Esther (Lou de Laâge) a vingt-six ans. Elle est née et a grandi dans une famille juive ultra-orthodoxe qui l’étouffe. À l’occasion du séjour qu’elle effectue chaque année dans le sud de l’Italie pour la récolte des cédrats, elle hésite à franchir le pas et à rompre avec les siens. Elio (Riccardo Scamarcio), le propriétaire italien du domaine agricole, qu’il vient d’hériter de son père, devient le confident de ses hésitations.
Stéphane Freiss, vieil espoir déçu du cinéma français (il obtint dans cette catégorie le César en 1989 mais fit surtout carrière à la télévision et au théâtre) réalise à soixante ans passés son premier film. Son sujet est surprenant et exotique : il nous fait découvrir un usage méconnu, la récolte par les Juifs orthodoxes du cédrat, l’une des « quatre espèces » (avec le saule, la myrte et la palme de dattier) qui doivent être rassemblées et balancées pendant certaines prières de la fête de Souccot.
Si son cadre est original, son sujet n’est pas neuf. Ce n’est pas la première fois qu’on voit un personnage, homme ou femme, prisonnier des règles écrasantes du judaïsme orthodoxe, se battre pour s’en libérer : Kaddosh (1999), Prendre femme (2004), Tu n’aimeras point (2009), Brooklyn Yiddish (2017), Désobéissance (2017), l’histoire d’amour impossible entre deux femmes d’une communauté juive ultra-orthodoxe londonienne, la mini-série Unorthodox (2020)…
Tu choisiras ta vie est porté par le sex appeal de ses deux acteurs principaux. Lou de Laâge a une bouche terriblement sensuelle, la voix rauque et un nom follement aristocratique. Riccardo Scarmacio a des yeux bleus à se damner. Mais c’est un de ses rares atouts.
Son histoire est construite autour de deux interrogations. La première – Esther quittera-t-elle ou non sa famille ? – est tuée dans l’oeuf dès le premier plan qui nous en livre la réponse. Elle l’était déjà d’ailleurs, à bien y réfléchir, dans le titre même du film qui, s’il cite le Deutéronome, encourage son héroïne à la rébellion. La seconde semble aussi nous être dévoilée par l’affiche : Esther et Elio deviendront-ils amants ?
Tu choisiras la vie est un film dépaysant qui traite d’un sujet qui l’est moins. Malgré le charme de ses deux acteurs principaux, il ne réussit pas à sortir des ornières prévisibles dans lesquelles il s’est enferré.
Sangok est une actrice coréenne sur le retour qui a longtemps vécu aux Etats-Unis. On la suit pendant vingt-quatre heures alors qu’elle est revenue à Séoul chez sa sœur cadette qui l’héberge et qui se promène avec elle avant un rendez-vous important. Sangok doit rencontrer un réalisateur qui la vénère depuis toujours et qui souhaite lui proposer un rôle. Mais Sangok se voit dans l’impossibilité de l’accepter.
La vie de Sam Fabelman fut changée à jamais après que ses parents l’eurent amené, à cinq ans à peine, voir au cinéma son premier film, Sous le plus grand chapiteau du monde. Avec la caméra que ses parents lui offrent quelques années plus tard, le jeune Sam filme sa famille qui vient de déménager en Arizona et tourne même quelques courts-métrages avec des amis scouts. Entouré de son père, un ingénieur brillant qui participe chez General Electric à la naissance de l’informatique, de sa mère (Michelle Williams), une artiste refoulée, de ses trois sœurs, et d’oncle Bennie (Seth Rogen), un collègue de travail de son père devenu membre à part entière de la famille, Sam y vit ses années les plus heureuses.
Les Solé exploitent depuis toujours un champ de pêchers dans le Sud de la Catalogne que son propriétaire leur demande de quitter pour y construire une ferme photovoltaïque. Il leur a laissé jusqu’à la fin de l’été le temps de procéder à une ultime récolte.
Zahia Ziouani s’est fait une place et un nom dans un milieu éhontément masculin. Elle est cheffe d’orchestre. Elle a créé l’Orchestre symphonique de Stains en Seine-Saint-Denis qui compte soixante-dix instrumentistes, se produit chaque année devant plus de cinquante mille spectateurs et mène des actions de sensibilisation à la musique classique vers des publics défavorisés.
En 2012, durant un « bahutage », un bizutage qui n’ose pas dire son nom, à l’école militaire de Saint-Cyr, Jalla Hami, un jeune aspirant qui venait d’en réussir le concours d’entrée, est mort noyé. C’est l’histoire de sa mort que raconte Rachid Hami, son propre frère, réalisateur de cinéma, mais c’est surtout celle de sa famille.
Une troupe de forains vient se produire devant les clients d’un hôtel chic du littoral atlantique. Parmi eux, un mari particulièrement possessif (Denis Podalydès) ne quitte pas d’une semelle sa femme (Judith Chemla) qui profitera d’un tour de magie pour se faire la belle. Le mari éploré accuse les forains de la disparition de son épouse. Pour se dédouaner, ceux-ci le persuadent que le temps s’est arrêté et qu’elle reviendra bientôt.
Piotr Tchaïkovsky, l’immense musicien russe, était secrètement homosexuel. Pour faire taire les rumeurs, il accepta de se marier avec Antonina Miliukova, une de ses élèves au conservatoire de Moscou, qui l’avait rencontré quelques années plus tôt, était tombée follement amoureuse de lui et lui avait écrit une longue lettre enflammée. Le mariage, consacré en 1877 à Moscou, fut un naufrage et ne dura que quelques semaines avant la séparation de corps des époux. Mais Antonina refusa toujours le divorce.
En avril 2012, Ihsane Jarfi a été kidnappé, violé, torturé pendant toute une nuit et laissé pour mort à l’aube par quatre criminels homophobes. Pour ce meurtre, trois d’entre eux ont été condamnés deux ans plus tard à la réclusion à perpétuité, le dernier à une peine de trente ans.
Une riche héritière, Clare Cavendish (Diane Kruger) recrute Philip Marlowe (Liam Neeson), un détective privé, pour retrouver la trace de Nico Peterson, son amant disparu. L’enquête mènera l’inspecteur au Club Corbata, lieu de toutes les turpitudes, sur les traces d’un trafic de cocaïne dans le Los Angeles des années 30.