Dans une petite ville du nord-est de la Roumanie, Victor Purice exploite le cinéma Dacia. Avec deux employées, il essaie contre vents et marées de remplir sa salle.
Alexandru Belc tenait un sujet en or : le combat pour la survie d’une salle de cinéma. Il pouvait compter, pour en assurer la diffusion et la promotion, d’un public captif : les exploitants de cinéma qui s’identifieraient à lui et les cinéphiles de tous poils. Giuseppe Tornatore en avait en son temps tiré une fiction inoubliable, Cinema Paradiso (1989).
Hélas, il gâche une belle idée par manque de travail. Il se borne à suivre pas à pas Victor Purice. On le voit accueillir des groupes scolaires, jouer au ping-pong avec ses employées, se battre avec la chaudière récalcitrante du cinéma, repeindre son enseigne… Au bout de trente minutes, la cause est entendue : cet homme est un Don Quichotte.
Mais le documentaire ne cherche pas les causes de cette situation. Les salles de cinéma roumaines ferment-elles du fait de la concurrence du DVD ou d’Internet ? La question est posée à Victor Purice qui la balaie d’un revers de main. Non. La responsabilité incombe à Romania Film l’exploitant public. C’est sans doute réducteur. De toutes façons, on n’en saura pas plus : spéculation foncière ? corruption ? Et c’est bien dommage.
Pas plus le documentaire n’explore-t-il les remèdes possibles à cette situation. À aucune moment n’est-il envisagé de réagencer cette salle immense, impossible à chauffer, en un complexe de deux ou trois salles plus petites. Rien n’est dit sur la programmation qui semble majoritairement constituée de films américains grand public. Pas un mot sur les actions menées vers des publics spécifiques, sur des cinés-débats, sur des présentations par les réalisateurs, dont les exploitants savent qu’elles sont susceptibles de faire revenir dans les salles obscures un public qui en a oublié le chemin.
L’écrivain Antonio Lobo Antunes a été enrôlé en Angola en 1971, durant la dernière guerre de décolonisation livrée par le Portugal salazariste. À cette occasion, il a écrit chaque jour à sa femme des lettres qui viennent d’être publiées en recueil.
La Belle Occasion a la simplicité d’un conte.
Adieu Mandalay est un quasi-documentaire sur ces Chinois de Birmanie qui quittent leur pays pour une vie meilleure.
De nos jours encore, les Xhosa d’Afrique du sud pratiquent une cérémonie d’initiation. Après leur circoncision, les initiés, entourés de leurs instructeurs, passent plusieurs jours dans les bois.
Shinoda Ryota approche la cinquantaine. Il a raté sa vie. Si son premier roman a remporté un prix littéraire, il n’en a pas écrit d’autres et gâche son talent dans une agence de détectives. Héritée de son père, son addiction au jeu l’a conduit à accumuler les dettes. Sa femme l’a quitté et menace de lui supprimer la garde de son fils.
Enzo est un petit voyou. Quand il ne mange pas des Danette devant des films porno dans son appartement crasseux de la banlieue de Rome, il participe à des combines à la petite semaine. Il est secrètement amoureux de sa voisine, une jeune femme qui, pour échapper aux violences domestiques infligées par son père, s’est réfugiée dans le monde des anime japonais. Après être tombé dans le Tibre et avoir été contaminé par des substances toxiques, Enzo se découvre des pouvoirs surhumains. Quel usage en fera-t-il ?
Dans un port croate quasi-désert, deux hommes, la cinquantaine, louent un bateau. On apprendra bientôt qu’ils sont frères, que la mort de leur père vient de leur révéler leur lien de filiation, et qu’ils se rendent sur les lieux où celui-ci se serait donné la mort dans d’obscures circonstances.
Attention ! Film culte ! L’intraduisible et impayable Faster, Pussycat! a pour héroïnes trois amazones qui sillonnent le désert californien dans leurs voitures de course.