
En 2054, Mickey Barnes (Robert Pattinson), pâtissier raté, et son associé Timo, endettés jusqu’au cou, cherchent le moyen d’échapper à leur créancier de plus en plus pressant. Ils décident d’embarquer à bord d’un vaisseau spatial affrété par Kenneth Marshall (Mark Ruffalo) en direction de Niflheim, une lointaine planète glacée.
Mickey a, sans y prêter suffisamment d’attention, signé un contrat léonin autorisant Marshall à recycler ad libitum son corps : chaque fois qu’il meurt, dans l’exécution de tâches particulièrement dangereuses, Mickey est ressuscité par une bio-imprimante 3D. Lorsque la dix-septième version de Mickey est laissée pour morte au fond d’une crevasse glacée de Niflheim, mais miraculeusement sauvée par les animaux qui peuplent ses profondeurs, une dix-huitième version de Mickey est immédiatement imprimée. Deux Mickeys, 17 et 18, coexistent, en violation des règles de la colonie.
Voilà près de six ans que Bong Joon-ho a tourné Parasite, sans doute l’un des films les plus réussis et les plus marquants de ce début de siècle (je m’en veux rétrospectivement de lui avoir refusé sa quatrième étoile qu’il méritait largement). Les atermoiements de Warner à distribuer son film suivant, tourné depuis deux ans, étaient de mauvais augure. Pourtant, Mickey 17 coche toutes les cases.
C’est, au premier degré, un film de science-fiction qui en met plein la vue. Ses personnages hauts en couleurs, son voyage intergalactique, son scénario rebondissant réjouiront tous les spectateurs de 7 à 77 ans. Mais à la différence des blockbusters hollywoodiens qui épuisent des franchises essorées, Mickey 17 nous propose une histoire inédite, inspirée d’un roman d’Edward Ashton que je suis curieux de lire. Elle se déroule dans un futur pas si éloigné de notre temps (rendez-vous en 2054 pour voir si cet avenir là se sera, ou pas espérons-le, concrétisé). Si les films de science-fiction se déroulent souvent dans des vaisseaux immaculés, Mickey 17 est plus crade : le marron et le gris sont les couleurs dominantes à bord du vaisseau qui transportent Mickey vers Niflheim ; la nourriture qui lui est servie est répugnante ; on le voit qui sue, qui saigne, qui vomit.
Mickey 17, comme les films précédents de Bong Joon-ho (dont il ne faut pas oublier qu’il a signé avant Parasite Memories of Murder, The Host, Snowpiercer, Okja….), n’est pas un simple film de divertissement. C’est un film politique qui touche à beaucoup (trop ?) de sujets : le clonage, l’exploitation de l’homme par l’homme et la lutte des classes (cf. Parasite ou Snowpiercer), l’hubris des super-riches, la colonisation et le droit des peuples premiers, le respect dû aux animaux et à toutes les formes de vivant (cf. Okja)…. Et même, au risque de donner à ce film plus de profondeur qu’il n’en a, Mickey 17 nous pose une question métaphysique sur la peur de la mort et, partant, le sens de la vie.
Il faut dire un mot de la distribution. Elle est épatante. Robert Pattinson, que j’ai longtemps tenu pour un bellâtre sans talent, est stupéfiant dans un rôle de loser sympathique à la coupe ridicule. Il réussit, d’un oeil écarquillé, d’un haussement de sourcil, à faire vivre plusieurs personnages (car, je l’avais oublié de la (trop ?) longue liste du paragraphe précédent, Mickey 17 pose aussi la question de l’identité et de la schizophrénie qui habite chacun d’entre nous). Mark Ruffalo s’en donne à cœur joie dans le rôle d’un milliardaire aussi décérébré qu’autoritaire, mix improbable de Donald Trump et d’Elon Musk. Toni Collette lui sert de Lady Macbeth. Mention spéciale à Anamaria Vartolomei (L’Evénement) dans un (trop) petit rôle qui fait ses débuts à Hollywood.


Joseph exploite la bergerie qu’il a héritée de son père. Sa localisation en bord de mer suscite bien des convoitises. Au milieu des splendides résidences balnéaires avec vue sur mer, Joseph fait figure de dernier des Mohicans. Il reçoit d’un caïd de la mafia une offre qu’il ne peut pas refuser, même si l’abandon de sa bergerie et sa reconversion forcée lui sont insupportables. L’altercation entre les deux hommes tourne mal. Un coup de feu part. Joseph doit prendre le maquis, poursuivi à la fois par les gendarmes et par la vendetta.
David (Jesse Eisenberg) et Benji (Kieran Culkin) sont cousins. Ils ont grandi ensemble à New York. David est aussi taiseux que Benji est volubile. Ils décident d’effectuer ensemble en Pologne un circuit sur les traces de leur grand-mère, survivante de la Shoah. Ils rejoignent à Varsovie un groupe de touristes cornaqués par James (Will Sharpe), un guide britannique féru d’histoire.
Howard Roark (Gary Cooper) est un architecte avant-gardiste surdoué. Son individualisme forcené, son refus de tout compromis compliquent ses relations avec ses donneurs d’ordre, à la différence de son camarade d’université, Peter Keating dont le carnet de commande ne désemplit pas. Howard Roark réussit néanmoins à s’associer à un vieil architecte non-conformiste qu’une campagne de presse menée par le quotidien The Banner accule à la faillite.
Un robot domestique, l’unité Rozzum7134, s’échoue sur une île inhabitée après une tempête. Programmé pour servir les humains, il doit s’acclimater à un milieu inhospitalier qui lui est spontanément hostile. Son chemin croise celui d’un oisillon orphelin. Le robot sauvage s’investit dans la mission qu’il croit s’être vu confier : accompagner cet oison fragile dans ses apprentissages et le préparer à la prochaine migration.
Jacques est un peintre solitaire prompt à s’enflammer au contact des jeunes femmes qu’il croise lors de ses longues errances parisiennes. Une nuit, alors qu’il traverse le Pont-Neuf, il croise Marthe et la sauve de la noyade. Elle lui raconte son histoire et le désespoir dans lequel l’a plongée la disparition de son amant. Jacques s’éprend de Marthe et entend vibrer sa voix dans tous les bruits du monde.
En pleine guerre de Sécession, une compagnie est missionnée dans l’Ouest des Etats-Unis encore inexploré, pour en prendre possession au nom de l’Union. Composée de volontaires plus ou moins inexpérimentés, elle se retrouve vite abandonnée à elle face aux attaques, à la faim et au froid.