Entroncamento ★☆☆☆

Des dealers se livrent un combat à couteaux tirés dans une petite ville portugaise livrée aux trafics. L’arrivée de la cousine de l’un d’eux, Laura (Ana Vilaça), rebat les cartes.

Entroncamento est une ville de vingt mille habitants située dans le centre du Portugal à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne. Le parti d’extrême droite Chega (« ça suffit ») vient d’y remporter les municipales. Le réalisateur Pedro Cabeleira y a grandi.

Projeté dans une section parallèle à Cannes en 2025, ce premier film a mis un an à se frayer un chemin jusqu’en France où il est sorti la semaine dernière dans quelques rares salles parisiennes et de province.

Entroncamento est un film noctambule, poisseux. C’est un polar qui louche du côté du cinéma de genre français ou américain et qui joue avec les archétypes du film noir. Son héroïne féminine et féministe pourrait être un personnage de western, qui débarque en ville par le train…. et en repartira de la même façon après y avoir semé le chaos. C’est aussi un film politique qui évoque la stigmatisation dont sont victimes les Roms au Portugal.

Mais hélas, malgré ses bonnes intentions, Entroncamento souffre de l’absence criante d’un scénario solide. Pendant plus de deux heures, le film s’émiette sans qu’on en saisisse le sens. Il faut regarder la bande-annonce pour le comprendre.

La bande-annonce

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