The Bride! ★☆☆☆

La créature hideuse (Christian Bale) créée un siècle plus tôt en Bavière par le docteur Frankenstein déboule désespérée dans le cabinet du docteur Euphronius (Annette Benning) à Chicago en 1936. Elle lui demande, pour atténuer sa solitude, de lui créer une compagne. Le cadavre d’Ida (Jessie Buckley), une jeune femme que la mafia vient d’éliminer, est déterré et ramené à la vie. Frankenstein et sa fiancée prennent la route, semant les cadavres sur leur chemin. La police et la mafia sont à leurs trousses.

Frankenstein est décidément à la mode. Trois mois à peine après le film de Guillermo del Toro, sorti exclusivement sur Netflix, la célèbre actrice Maggie Gyllenhaal lui consacre son second film (après The Lost Daughter inédit en France). Il s’agit d’un remake revendiqué de la suite de Frankenstein, La Fiancée de Frankenstein (1935) par James Whale.

The Bride! est une superproduction hollywoodienne dotée d’un budget de quatre-vingts millions de dollars. Son casting est prestigieux. Jessie Buckley, qui obtiendra dans quelques jours l’Oscar de la meilleure actrice pour Hamnet, y joue le rôle principal aux côtés de Christian Bale, un immense acteur qu’on voit trop rarement. Ils sont secondés par des vieilles gloires hollywoodiennes : Penélope Cruz, Annette Bening, Peter Sarsgaard (époux de la réalisatrice à la ville), Jake Gyllenhaal (frère d’icelle)…

The Bride! est un curieux mariage, un mélange, un crossover entre deux univers : celui gothique et steam punk des films fantastiques du XIXe siècle façon Etranges créatures (l’interprétation de Jessie Buckley louche dangereusement du côté de celle d’Emma Stone au point qu’on puisse crier au plagiat) et celui mettant en scène la mafia américaine des années 30 façon Les Incorruptibles ou Bonnie and Clyde. Le résultat n’est pas totalement convaincant même si on ne peut évidemment qu’applaudir l’interprétation des deux acteurs principaux. Les autres ont une fâcheuse tendance au cabotinage. Le couple formé par Penélope Cruz et Peter Sarsgaard pèche tout particulièrement de ce point de vue.

La longue cavale des deux amants criminels dure plus de deux heures. Sa fin épique laisse présager une suite possible. Hélas l’accueil hostile voire glacial qu’a reçu le film aux Etats-Unis le week-end dernier en compromet la réalisation.

La bande-annonce

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