
Le professeur Alaoui, un criminologue aux méthodes peu orthodoxes (Roschdy Zem), obtient du directeur d’un centre pénitentiaire ouvert sur une immense forêt (Hippolyte Girardot) le droit de s’entretenir avec Elisa, une détenue condamnée à une longue peine (Barbara Ronchi), pour l’aider à faire ressurgir le souvenir du crime qu’elle a commis.
Sélectionné à la dernière Mostra, L’Affaire Zanetti présente sur le papier tous les ingrédients d’un film alléchant : un face-à-face asphyxiant que laisse augurer l’affiche, un jeu du chat et de la souris qui débouchera peut-être sur des révélations inattendues.
Mais hélas le résultat fait pschittt. Leonardo Di Constanzo s’est inspiré d’un fait divers survenu en Italie en 2009. Il a imaginé un centre pénitentiaire suisse aux antipodes des codes classiques du film de prison. Le procédé prive de tension une histoire qui en aurait mérité plus.
Mais son principal défaut (attention spoiler) est de nous frustrer du twist qu’on attendait. Elisa a été condamnée pour le meurtre de sa sœur. Elle avait déclaré ne plus s’en souvenir. Des experts avaient confirmé son amnésie. Les entretiens avec le professeur Alaoui – et quelques flashbacks lourdement explicatifs – vont l’aider à retrouver la mémoire de ce crime sordide. Tout ça pour ça a-t-on envie de dire en sortant de la salle…