Trois extra-terrestres débarquent sur notre planète et prennent possession de trois corps humains : un homme marié au bord du divorce, une lycéenne et un adolescent espiègle. Leur objectif est sans concession et rappelle les scénarios canoniques de la SF : envahir la planète et annihiler ses habitants. Mais les moyens pour y parvenir sont paradoxalement doux : pour préparer cette invasion, il leur faut apprendre à connaître les humains en leur volant leurs concepts d’une simple pression du doigt sur la temps. Ainsi du concept de « liberté », de « propriété », de « travail », de « subjectivité » et d' »amour ».
Le très prolifique Kiyoshi Kurosawa (Creepy, Vers l’autre rive, Yokuzai) nous livre un curieux film de science-fiction. Pas de petits bonhommes verts, ni de rayons lasers, mais, sur le mode dérangeant qui avait tant réussi à la série française Les Revenants, une anticipation « réaliste ».
La réussite de ce film étonnant vient de son parti-pris. Le postulat de base pourrait porter au rire, à l’incrédulité voire au doute : des humains au comportement bizarre se prétendent venir d’une autre planète. Sauf que le spectateur ne doute pas un seul instant. Il sait – parce qu’il a lu cette critique ou toutes celles qui entourent la sortie du film ou tout simplement parce qu’il a vu le titre et l’affiche du film avant d’entrer dans la salle – que ces trois extra-terrestres sont bien ce qu’ils sont et que leur projet est tout sauf aimable. Sauf que leur façon d’être n’a rien de menaçant ni d’inquiétant et que l’apocalypse qu’ils annoncent ne suscite pas l’anxiété.
Film d’extra-terrestre, Avant que nous disparaissions ne charrie pas la charge terrifiante du Village des damnés, de L’Invasion des profanateurs de sépultures, de X-Files ou des Envahisseurs.
C’est dans son dernier tiers que Avant que nous disparaissions révèle son propos. Les amateurs de pyrotechnies y trouveront leur compte, dans une scène époustouflante de combat entre un homme et un drone armé, qui mériterait d’être décryptée en école de cinéma. Mais les autres découvriront dans la scène finale, étonnante de douceur et d’amour, que loin de parler de petits hommes verts et de fin de l’humanité, Avant que nous disparaissions nous parle d’abord de nous.
Le réalisateur Seijun Suzuki vient de mourir. Une rétrospective lui est consacrée. Ce cinéaste japonais méconnu, auteur d’une quarantaine de films jamais sortis en France, a influencé Jim Jarmusch – dont le Ghostdog serait inspiré de La Marque du tueur – et Quentin Tarantino.
La vingtaine, jolie, sportive, intelligente, Lara Croft n’arrive pas à faire le deuil de son père, disparu dans de mystérieuses circonstances sept ans plus tôt. Il lui a laissé un empire mais elle se refuse à en reprendre la direction tant qu’elle n’aura pas élucidé les causes de son décès. C’est ainsi qu’elle prend la mer à Hong Kong vers une île mystérieuse, au large du Japon, où son père serait allé chercher la tombe d’une impératrice japonaise aux pouvoirs maléfiques.
En 2003 sort The Room, un film écrit, produit et réalisé à grands frais par Tommy Wiseau qui y joue le personnage principal. Le film est un nanar d’anthologie, si mauvais qu’il suscite une hilarité contagieuse et devient vite un film culte.
À la mort de son père, le prince T’Challa (Chadwick Boseman) monte sur le trône du Wakanda. Ce petit pays enclavé d’Afrique connaît, à l’abri des regards envieux du monde extérieur, une prospérité enviable grâce aux réserves de vibranium que renferme son sous-sol.
Margaux I (Agathe Bonitzer) a vingt-cinq ans, vit à Paris et ne sait pas trop que faire de sa vie. Margaux II (Sandrine Kiberlain) en a vingt de plus, habite Lyon et monte à Paris enterrer une vieille amie.
Marco est un militant d’extrême-gauche italien, réfugié en France dans les années quatre-vingts. La « doctrine Mitterrand » l’y protège d’une extradition vers l’Italie. Mais cet usage vacille quand un nouvel assassinat est commis à Bologne en 2002, par un groupuscule qui se réclame de sa mémoire.
Plus intéressé par le cinéma et la littérature que par ses cours à la faculté de médecine, Amin rentre de Paris passer l’été chez sa mère qui tient en famille un restaurant tunisien à Sète. Il retrouve son cousin Tony, un dragueur invétéré, son oncle Kamel, sa tante Camélia. Il retrouve aussi une amie d’enfance, Ophélie, dont le mariage imminent avec Clément ne l’empêche pas de coucher avec Tony. Sur la plage, Amin et Tony font la connaissance de deux touristes de passage, la blonde Céline et la brune Charlotte.
Léo, la vingtaine, débarque à Paris. Il s’installe chez son père qu’il n’avait plus vu depuis des années. Celui-ci se travestit avec quelques garçons qui, comme lui, battent le pavé. La violence de leurs souteneurs les rattrape bientôt.
Ana, une riche Brésilienne enceinte, embauche Clara pour l’aider dans les tâches ménagères et avec l’enfant à naître. Ana, qui a conçu son enfant dans des circonstances nimbées de mystère, a une grossesse compliquée. Tandis que l’attirance mutuelle des deux femmes grandit, Ana manifeste, les nuits de pleine lune, un comportement inquiétant.