Au départ, on voit une famille heureuse. On suit ses membres dans un long voyage en train qui les mène dans une ville industrieuse. La caméra les quitte pour s’intéresser à d’autres travailleurs. Rien d’autre ne nous est dit.
Il faut aller chercher dans le dossier de presse pour comprendre ce dont il s’agit : ces paysans habitent le Yunnan, une province de la Chine de l’intérieur, et migrent vers la Chine côtière à la recherche d’un travail. Ils trouvent à s’employer dans l’industrie textile de la ville de Huzhou, dans la province du Zhejiang, à quelques kilomètres de Shanghai.
Wang Bing est, dit-on, l’un des plus grands documentaristes contemporains. Il est devenu célèbre avec sa première réalisation, À l’Ouest des rails, une enquête ethnographique chez les employés d’un complexe sidérurgique de Mandchourie en cours de démantèlement. À l’ouest des rails durait 9h11 (sic). Un autre documentaire de Wang Bing, À la folie, tourné dans une usine psychiatrique, durait 3h47. Avec 2h36 seulement Argent Amer ferait presque figure de court-métrage.
La durée interminable des documentaires de Wang Bing n’est pas anodine. Si ses films durent si longtemps c’est parce que leur réalisateur veut rendre physiquement tangible chez le spectateur l’immersion physique dans son univers. Argent amer y parvient parfaitement qui nous fait partager la vie de ces travailleurs de l’industrie textile. Paradoxalement, on ne les voit guère travailler, même si leur vie est dominée par ce labeur harassant. La caméra les traque pendant leurs (rares) heures de repos, dans des dortoirs sordides. Elle les filme dans leur sommeil ou dans une veille pâteuse, abrutis d’alcool et de fatigue.
Ainsi présenté, Argent amer pourrait être un documentaire ethnographique fascinant sur l’Atelier du monde, ces régions de Chine qui exportent vers la planète entière les jeans et les chaussettes dont elle s’habille. Mais, à force de vouloir nous faire partager ce que ressentent ces ouvriers, Wang Bing a capitulé tout effort de nous les faire comprendre. On ressort, près de trois heures après, hébétés d’un tel spectacle, mais hélas guère plus instruits.
Théodore a treize ans. Il est en pleine crise d’adolescence. Il en veut à la terre entière, à sa mère qui le couve de trop d’amour, à son père qui l’en a trop tôt sevré et qui l’a abandonné.
En Géorgie, au sortir de l’ère soviétique, le président démocratiquement élu est chassé du pouvoir par un coup d’État. Entouré d’un dernier carré de fidèles, il se réfugie dans la montagne. Il hésite sur la marche à suivre : prendre le chemin de l’exil ou tenter de reconquérir le pouvoir ?
Deux époques : 1927 et 1977. Deux enfants fugueurs du même âge : Ben et Rose, douze ans. Une même ville : New York. Un même handicap : ils sont sourds tous les deux. Ben a perdu sa mère dans un accident et recherche son père. Rose, elle, a ses deux parents mais recherche désespérément leurs amours. Entre Ben et Rose un lien mystérieux passe par le musée d’histoire naturelle et une maquette géante de la ville de New York.
Maryline, la vingtaine, quitte son petit village et monte à Paris faire l’actrice.
La vingtaine bien entamée, Diane est la copine qu’on rêve tous d’avoir. Fêtarde et la main sur le cœur. Toujours prête à rendre service. Même à Jacques et Thomas auxquels elle a prêté son ventre pour porter leur enfant. La grossesse se déroule sans encombre dans la maison familiale que Diane rafistole avec l’aide de Fabrizio, un bel électricien dont le charme ne la laisse pas indifférente.
Le réalisateur béninois Sylvestre Amoussou s’était fait connaître en 2007 avec une fable réjouissante. Africa Paradis imaginait une Afrique prospère menacée d’invasion par des hordes d’immigrés en provenance d’une Europe qui aurait sombré dans la misère. Son film renversait avec une saine insolence les stéréotypes qui polluent les représentations Noir-Blanc.
Lila ne sait pas parler. Mo ne sait pas écrire. Ils vont se rencontrer, s’apprivoiser, s’aimer, se guérir.
Braguino est le nom d’un minuscule campement au cœur de la taïga sibérienne en amont du fleuve Ienissei fondé par le clan Braguine. Une autre famille est venue s’y installer, les Kiline. Entre les deux , une haine sourde prévaut.
Joe est un tueur à gages. Un sénateur le recrute pour retrouver sa fille et se débarrasser des pédophiles qui l’ont kidnappée.