brésilien délaissé par les pouvoirs publics. L’alimentation en eau potable y est aléatoire.
Nos défaites est le résultat d’un projet mené par le documentariste Jean-Gabriel Périot (réalisateur en 2016 de
À Alger, au début des années quatre-vingt-dix, Nedjma (Lyna Khoudri) vit à la cité universitaire. Elle étudie les lettres modernes. Passionnée de stylisme, elle dessine, découpe et coud des robes pour ses amies. Avec ses voisines de dortoir, Wassila, Samira et Kahina, elle mène la vie d’une jeune femme libérée, fait le mur, sort en boîte.
1987. Luton : une ville sans âme du Bedfordshire au nord-ouest de Londres.
Avec une caméra offerte en 1948 par Piaf dont il était le secrétaire, Charles Aznavour a filmé sa vie. Quelques années avant sa mort, il a ouvert à Marc di Domenico ses archives en lui confiant la mission d’en faire un film. Il est mort l’an dernier sans en voir l’achèvement.
Souleiman travaille à Dakar à la construction d’une immense tour. La colère gronde parmi les ouvriers qui n’ont pas été payés depuis trois mois. Souleiman est amoureux de Ada, une jeune fille de son quartier que ses parents ont promise à Omar. Ada est elle aussi amoureuse de Souleiman et ne veut pas épouser le parti choisi par ses parents contre son gré.