Est-il besoin de rappeler l’intrigue des Trois Mousquetaires que nous avons lu enfant ou, à défaut, que nous connaissons à force d’en avoir entendu parler ?
Le jeune d’Artagnan (François Civil) monte à Paris avec un seul rêve : s’enrôler chez les Mousquetaires du Roi, une troupe d’élite dirigée par le comte de Tréville (Marc Barbé). Sitôt arrivé dans la capitale, le fier Gascon a maille à partir avec trois mousquetaires qu’il défie successivement en duel : le mystérieux Athos (Vincent Cassel), le fier Porthos (Pio Marmaï), le bel Aramis (Romain Duris). Mais une escarmouche avec les gardes du Cardinal de Richelieu a tôt fait de resserrer leurs rangs. Les quatre amis vont aider la Reine Anne d’Autriche (Vicky Krieps) à déjouer le complot fomenté par Milady (Eva Green), une espionne à la solde du Cardinal qui cherche à la compromettre aux yeux du Roi (Louis Garrel) en révélant qu’elle a donné au duc de Buckingham, son ami, une précieuse parure de diamants. D’Artagnan devra aller jusqu’en Angleterre pour récupérer les ferrets de la Reine avant que Milady n’y parvienne.
Roulez, tambours, Sonnez, trompettes ! C’est aujourd’hui que sort en salles, annoncé à grand renfort de publicité, le blockbuster censé sauver le cinéma français, encore malade du Covid et toujours menacé par la concurrence de Marvel et de ses avatars.
Pathé a mis le paquet avec un budget de 72 millions d’euros, des décors somptueux (au Louvre, à l’hôtel des Invalides, au château de Fontainebleau, à l’abbaye de Royaumont…) et une palanquée de stars, parmi lesquelles, s’il fallait n’en retenir qu’une, je citerais Louis Garrel, qui interprète le jeune Louis XIII avec un mélange de maladresse et d’autoritarisme hilarant..
Que dire du résultat ? Qu’il est sans surprise.
Les pékins moyens, comme moi, en auront pour leur argent, ne s’ennuieront pas une minute, seront bluffés par la magnificence des décors et des costumes et prendront un plaisir régressif à retrouver les sensations qu’ils avaient éprouvées, enfant, à la découverte de cette histoire édifiante et pleine de rebondissements. Les puristes peut-être feront la fine bouche, reprochant à ces Trois Mousquetaires les libertés prises avec le roman de Dumas : d’Artagan est enterré vif dès la première scène, Porthos est bisexuel (j’ai redouté un instant que Milady soit vegan et d’Artagnan intolérant au lactose), Athos se voit enfermé et condamné à mort pour un crime dont il est innocent, etc. Mais ces mégotages sont bien mesquins.
Les Trois Mousquetaires est un diptyque dont la première partie s’achève au beau milieu du livre. Sa seconde sortira sur les écrans le 13 décembre, pariant sur les fêtes de Noël pour faire carton plein. Pourquoi diable faut-il l’attendre si longtemps ?
Paris 1900. Après avoir été témoin de la mort de son frère aîné, Billie (Alice Isaaz) n’a plus qu’une idée en tête : le venger. Pour ce faire, elle s’inflitre dans la bande des Apaches, une association de malfaiteurs que dirige Jésus (Niels Schneider) épaulé par son fidèle second, Ours (Artus).
Philippa Langley, une historienne amateur, s’est mis en tête de retrouver la dépouille de Richard III et y est parvenue en 2012… sous un parking de la ville de Leicester dans le nord de l’Angleterre. Cette histoire incroyable avait déjà fait l’objet d’un documentaire télévisé sur Channel 4 au titre évocateur : The King in the Car Park.
Halim (Saleh Bakri) est un maleem, un tailleur réputé qui, selon une technique transmise depuis des générations, brode les caftans les plus élégants, dans une modeste échoppe de la médina de Salé, près de Rabat au Maroc. Il partage, avec sa femme Mina (Lubna Azabal), le lourd secret de son homosexualité, dans un pays où elle est encore pénalement sanctionnée. Mais l’arrivée d’un bel apprenti, Youssef (Ayoub Missioui), et la récidive du cancer dont Mina est atteinte rebattent les cartes.
Francesco Galvan est un richissime propriétaire terrien. Encore célibataire quoique dans la force de l’âge, il rencontre à l’office du Jeudi Saint la belle Gloria Milalta. Qu’elle soit déjà fiancée à un ami de longue date de Francesco, le jeune ingénieur Raul Conde, n’empêchera pas Francesco de faire la cour à Gloria et de lui demander sa main.
La justice restaurative, nous dit le site du ministère de la justice, associe, selon diverses modalités, des auteurs d’infraction pénale et des victimes « en vue d’envisager ensemble les conséquences de l’acte, et le cas échéant, de trouver des solutions pour le dépasser, dans un objectif de rétablissement de la paix sociale ». Prévue par une directive européenne, la justice restaurative a été inscrite dans la loi en 2014.
Pendant une nuit trop alcoolisée, en août 2014, à Chamonix, Sylvain Tesson chute de près de dix mètres d’une maison que, comme à son habitude, ce « chat de gouttière » était en train d’escalader. Victime d’un traumatisme crânien, de multiples fractures, il retrouve par miracle l’usage de ses jambes. En guise de thérapie, ce grand voyageur décide, contre l’avis de ses médecins, de traverser la France à pied, du Mercantour au Cotentin. Il tire de ce périple de mille trois cents kilomètres un livre publié en 2016 qu’adapte aujourd’hui Denis Imbert.
Dalva a douze ans. Brutalement séparée de son père, elle est placée en foyer d’accueil. Elle y apprendra lentement à se reconstruire.
Orpheline de mère, abandonnée par son père, Madeleine (Rebecca Marder) a grandi à Vénissieux et doit à une bourse d’État d’avoir intégré l’IEP dont elle est sortie major. Antoine (Benjamin Lavernhe) est lui issu de la grande bourgeoisie lyonnaise. C’est dans la villa louée en Corse par le père d’Antoine, riche avocat d’affaires, que le jeune couple prépare l’oral de l’ENA et révise « l’arrêt » (sic) Nicolo. Idéalistes, marqués à gauche, ils se verraient mieux au ministère du travail ou aux Affaires sociales qu’au Conseil d’État ou à l’IGF. Madeleine a consacré son mémoire de fin d’études à l’économie sociale et solidaire. Elle fait forte impression à Gabrielle Devraz, une députée lyonnaise qui vient de démissionner du Gouvernement et espère bientôt y revenir. Mais le brillant avenir de ces jeunes gens va se briser le lendemain sur une petite route corse.
Un astronaute, lâché dans l’espace par un savant fou, en revient vingt ans plus tard. Il n’est pas seul