Quand la Chine s’éveillera… elle boira du vin et en produira. À travers trois personnages – un jeune sommelier hongkongais venu faire les vendanges en Bourgogne, une femme d’affaires chinoise enrichie dans le commerce du thé et du tabac désirant créer un vignoble dans le Yunnan, un œnologue bordelais expatrié en Chine où il conseille des exploitants viticoles – Château Pékin documente une lente révolution : l’acculturation de la vigne en Chine et la conversion des Chinois au vin en attendant demain peut-être la conquête du monde par le vin chinois.
Boris Petric est anthropologue. Il est spécialiste des mutations sociales dans l’espace post-soviétique. J’avais lu et aimé l’ouvrage qu’il avait consacré en 2013 au Kirghizstan cocassement intitulé On a mangé nos moutons. J’étais très intéressé par ses travaux au Centre Norbert Elias, une unité mixte de recherches du CNRS et de l’EHESS, où il a créé La Fabrique des écritures, un lieu de création dédié aux nouvelles formes de narration en sciences sociales : documentaires, bandes dessinées, muséographiques…
Bref, Château Pékin m’intéressait doublement. Par son sujet. Et par la façon de le présenter. Je suis hélas resté sur ma faim.
Château Pékin n’est guère original sur la forme. C’est un documentaire d’une heure au format bâtard (trop long pour la télévision, trop court pour le cinéma) qui se borne à suivre ses trois protagonistes. Il contient certes quelques plans impressionnants – ces châteaux bordelais reconstitués de toute pièce dans le Shandong – ou cocasses – cette traductrice chinoise à la peine pour traduire la blague pas drôle d’un viticulteur bourguignon. Mais rien qui ne se distingue du tout-venant télévisuel et qui, surtout, ne laisse deviner la démarche entreprise à La Fabrique des écritures.
Sur le fond, on ressort frustré de ce documentaire trop court. On n’apprend rien sur la culture du vin en Chine, sur les obstacles techniques et culturels auxquels elle se heurte (les sols chinois sont-ils propices à la viticulture ? les techniques viticoles utilisées en France sont-elles transposables à l’identique en Chine ? les consommateurs chinois sont-ils enclins à boire du vin ?), sur ses éventuelles ambitions internationales. C’est en allant fureter sur Internet que j’ai découvert que la structure du repas chinois, avec sa multitude de petits plats servis au centre de la table dans lesquels chaque convive picore, n’était guère propice à la consommation du vin qui s’accommode mieux d’un service à l’assiette. Une information, parmi d’autres, qu’on aurait aimé trouver dans Château Pékin.
Bojina Panayotova est née en Bulgarie. Ses parents ont émigré en France à la chute du Mur alors qu’elle avait huit ans seulement. Elle y a étudié la philosophie à l’École normale supérieure et le cinéma à la Femis. Elle vit aujourd’hui à cheval entre ces deux pays.
Gloria Bell (Julianne Moore) a la cinquantaine bien entamée. Divorcée depuis douze ans, elle vit seule dans une copropriété bruyante. Ses enfants sont grands : son fils (Michael Cera) vient d’avoir un bébé, sa fille (Caren Pistorius) prof de yoga en croque pour un surfeur suédois.
Suite aux propos homophobes qu’il a tenus après une défaite, Mathias Le Goff (Nicolas Gob, vu à la télévision dans Un village français et L’Art du crime), vice-champion du monde de natation, est condamné par sa fédération à coacher pendant trois mois une équipe de water-polo gay « Les Crevettes pailletées » en vue des Gay Games de Split.
Les années ont passé depuis la mort de Ludo (Jean Dujardin).
Roman (Benjamin Sulpice) est hanté par une obsession : se faire exploser. Son geste n’a aucune dimension politique. Il n’entend pas commettre un attentat ni mettre la vie de quiconque en danger. Il veut simplement s’effacer. Il met plusieurs de ses amis dans la confidence.
L’équipe chinoise de « Une famille du Whenzou », une série à succès diffusée en prime time sur CCTV1 – l’équivalent chinois de TF1 – a débarqué à Marseille en janvier 2015 pour y tourner quelques épisodes de sa deuxième saison. La série a conquis 145 millions de spectateurs, séduits par son cosmopolitisme : la première saison se déroulait en partie aux États-Unis et en Australie.
À l’embouchure du Ienisseï, au nord de la Sibérie, Norilsk revendique le titre de ville la plus septentrionale du monde. Aucune route ne la relie au « continent » sinon la voie aérienne et un chemin de fer de quatre vingts kilomètres jusqu’à l’Océan arctique. Ses quelque deux cent mille habitants sont quasiment tous employés par Norilsk Nickel qui exploite les mines de la région. Véritable « scandale géologique », elle produit 17 % de la production mondiale de nickel et 41 % de celle de palladium, ce qui représente 2 % du PIB russe. La ville fut d’abord un goulag – connu sous le nom de Norillag. Il fut fermé à la mort de Staline et transformé en municipalité.
La petite ville de Centerville, au cœur de l’Amérique, coule des jours paisibles. Mais, le réchauffement climatique et la fonte des glaces modifient l’axe de rotation des pôles et conduisent à de biens étranges phénomènes. Le jour et la nuit se confondent ; les animaux s’affolent ; et les morts reviennent parmi les vivants. La petite brigade de police de Centerville et les trois agents qui la composent s’avèrent vite débordés.