Apollo Creed, l’adversaire de Rocky, devenu son ami, avait un fils naturel qui a hérité de son père ses dons pour la boxe. Il demande à Rocky de l’entraîner.
« The new Creed » est le septième Rocky joué par Sylvester Stallone. Le premier remonte à quarante ans déjà. Il est devenu culte. Nous en connaissons tous la musique et les plans les plus célèbres : l’entraînement de Rocky à base d’oeufs gobés, la montée quatre à quatre de l’escalier monumental de l’hôtel de ville, le combat final de Rocky et son cri d’amour à Adrian…
« Rocky » eut des suites en son temps. Je me souviens d’avoir vu tout gamin « Rocky III » et « Rocky IV » au cinéma et d’avoir vibré et applaudi aux victoires de Rocky.
En 2006, Stallone a tourné « Rocky Balboa ». Ce dernier film, très réussi, n’avait de sens qu’à condition de conclure la saga. « Creed » est l’épisode de trop. Ne pouvant plus décemment remonter sur le ring à 69 ans, Stallone s’y fait remplacer par plus jeune que lui. Le jeune Creed n’est plus avide de reconnaissance sociale comme l’était son coach, mais veut se faire un prénom. À cette différence près, son parcours sera le même que celui de son mentor. L’entraînement, le match et même son résultat à la Pyrrhus au son du thème archi-célèbre de Bill Conti sont copiés sur le Rocky de 1976.
Entre l’original et la copie, je préfère l’original.
Toto est un petit Rom de dix ans. Ses soeurs, Andreea et Ana, en ont quinze et dix-sept. Leur mère est en prison, leur père aux abonnés absents. L’appartement qu’ils occupent est devenu un squat de drogués.
Un président de la République, fraîchement élu, voit sa cote de popularité dégringoler. Il convoque une réunion de crise pour préparer le discours qui redorera son blason.
Je le confesse : c’est alléché par une
Je m’installe dans la salle. Je regarde autour de moi. Que vois-je ? Des retraités caqueteurs, renifleurs et éternueurs. Je me dis que je me suis trompé, qu’on m’a vendu un ticket pour un film avec Jean Rochefort ou Michel Piccoli. Pas du tout ! C’est bien « Janis » qui va commencer, un documentaire sur l’icône des sixties, bisexuelle et morte d’une overdose à 27 ans seulement en 1970.
Il est de bon ton de vouer aux gémonies le huitième film de Quentin Tarantino. Avec la satisfaction de moucher un gamin précoce et turbulent. Avec la joie mauvaise de le rappeler à l’ordre, de le ramener dans le droit chemin pour lui faire payer les voies de traverse dans lesquelles il s’était trop longtemps complu.
J’ai déjà dit ici combien la miniaturisation était en train de révolutionner le cinéma.
Volontairement ou pas, le titre du film et son affiche miroitent (et je ne dis pas cela parce que Rebecka Josephson se regarde dans la glace !). Le titre annonce une sœur maigrichonne ; l’affiche nous montre une fille rondelette. Alors ? Erreur d’indexation ?
Pendant la première demi-heure du film, un doute m’a envahi. M’étais-je trompé de salle ? Avais-je pris ma mauvaise paire de lunettes pour ne pas reconnaître Greta Gerwig ?