Élisa est à l’âge de tous les commencements. Elle est sur le point de quitter la maison familiale, une ferme perdue dans les montagnes du Vercors, pour poursuivre ses études à Montpellier en colocation avec sa meilleure amie. Mais Élisa a une sœur aînée, Manon, lourdement handicapée. Et quand leur mère abandonne le foyer, Élisa se sent obligée de seconder son père dans l’attention de chaque instant que Manon exige.
Marche ou crève filme une réalité rarement dite : celle de ces milliers de parents asservis au handicap de leur enfant, condamnés à la répétition harassante, sans espoir de rémission, des mêmes gestes, des mêmes soins, celle de ces parents dont l’amour infini et inconditionnel qu’ils portent à leur enfant est lentement érodé par la fatigue et la colère, celle du choix impossible entre une « vraie » vie libérée de cette contrainte, qu’on aurait aimé choisir, et celle toute d’altruisme et de désintéressement que le destin leur a imposée et dont ils ne peuvent s’affranchir sauf à passer aux yeux des autres et à leurs propres yeux pour le pire des monstres.
Marche ou crève est un film dont on peine à se remettre, qu’on ait soi-même vécu pareille situation ou qu’on l’imagine. Il le fait sans voyeurisme ni sentimentalisme en trouvant le ton juste pour traiter un sujet propice à tous les dérapages.
Car ses personnages ne sont jamais manichéens. Manon, la sœur handicapée, n’est ni adorable ni détestable : elle est simplement une jeune femme lourdement dépendante qui nécessite une présence permanente. Le père, interprété par Cédric Kahn, aussi bon devant que derrière la caméra, est aussi admirable par le dévouement qu’il manifeste à sa fille que critiquable pour avoir transformé sa vie en sacerdoce masochiste.
Celle qui résume le mieux ces contradictions est Élisa, la sœur cadette. Diane Rouxel l’interprète dont le visage hyperboréen (cheveux blonds presque blancs, yeux bleus pâles un peu bridés) mangeait déjà l’affiche de Volontaire où elle jouait le rôle d’un vaillant petit soldat. La jeune fille déborde d’amour pour sa sœur et vit comme une culpabilité l’urgence du désir de voler de ses propres ailes, de découvrir d’autres lieux, d’autres gens… Marche ou crève est l’histoire de son accomplissement, un coming of age movie sans mièvrerie.
À Tunis de nos jours. Sami est fils unique. Il prépare son bac. Il est l’enfant chéri de Riad et de Sazli, un couple déjà âgé dont on comprend qu’il a eu Sami sur le tard.
À Téhéran, de nos jours, un mystérieux serial killer assassine les cinéastes les plus réputés, tranche leurs têtes et trace sur leur front au cutter les lettres du mot « cochon » (« khook »).
Le 22 juillet 2011, Anders Breivik, un fanatique d’extrême droite, commet un double attentat. Il fait d’abord exploser une bombe dans le centre d’Oslo, puis se rend sur l’île d’Utøya où se tient l’université d’été des jeunes socialistes. Lourdement armé, il assassine de sang froid les jeunes qu’il traque dans l’île minuscule. La tuerie dure soixante douze minutes jusqu’à l’intervention des forces de l’ordre.
Au cœur du Sichuan, sur les bords du fleuve Yang Tse, Chongqing se targue d’être la plus grande conurbation au monde avec trente-quatre millions d’habitants.
La cinquantaine bien frappée, Nina a vécu toute sa vie comme un oiseau sous la branche. Mais le fisc la rattrape qui lui réclame de payer sous un mois cinquante mille euros. Sur les conseils d’Emir, un réfugié bosniaque rencontré dans le métro dont elle coproduit le disque de rap (sic), Nina décide de ramener un go fast de Rotterdam (re-sic). L’accompagne dans son road trip à bord du SUV prêtée par une riche douairière (Arielle Dombasle) un garçonnet mutique (Jules Rotenberg) dont Emir lui a confié la garde.
Leningrad. Début des années quatre-vingts. L’URSS étouffe sous la chape de plomb bréjnievnienne. Les jeunes chassent leur ennui en écoutant la musique importée d’Occident sous le manteau. Mike est le chanteur du groupe Zoopark. Il est marié à Natacha. Débarque Viktor un jeune guitariste plein de talent.
La réalisatrice Adina Pintilie a décidé de consacrer un film à la sexualité, au désir et à la peur d’être touché.e.
Megan Reed (Shay Mitchell remarquée dans Pretty Little Liars) est une ex-policière en cours de désintoxication affectée au service de nuit de la morgue d’un hôpital.
Le 9 mars 1945 en Indochine. Les troupes japonaises attaquent par surprise l’administration coloniale française. Trois mille Français seront tués. Robert Tassen, un jeune militaire (Gaspard Ulliel) échappe de peu au massacre. Remis sur pied au cœur de la jungle dans un village, il rejoint les rangs de l’armée française. Il n’a qu’une idée fixe : se venger.