Peut-être, cher lecteur, ne faut-il pas vous dévoiler l’histoire trop vite et vous laisser la découvrir.
Elle commence par un braquage filmé en caméra subjective. Un homme attend dans sa voiture ses complices partis braquer une bijouterie. Il démarre sur les chapeaux de roue, est pris en chasse par la police, percute un autre véhicule, est finalement arrêté. Il écope d’une peine de huit années de prison. Sa femme lui rend visite. Le temps passe.
Tandis que sa libération approche, la caméra s’attache aux pas d’Ana, sa femme. Elle tient avec son frère un bar dans un quartier pauvre de Madrid. Un client lui tourne autour, qui n’est pas insensible à son charme et au charme duquel, elle non plus, n’est pas sourde.
Qui est l’homme patient évoqué dans le titre ? Curro, l’ex-taulard sorti de prison avec une soif de vengeance ? Ou José, ce mystérieux client dont on ignore tout des motifs troubles ? On le sait déjà si on a lu les spoilers. On le découvrira seulement à la fin de la moitié du film, la plus excitante précisément grâce à cette interrogation qu’elle suscite.
La seconde n’est pas moins intéressante. Une fois dissipé le mystère de l’identité de l’homme patient, reste la seconde moitié du titre : jusqu’où ira sa colère ? Là encore on n’en dira pas plus. Sinon que le road movie dans lequel s’engagent les deux protagonistes révèlent bien des surprises. Précisément parce qu’ils ne sont pas d’un bloc et que leurs choix sont contingents. Au point peut-être de rendre la scène finale incompréhensible.
En 1995, à Alger, tandis que la guerre civile gronde, que les islamistes du FIS imposent leurs règles, les femmes vont au hammam. Fatima, la quarantaine, en tient les clés. Samia l’assiste qui rêve au prince charmant. Nadia vient de divorcer et espère enfin jouir de la vie ; mais elle s’attire la rancœur de sa belle-mère, Aicha, et la désapprobation de son amie de fac, Zahia, qui s’est convertie à un islamiste rigoriste.
Tsanko est cantonnier aux Chemins de fer bulgare. Il vit seul, dans une masure misérable. Sa seule passion : ses lapins. Il est bègue, pas très intelligent, mais il est intègre dans un pays où le système D prévaut. Aussi, quand il trouve sur les rails des liasses de billets de banque, il les apporte sans hésitation aux autorités.
En 1994, le directeur de la Guardia civil (la police nationale espagnole), accusé de corruption, fuit le pays. L’Homme aux mille visages raconte l’histoire de sa traque et le rôle obscur qu’y joua Francesco Paesa, un ex agent secret.
Le concours Eloquentia désigne chaque année le meilleur orateur parmi les étudiants de Paris 8 et les habitants de Seine-Saint-Denis. Une formation y prépare qu’animent un avocat, une dramaturge, un slameur…
Le Gondwana est une petite république africaine moins démocratique qu’elle ne se prétend. Sa devise : Loyauté – Allégeance – Prison. Son drapeau : deux hippopotames prêts à gober une couronne sur fond jaune et blanc. Son Président-fondateur décide de briguer un troisième mandat. Un petit groupe d’observateurs occidentaux est mandaté pour donner sa caution à ce processus électoral contestable.
J’ai tout détesté dans « Le Casanova de Fellini » : le libertinage triste, le scénario répétitif, les monstres chers à Fellini, le titre narcissique….
L’extrême sud du Chili, en Patagonie, est une terre ingrate dont les colons ont jadis chassé les habitants pour y exploiter l’or blanc, le mouton, sa viande, son cuir, sa laine.
Tout – ou presque – est dans l’affiche. D’abord le titre : Je danserai si je veux qui sonne comme un slogan féministe. Ensuite la photo de trois femmes. L’une porte le voile. Les deux autres boivent et fument. Enfin à l’arrière plan, une ville, dont on sait depuis Richard Bohringer que c’est beau la nuit.
La Lady Macbeth du district de Mtsensk est une nouvelle écrite en 1865 par un auteur russe aujourd’hui tombé dans l’oubli. Elle inspira Chostakovitch qui en fit un opéra en 1934 et Andrzej Wajda qui en fit un film en 1961. Venu du théâtre, William Oldroyd transpose ce court roman dans l’Angleterre victorienne.