Après quatorze ans de vie commune, Ale (Itsaso Arana) et Alex (Vito Sanz) ont décidé de rompre. Sans fracas ni bris de vaisselle. Bien au contraire ! Ils ont même décidé de célébrer l’événement en organisant une « fête de séparation » le dernier jour de l’été. Cette annonce plonge leurs amis dans la sidération, qui essaient par tous les moyens de les en dissuader.
Jonás Trueba est le fils de son père, le grand Fernando Trueba, et la nouvelle coqueluche du cinéma espagnol. Souvent comparé à Rohmer, il a deux acteurs fétiches : Itsaso Arana, sa compagne – qui est elle-même passée à la réalisation avec Les filles vont bien – et Vito Sanz. Septembre sans attendre peut d’ailleurs se lire comme le troisième (et dernier ?) volet d’une trilogie qui les met en scène : le premier, Eva en août, un film accueilli par une critique unanime, la mienne exceptée, racontait la naissance du sentiment amoureux ; le deuxième, Venez voir, la banalité quotidienne de la vie d’un couple ; le troisième met en scène sa séparation.
Décidément hermétique au cinéma de Jonás Trueba dont aucun des films n’a trouvé grâce à mes yeux (j’avais trouvé ambitieux et décevant son documentaire de 3h40 sur la jeunesse madrilène Qui à part nous), je reproche à Septembre sans attendre deux défauts.
Le premier est son postulat de base, que je trouve improbable. Qui aurait l’idée malaisante d’organiser une « fête de séparation » ? Quel en serait le déroulement ? Quels discours y seraient prononcés : « je souhaite beaucoup de bonheur à Nathalie et à Eric…. mais pas ensemble » ?! D’ailleurs [attention spoiler] le scénario ne sait pas comment s’en dépêtrer qui ne montre quasiment rien de cette fête alors que tout le film est consacré à ses préparatifs.
Le second est l’enjeu du film. Dès ses premières minutes, alors qu’on ne sait pas les motifs de la séparation d’Ale et d’Alex – et qu’on n’en saura rien – le principe de cette fête est arrêté. Dès lors, le film se réduit à l’annonce, répétitive, de cette échéance aux amis du couple, à son père à elle, à sa mère à lui. Et son seul enjeu devient : Ale et Alex se sépareront-ils comme ils l’ont décidé ou y renonceront-ils, comme tous leurs amis et tous les spectateurs le souhaitent et comme leur complicité manifeste le laisse augurer ?
J’ai lu que Septembre sans attendre serait une « comédie du remariage ». La coupe à la Kathrine Hepburn de Itsaso Arana en serait la preuve, ainsi que la référence au livre de Stanley Cavell À la recherche du bonheur qui en a théorisé la structure. Hélas, il n’a pas l’élégance frivole des meilleurs films de Hawks, de Capra ou de Lubitsch. Vendu, par Télérama et par une excellente amie expatriée en Roumanie comme une « comédie douce-amère », Septembre sans attendre n’est ni drôle, ni doux, ni amer, mais bavard et insipide. Ma belle-soeur et ma nièce avaient bien raison qui ont failli quitter la salle au bout de trente minutes !
Mady est serrurier à Bruxelles. Il se fait piéger par une jeune femme et fracture pour son compte la porte d’un appartement qui n’est pas le sien. Elle s’en échappe avec un magot laissant Mady aux prises avec son propriétaire et bientôt entre les mains d’un gang de criminels. Une course contre la montre commence : Mady doit retrouver, au péril de sa vie, la jeune fille et le magot avant l’aube.
Anaïs est une jeune agricultrice bretonne qui, contre vents et marées, a décidé de produire sur son petit lopin de terre des plantes aromatiques.
En novembre 2021, vingt-six pièces des collections du musée du Quai-Branly, que le corps expéditionnaire du colonel Alfred Dodds avait ramenées du pillage de la ville royale d’Abomey en 1892, ont été restituées au terme d’un accord conclu entre la France et le Bénin. Mati Diop filme leur départ du Quai-Branly, leur arrivée à Cotonou où elles sont exposées au Palais présidentiel, exceptionnellement ouvert au public à l’occasion et le débat que cette restitution suscite parmi les étudiants de l’université.
Pendant douze années, de sa rentrée en première année de médecine à Besançon jusqu’à la soutenance de sa thèse en 2021 à la Timone à Marseille, Antoine Page a filmé son frère cadet.
Après avoir perdu sa maison, son emploi, s’être couverte de dettes, Nicole (Valéria Bruni-Tedeschi), la cinquantaine, se retrouve dans une cité HLM du Val-de-Marne, coincée avec son fils, Serge (Félix Lefebvre), dans un appartement minuscule.
L’équipe iranienne de judo participe en Géorgie aux championnats du monde. Dans la catégorie des moins de 60kg, Leila (Arienne Mandi impressionnante de puissance et de ténacité) a de bonnes chances de médaille. Mais la politique s’en mêle confrontant Leila et sa coach Maryam (Zar Amir) à des choix cornéliens.
Antonia est photographe de métier. Après une nuit bien arrosée, elle se tue sur la route de Calvi. Ses proches la pleurent. Son parrain préside son enterrement.
Après avoir reçu une lettre anonyme, l’inspecteur de police Neil Howie (Edward Woodward) débarque sur une petite île reculée des Hébrides écossaises pour y enquêter sur la disparition d’une jeune fille. Chrétien dévot, il y découvre une communauté repliée sur elle-même, vouant un culte aux dieux païens. Lord Summerisle (Christopher Lee), dont l’ancêtre a introduit la culture de fruits rares qui a fait la richesse de ses habitants, y cumule les fonctions de chef civil et d’autorité religieuse.
Le 28 mars 1972, 103 des 108 propriétaires fonciers du Larzac menacés par l’extension d’un camp militaire, annoncée six mois plus tôt par le ministre de la défense Michel Debré, signaient le serment de s’opposer à tout prix à leur expropriation. À l’occasion du cinquantenaire de cet appel, la chaîne Histoire TV a commandé à Véronique Garcia un 55-minutes. Une salle parisienne proche de mon domicile a organisé une projection débat.