Théo naît sous X à l’hôpital de Brest. Une assistance sociale (Clotilde Mollet) explique la procédure à sa mère. Pendant deux mois durant lesquels elle bénéficiera d’un droit de rétractation, Théo, pupille provisoire, sera placé par le service de l’aide sociale à l’enfance (ASE), dans une famille d’accueil. Au terme de ce délai, Théo deviendra pupille de l’État et sera adoptable.
Karine (Sandrine Kiberlain) de l’ASE confie la garde de Théo à Jean (Gilles Lellouche). Pendant ce temps, Lydie (Olivia Côte) au service de l’adoption plaide en faveur du dossier d’Alice (Élodie Bouchez), une femme stérile qui a déposé une demande depuis huit ans.
Regardez la bande-annonce de Pupille. Si, comme moi, la larme vous est montée à l’œil, lisez la suite et courez voir ce film bouleversant. Si au contraire vous êtes resté.e de marbre, mieux vaut en rester là car le sentimentalisme dans lequel baignent les lignes qui vont suivre risque de vous convaincre définitivement d’abandonner la lecture de mes critiques quotidiennes.
Pupille aurait pu être un documentaire. Il en a toutes les vertus pédagogiques. Grâce à lui on découvre toute la procédure de l’accouchement sous X et son admirable humanité, tant à l’égard de la genitrice qui est éclairée sur les conséquences de son choix sans qu’il soit jamais critiqué, qu’à l’égard de l’enfant dont seul le bien-être importe. On est ébaubi devant un tel luxe et, à rebours de tous les Yaka-Faucon qui critiquent notre bureaucratie et le poids de nos dépenses publiques, on est fier de vivre en France et d’y payer des impôts.
Mais Pupille est avant tout un film. Le plus émouvant qui soit. Par le sujet qu’il traite. Et par la pudeur qu’il y met. La bienveillance et l’humanité dont font preuve chacun des personnages ne versent jamais dans le moralisme ou dans la bien-pensance. Comme dans Hippocrate, comme dans Patients, deux films tout aussi émouvants qui avaient pour théâtre l’hôpital, on y montre des professionnels dévoués à leur tâche et des « patients » en demande.
Le personnage de Jean, interprété par Gilles Lellouche, est le plus étonnant. Dans le rôle d’un accueillant, on n’imaginait pas a priori un papa poule. On imaginait encore moins Gilles Lellouche dont certains rôles ont véhiculé l’image d’un macho voire d’un « hétéro-beauf ». Il est pourtant bouleversant d’humanité dans l’amour sans retour qu’il porte à Théo. C’est lui qui détecte les premiers indices d’un manque de tonicité du bébé – qui va créer un suspense sans lequel le film aurait pâti d’un manque de rythme. C’est lui qui transmet Théo à Alice, qu’elle rebaptise Mathieu, symbole du passage à une autre phase.
Le personnage d’Alice, interprété par Élodie Bouchez, est le plus émouvant. On espère qu’il lui vaudra le César de la meilleure actrice en février, vingt ans après celui qui lui fut décerné pour La Vie rêvée des anges. La réalisatrice, surfant sur l’actualité, aurait pu en faire une lesbienne militante. Elle n’a pas cédé à cette facilité. Alice est plus banalement une hétérosexuelle stérile qui a engagé une procédure d’adoption depuis une dizaine d’années mais dont les chances de voir son dossier retenu ont chuté depuis son divorce.
Vous cherchez un feel-good movie pour les fêtes ? un film qui vous émeuve sans vous décérébrer ? qui vous (re)donne foi en l’humanité sans anesthésier vos neurones ? Ne cherchez plus…
Roma est le quartier de Mexico où le jeune Alfonso Cuarón a passé son enfance. Roma en raconte une année à cheval entre 1970 et 1971. Il nous plonge au cœur de la vie d’une famille de la classe moyenne supérieure mexicaine. Quatre jeunes enfants, un père absent, une mère qui peine à assumer seule les charges du ménage et deux bonnes corvéables à merci, sans oublier une palanquée de chiens crotteurs.
Arthur alias Aquaman (Jason Momoa) est un sang mêlé : le fils d’un gardien de phare (Temuera Morisson) et de la reine de l’Atlantide (Nicole Kidman).
Dans les Andes péruviennes, Noé initie Segundo, son fils, à son métier : il construit des retables peuplés de figurines, faites de plâtre et de pommes de terre, censées représenter des scènes de la vie quotidienne.
Amanda et Jake ont quitté l’Illinois en voiture pour la Californie. Ils arrivent à Los Angeles et espèrent y commencer une vie ensemble. Mais hélas, les déconvenues s’accumulent sur leur chemin. Ils se fâchent avec la tante d’Amanda qui les héberge et juge Jake de haut. L’entretien d’Amanda pour un emploi dans une maison de disques tourne au fiasco. Leur voiture mal garée est emmenée à la fourrière et ne leur sera restituée qu’en échange d’une amende qui assèche leurs maigres économies.
Kyung-min, une jeune lycéenne, disparaît mystérieusement. La police suspecte un suicide. Young-hee, une camarade, est la dernière à l’avoir vue vivante. La police, la mère de la disparue, ses amies d’école l’accablent de reproches.
Après avoir une nouvelle fois réussi à déjouer la vigilance de ses gardiens, Eugène-François Vidocq (Vincent Cassel) s’est échappé du bagne de Toulon. Il est l’évadé le plus célèbre de la France de Napoléon. Mais la clandestinité lui est devenue insupportable. Arrêté pour un crime qu’il n’a pas commis, il propose au chef de la sûreté (Patrick Chesnais) un marché : il accepte de mettre sa connaissance du crime au service de la police en échange de sa lettre de grâce.
L’action de High Life se déroule dans une navette spatiale projetée aux marges de notre univers. On comprend que son équipage a été constitué de repris de justice dont la condamnation à mort a été commuée pour participer à cette mission probablement sans retour. Ils sont accompagnés d’une doctoresse (Juliette Binoche) qui travaille sur la reproduction humaine.
Manolo et Mirko ne savent pas que faire de leurs vingt ans. Vaguement inscrits dans un lycée hôtelier, ils tuent le temps en discutant et en roulant dans la banlieue de Rome. Mais une nuit, alors qu’ils ont bu plus que de raison, ils fauchent un piéton et le laissent pour mort.
Dans les montagnes du Bhoutan, une nonne boudhiste vient de disparaître. Le détective Kinley est chargé de l’enquête. Les villageois accusent Choden, une femme aussi belle que mystérieuse. Sa fuite dans la forêt semble signer sa culpabilité. Kinley part à ses trousses. Mais Choden est une « dakini », mi-femme mi déesse, qui a la capacité de dialoguer avec l’au-delà.