Gabriel Buchmann est mort en juillet 2009 sur les pentes du mont Mulanje au Malawi. Ce brillant étudiant brésilien en sciences politiques était sur le point de boucler un tour du monde. Nous revivons avec lui ses deux derniers mois au Kenya, en Tanzanie et en Zambie où son amie, Cristina, le rejoint quelque temps.
Gabriel et la montagne est un film déconcertant à plus d’un titre.
Un film qui ressemble beaucoup à un documentaire. Car son réalisateur Fellipe Barbosa a voulu scrupuleusement reconstitué les derniers jours de son ami d’enfance Gabriel. Il a retrouvé ceux qui avaient croisé sa route et leur a demandé de rejouer leur propre rôle. Il a entrepris un long voyage, des pentes du Kilimandjaro à celles du mont Mulanje, en passant par les plaines du Serengeti, les plages de Zanzibar et les chutes Victoria. Quiconque a gravi Uhuru Peak ou sauté à l’élastique à la frontière zambio-zimbabwéenne ne pourra regarder ces images de carte postale sans nostalgie.
Dès la première scène, on découvre le cadavre de Gabriel. Le film ne repose donc sur aucun suspens. On sait dès le départ comment son périple s’achèvera. Et si l’on revisite ses dernières semaines, c’est en y cherchant un signe avant-coureur du drame : défaillance physique ? pulsion suicidaire ? ou pure inconscience ?
Mais le plus étonnant est dans le portrait qui est fait de Gabriel. Si l’on se fiait à ce que j’en viens d’en dire, on aurait volontiers imaginé que Fellipe Barbosa érigerait un mausolée à la mémoire de son ami défunt, qu’il l’aurait peint sous les trains d’un jeune homme idéaliste, altruiste, débordant d’une communicative énergie. C’est sans doute le cas au début du film. Mais lentement, par petites touches, le portrait se fissure. Il se fissure notamment au contact de Cristina, la fiancée de Gabriel, qui lui renvoie l’image de son immaturité, de sa mesquinerie, de sa petitesse. Quand Gabriel met un costume massai, elle se moque de son accoutrement ridicule. Quand il se targue de voyager comme un autochtone, elle raille son avarice. Quand il se plaint d’être traité comme un touriste, elle lui rappelle qu’il en est un.
À la fin du film on ne sait plus trop que penser de Gabriel : est-il un sympathique jeune homme débordant de dynamisme ou un petit con immature ? Plus troublant encore, on ne sait plus trop que penser des intentions de son ami-réalisateur : est-il à ce point aveugle qu’il n’ait pas perçu que son portrait, loin de valoriser son ami, renvoie de lui une image aussi négative ?
Brahim (Tahar Rahim) est un humoriste au succès grandissant. Son grand frère Mourad (Roschdy Zem) l’a accompagné dans toute sa carrière. Mais sa proximité devient envahissante. Brahim qui vient de rencontrer Linda (Maïwenn) ne sait pas comment expliquer à Mourad le nouveau tour des choses.
Madrid. Été 2011. Tandis que la capitale espagnole se prépare à accueillir le pape Benoît XVI et que la contestation des Indignados enfle, les meurtres s’accumulent. Les victimes : des femmes âgées d’abord violées puis cruellement assassinées. Les inspecteurs Velarde et Alfaro suspectent un criminel en série.
Trisha Brown (1936-2017) est l’une des plus grandes chorégraphes contemporaines. Dans les années 60-70, avec Merce Cunningham et Anna Halprin, elle a déconstruit les codes de la danse classique pour inventer une nouvelle forme d’expression corporelle. Danse hors les murs, danse sans musique, elle fait primer la spontanéité du corps sur la joliesse de ses mouvements.
Camille s’est retirée dans une mission catholique au Cambodge avec l’intention d’y prononcer ses vœux. Pour se rendre au village voisin où elle soigne une vieille femme, elle emprunte un chemin dont l’accès lui a été pourtant déconseillé qui traverse les ruines d’Angkor. Elle y rencontre Sambath, un Khmer qui passe par le même chemin pour aller pêcher et dont l’épouse se meurt d’un cancer généralisé.
Pierre a repris seul l’élevage bovin familial. Il met toute son ardeur à s’occuper de son troupeau qui obtient aux compétitions agricoles les meilleurs classements. Ses parents, qui se sont retirés sur l’exploitation et l’exaspèrent de leur encombrante sollicitude, et sa sœur qui est devenue vétérinaire et qui l’aide dans le suivi médical du troupeau, sont sa seule compagnie.
À quatre vingt-dix ans passés, Claude Lanzmann retourne en Corée du Nord caméra à l’épaule. Jeune communiste enthousiaste, il s’y était rendu en 1958 et y avait fait une étonnante rencontre.
Quadragénaire épanouie, Avril a deux filles qui vivent ensemble dans la maison de vacances qu’elle possède en bord de mer. Elles ont quinze ans d’écart : Clara qu’elle a eue très jeune est complexée par ses kilos en trop, Valeria, dix-sept ans à peine, est enceinte de Mateo que ses parents ont chassé. Le quatuor cohabite en attendant la naissance du bébé.
Le moteur du bateau d’un pêcheur nord-coréen, Nam Chul-woo, tombe en panne. Son embarcation dérive vers le Sud de l’autre côté de la frontière.
À Paris. Au début des années 90. L’épidémie du Sida fait rage. Act up Paris milite pour dénoncer l’inaction du gouvernement et le cynisme des laboratoires pharmaceutiques. Portrait de groupe : Sophie, la pasionaria, Nathan, le nouveau est « séro-neg », Sean est « séropo » et livre une course contre la mort avec la mort qui menace, le sens politique de Thibault, le président, ne convainc pas toujours ses camarades…