Judith (Virginie Efira) mène une double vie entre la Suisse et la France. Mariée en France à Melvil Fauchet (Bruno Salomone), un célèbre chef d’orchestre, et mère de deux adolescents, elle prend prétexte de son métier d’interprète pour passer la moitié de la semaine en Suisse auprès d’Abdel (Quim Gutiérrez) et de sa fille Ninon.
Mais Judith est bientôt débordée par la somme de mensonges et de secrets dont sa vie est lestée.
Madeleine Collins repose sur deux atouts.
Le premier est son actrice principale. On dirait que la France compte désormais deux moitiés : l’une qui adore Virginie Efira (j’en suis !) et l’autre qui, tout en reconnaissant son charme et son talent, considère qu’on commence à l’avoir trop vue (j’en serai sans doute bientôt). Il est vrai qu’on l’a beaucoup (trop ?) vue ces temps derniers : Lui, Benedetta, Adieu les cons, Police, sans compter En attendant Bojangles qui sortira dans deux semaines. Elle est à chaque fois parfaite dans des rôles de femme puissante aux fêlures bravement affichées. Et Madeleine Collins repose, plus encore que les films précédemment cités, sur ses (graciles) épaules. Bref, selon que vous aimez V.E. ou pas, courez voir ce film ou abstenez-vous.
Mais Madeleine Collins a un second atout et non des moindres : l’épais mystère sur lequel il est construit. Jetez un œil à sa bande annonce, remarquablement construite, qui a l’intelligence de nous mettre l’eau à la bouche sans trop en dire. Pendant une heure, le film nous tient en haleine autour de ce suspense. Son élucidation s’avère un peu décevante. « Tout ça pour ça » a-t-on envie de dire, comme souvent d’ailleurs on se le dit en refermant un polar.
Pour autant, ne soyons pas bégueule et saluons le plaisir pris durant la première heure de Madeleine Collins. Sans oublier le charme et le talent de Virginie Efira qu’on courra revoir dans deux semaines dans En attendant Bojangles sans crier à l’overdose.
De nos jours, à San Francisco, Thomas Anderson (Keanu Reeves) est un développeur de jeu vidéos anonyme. Vingt ans plus tôt, il a créé le jeu Matrix qui remporta un vif succès. On lui demande d’en concevoir la suite. Thomas suit une analyse pour comprendre les réminiscences qui l’assaillent. Dans un café il fait la connaissance de Tiffany (Carrie-Anne Moss) qu’il a aussitôt le sentiment d’avoir déjà rencontrée.
Yusaku Fukuhara est le riche propriétaire d’une entreprise familiale spécialisée dans le commerce de la soie grège. Il mène avec son épouse Satoko une vie aisée dans le Japon impérial du début des 40ies. Il a embrassé un style de vie occidental qui a tôt fait de le rendre suspect aux yeux du régime, de plus en plus xénophobe, et de son représentant à Kobe, Taiji, un ami d’enfance de Satoko. Une mission en Mandchourie ouvre les yeux de Yusaku sur les exactions qu’y commet l’armée impériale et l’incite à les révéler à l’opinion publique internationale. Comment Satoko réagira-t-elle à la décision de son mari ?
Jordan Hines (Jim Cummings) semble tout avoir pour être heureux : une fiancée merveilleuse qu’il est sur le point d’épouser, un boulot valorisant dans une société qu’il co-dirige avec son meilleur ami (PJ McCabe), un physique de playboy et un sourire carnassier.
Rahim est en prison pour dettes. Il veut profiter de la courte permission qui lui est octroyée pour obtenir le pardon de son créancier. Il espère rembourser une partie de sa dette avec l’argent qu’a trouvé par hasard Farkhondeh, sa fiancée. Mais il se ravise et décide de le restituer à son propriétaire en passant une annonce. Cette bonne action va avoir des conséquences inattendues.
Jonas (Grégory Montel), la quarantaine bien entamée, est à la croisée des chemins. La petite société de BTP qu’il dirige bat de l’aile par la faute d’un promoteur véreux. Sa vie personnelle ne va guère mieux : Jonas a quitté sa femme (Léa Drucker) pour Léa (Anaïs Demoustier), une jeune soliste avec laquelle il entretenait depuis plusieurs mois une folle liaison adultère. Mais Léa a rompu un mois plus tôt.
Tout le monde connaît Anne Frank, la jeune adolescente qui se cacha avec sa famille à Amsterdam durant la Seconde Guerre mondiale, qui mourut à Bergen-Belsen quelques jours avant la Libération et dont le journal intime, conservé par son père, devint vite un best-seller.
Rose Goldberg (Françoise Fabian) a toujours vécu dans l’ombre de son mari. Elle a consacré sa vie à l’éducation de ses trois enfants. À soixante-dix huit ans, à la mort de son mari, elle se cherche une raison de vivre, elle qui s’est toujours oubliée au profit des autres.
L’écrivain Sylvain Tesson a accompagné le photographe animalier Vincent Munier sur les hauts plateaux tibétains pour y traquer la panthère des neiges. Il en a ramené un livre couronné en 2019 par le Prix Renaudot et un film éponyme.
Le diable n’existe pas est un film composé de quatre histoires distinctes, organisées chacune autour d’un coup de théâtre qui les rend difficiles à présenter ou à résumer.