Daniel (Gael Garcia Bernal) ne se remet pas de la mort de son meilleur ami (Nahuel Perez Biscayart). Il échoue dans un hôtel miteux tenu par Michel (Karim Leklou). Francine (Marine Vacth) y occupe aussi une chambre.
La bande-annonce du premier film de Joan Chemla m’avait mis l’eau à la bouche. Tout semblait réuni pour une réussite : une brochette de jeunes acteurs prometteurs, une mise en scène léchée, un film de genre poisseux… Hélas passée la première scène, qui nous plonge dans un mariage gitan, la magie n’opère pas.
À trop vouloir filmer un milieu, Joan Chemla oublie de raconter une histoire. Elle veut le faire, comme il est aujourd’hui de rigueur, en déconstruisant le récit, en multipliant les retours dans le passé. Si tu voyais son cœur est l’histoire d’un deuil où l’on voit beaucoup le défunt. Sa mort, absurde (il tombe d’un pylône SNCF alors qu’il y dérobait des fils de cuivre), apparaît sur l’affiche et revient comme un refrain – au point de laisser croire, au spectateur habitué aux scénarios à double fond, qu’elle recèle un secret qui se dévoilera ultérieurement.
La périphérie d’une grande ville méditerranéenne – on reconnaît sans la nommer Marseille – est filmée à rebours de tout naturalisme. Au contraire, Joan Chemla prend le parti de l’hyperstylisation, éclairant, sur une musique de l’indémodable Gabriel Yared, l’hôtel Métropole comme Wenders ou Beineix l’auraient fait.
Les acteurs sont excellents. En particulier, Karim Leklou dont je dis ici le plus grand bien depuis sa révélation dans Coup de chaud, l’un de mes coups de cœur 2015, et Marine Vacth, sans doute l’actrice la plus belle du cinéma français contemporain à défaut d’être la plus talentueuse.
Le problème du film est qu’il repose sur du vent. Son scénario, d’une plate banalité, tient en trois phrases. Malgré les qualités qu’on sent poindre chez la jeune réalisatrice, ce défaut est rédhibitoire. Au style bien moins ambitieux, mais grâce à un scénario plus charpenté, Money, sorti l’automne dernier sur un sujet très similaire (une bande de jeunes menant des activités louches dans une ville portuaire), était, dans ce genre, autrement réussi.
Dans un avenir proche, des scientifiques norvégiens sont parvenus à miniaturiser l’humain. En quelques années le procédé se généralise. Il a un alibi écologique : la miniaturisation, qui permet la réduction de la pollution, est un remède à la surpopulation et à la raréfaction de l’espace et des ressources. Mais il a surtout un avantage individuel : les Américains miniaturisés peuvent espérer un bien meilleur niveau de vie (loyers ridicules, biens de consommation courante à prix minuscules). C’est ce second aspect qui séduit Paul Safranek, un ergothérapeute du Nebraska, et sa femme, fatigués d’une vie médiocre où l’accession à la propriété demeure un rêve inaccessible.
Picasso peint. Clouzot le filme.
Édith travaille dans une usine textile en cours de délocalisation au Maroc. À quarante cinq ans, son mari décédé, son fils monté à Paris, seule et sans attaches, elle décide de « prendre le large » : elle renonce à ses indemnités de licenciement et accepte la proposition de reclassement qui lui est faite au Maroc.
Un parrain mexicain, El Jeffe, met à prix la tête d’Alfredo Garcia qui a mis sa fille enceinte. Le million de dollars promis attise les vocations. Bunny, un pianiste de bar, apprend de Elita que Garcia vient de se tuer dans un accident de voiture. Il décide de traverser le Mexique pour aller exhumer son cadavre et en ramener la tête à El Jeffe.
Aryan, un jeune migrant syrien, est blessé par arme à feu en tentant de franchir la frontière serbo-hongroise. Le docteur Stern qui le soigne découvre que son patient est désormais doté de dons surnaturels. Il décide d’en tirer un parti lucratif.
Sœur Clodagh (Deborrah Kerr) est envoyée par son ordre religieux construire un école et un dispensaire dans un harem désaffecté, niché en haut d’un vertigineux à-pic, sur les contreforts de l’Himalaya.
Le nouveau président argentin, Hernan Blanco, participe à son premier sommet international dans les Andes chiliennes. Le Brésil souhaite créer une alliance pétrolière latino-américaine ; mais le Mexique s’y oppose. Pour le président néophyte, sans expérience internationale, élu sur la promesse d’une présidence « normale », ce sommet est un test. Mais son passé le rattrape.
Tony n’a qu’une passion : la moto. Son talent l’a fait repérer par une prestigieuse écurie et il est sur le point de passer pro. Mais la mère de son fils est en dette avec la pègre. Seul moyen pour Tony de la sortir de ce mauvais pas : se mettre au service des dealers en transportant à plus de 200 km/h de la drogue entre Rotterdam et Paris. Go-faster la nuit, pilote de course le jour, le burn out menace.
Dans une région reculée de la Bulgarie, un groupe de manœuvres allemands construit un ouvrage hydroélectrique. Mais les travaux sont interrompus par le manque d’eau et de graviers. Tandis que ses collègues paressent au soleil dans leur campement, Meinhardt se rapproche des habitants du cru. Le contact n’est pas simple faute de parler la même langue ; mais il se noue lentement.