
Veska, la soixantaine, est archéologue. Elle travaille à Svilengrad, dans le sud de la Bulgarie, près de la frontière turque, sur un chantier de fouilles. Elle retrouve Said, un vieil ami, dans cette ville où se livrent toutes sortes de trafics et qu’un caïd, Iliya, a mis sous sa coupe.
Si je suis allé voir L’Aventure rêvée, c’est parce que le jury de Cannes lui a décerné son Prix, une sorte de consolation pour le film qui n’a pas décroché la Palme et un gage de qualité (il fut attribué à Sirāt l’an dernier, à Emilia Perez l’année d’avant). D’autant que j’avais particulièrement aimé le précédent film de Valeska Grisebach, une cinéaste allemande rare, Western, sorti fin 2017, qui se déroulait lui aussi dans un coin perdu de la Bulgarie.
Mais j’aurais dû me méfier de sa durée obèse (deux heures quarante quatre) et des mauvaises critiques que j’en ai lues – même si Jacques Mandelbaum dans Le Monde crie au chef d’œuvre ! Je me suis vite perdu dans ce film illisible qui part dans tous les sens, prend des chemins de traverse, fait disparaître son personnage principal avant sa soudaine et inexplicable réapparition. J’ai trouvé bien pataud le jeu des acteurs non-professionnels et ne comprends pas les louanges qu’on tresse à Yana Radeva, l’actrice principale. Je me suis surtout formidablement ennuyé à ce film trop long dont la fin brutale laisse sans réponse les questions qu’il avait soulevées.