Un monde fragile et merveilleux ★☆☆☆

Nino et Yasmina sont nés le même jour, à la même heure, dans la même maternité beyrouthine sous les bombes. Elèves à la même école, ils sont inséparables. Mais le divorce des parents de Yasmina et la mort brutale de ceux de Nino les éloignent. Ils se retrouvent par hasard vingt ans plus tard. Mais quel avenir un couple amoureux peut-il avoir au Liban aujourd’hui ?

Cyril Aris avait monté le film de Mounia Akl Costa Bravo Lebanon et en avait réalisé le making-off Danser sur un volcan, sur la difficulté de réaliser un film au Liban de nos jours. Les rôles ont permuté : Mounia Akl est passée devant la caméra que tient désormais Cyril Aris.

Le titre de ce film est ambitieux. Son sujet l’est doublement. Il s’agit à la fois de raconter une grande histoire d’amour sur trente années et de dresser en arrière-plan le portrait du Liban contemporain, un pays si attachant et un Etat si failli.

On a scrupule à avoir la dent dure avec ce film attachant. Mais hélas force est de constater que son double pari n’est qu’en partie tenu. L’histoire d’amour façon Jeux d’enfants avec le couple Canet-Cotillard de deux ravissants bambins qui, devenus adultes, retrouvent leur complicité enfantine n’est qu’à moitié réussie faute peut-être d’alchimie entre les deux comédiens principaux. Quant au portrait du Liban déchiré, c’est devenu un tel lieu commun avec Journal intime du Liban, Le Quatrième Mur, Sous le ciel d’Alice ou précisément Danser sur un volcan du même Cyril Aris, qu’on y a l’impression de faire du sur-place sans y rien apprendre.

La bande-annonce

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