D’abord, ils ont tué mon père est l’adaptation fidèle du livre autobiographique de Loung Ung, déportée avec toute sa famille dans un camp de travail khmer entre 1975 et 1979. Il est l’oeuvre d’Angelina Jolie, la super star hollywoodienne qui entretient une relation particulière avec le Cambodge où elle était allée tourner au début des années 2000 quelques scènes de Tomb Raider : elle y a adopté son premier enfant et a obtenu la double nationalité.
Plein de préjugés, on pouvait craindre le pire et redouter une sorte de Sac de billes à la sauce khmero-hollywoodienne : une histoire manichéenne et mièvre racontée à hauteur d’enfant. Angelina Jolie n’évite pas certains de ces écueils. La campagne khmère est sans doute un peu trop belle, l’herbe des rizières y est trop verte, les couchers de soleil trop somptueux… L’histoire est sans doute trop simplifiée, qui n’explique rien des conditions de l’accès au pouvoir des Khmers rouges en 1975 et de leur chute quatre ans plus tard.
Mais la réalisatrice du remarquable et méconnu Au pays du sang et du miel, sur le conflit fratricide entre Serbes et Bosniaques réussit à éviter d’autres écueils autrement rédhibitoires. Premièrement, elle tourne son film au Cambodge, avec des acteurs khmers, qui s’expriment en khmer là où tant de productions super-hollywoodiennes sont d’infâmes gloubi-boulga cosmopolite tournés au Maroc avec des acteurs européens qui s’expriment en – mauvais – anglais. Deuxièmement, elle évite de surligner chaque plan d’une musique envahissante comme on en entend trop souvent. Troisièmement, elle accepte de suivre un scénario assez pauvre, sans twists, ni rebondissements ; un scénario qui s’étire sur plus de deux heures et se donne le temps de nous faire ressentir de l’intérieur l’ennui mortel que l’inanition, l’endoctrinement idéologique et un travail harassant peuvent provoquer chez des populations emprisonnées.
D’abord, j’ai tué mon père n’est pas sorti en salles. Il a été directement diffusé sur Netflix en 2017.
Me voilà bien embêté : comment commencer, en en résumant le contenu comme je le fais traditionnellement , ma critique de la saison 5 du Bureau des légendes sans en dévoiler les ressorts ? Les initiés comprendront mon dilemme.
Pervin vit à Raqqah en Syrie avec son bébé et son mari qui a rejoint les rangs de l’État islamique. Désillusionnée, elle veut rentrer en Suède.
Présenté au festival de Sundance en janvier 2019, diffusé sur Netflix depuis juin 2019, nominé aux derniers Oscars (où American Factory lui fut préféré), Democracia em Vertigem (littéralement « la démocratie prise de vertige ») est un documentaire sur la vie politique brésilienne contemporaine. Sa réalisatrice, la jeune Petra Costa, n’hésite pas à s’y mettre en scène, elle et sa famille, composée pour partie de riches entrepreneurs liés au patronat conservateur et pour une autre de jeunes révolutionnaires anti-système.
Le jeune André Merlaux (Hugo Becker) vient d’être recruté à la DGSE. Le service, dirigé d’une main de fer par le colonel Mercaillon (Wilfred Benaïche), un grand résistant, doit faire face à bien des défis : la décolonisation de l’Afrique noire, les « événements en Algérie, la Guerre froide…
Le Président des États-Unis, sentant sa fin prochaine, inquiet de la politique que suivra après sa mort son vice-président, décide de remplacer son Secrétaire d’État par Robert Leffingwell (Henry Fonda). Mais son choix doit être approuvé par le Sénat. Sa nomination se heurte à l’opposition vindicative du vieux sénateur Seabright Cooley (Charles Laughton) qui reproche à Leffingwell ses sympathies pro-communistes.
Dans un futur proche, en Norvège. Après que le Premier ministre écologiste a annoncé sa décision de substituer le thorium aux énergies fossiles, la Russie intervient pour forcer la Norvège à reprendre sa production de pétrole. Chaque Norvégien est placé face à un dilemme : coopérer avec le nouvel occupant ou résister ?
Documentariste et cycliste amateur, Bryan Fogel avait décidé de mener une enquête sur le dopage sportif en utilisant son propre corps comme cobaye. Un peu comme Morgan Spurlock dans Super Size Me, qui mesura les effets de la malbouffe en se nourrissant uniquement de McBurgers. Pour mener à bien son enquête, le cycliste est entré un contact avec Gregory Rodchenkov, un chimiste russe qui dirigeait à l’époque le laboratoire de Moscou référent de l’Agence mondiale antidopage. Avec sa complicité active, Bryan Fogel a suivi un programme anabolisant censé développer ses performances.
À Birmingham, dans les années vingt, un gang de gitans, les Peaky Blinders, pratique le racket et l’extorsion. À sa tête Tommy Shelby, un ancien soldat démobilisé, et ses trois frères.
Lucy Cola (Natalie Portman) rêvait depuis l’enfance de voyager dans l’espace. Son rêve est devenu réalité à force de travail et de sacrifices. Après une mission spatiale, elle doit se réacclimater à la banalité du quotidien. Lucy n’a qu’une seule obsession : repartir.