Loin de moi la colère ★☆☆☆

« Loin de moi la colère », Tchémouénia en guéré, est le nom de baptême donné à l’héroïne de ce documentaire, Josiane dite « maman Jo ». Cette veuve s’est donné une mission : aider à rétablir la concorde au sein d’une population divisée, celle de sa région natale, située dans l’Ouest montagneux de la Côte d’Ivoire, à la frontière du Libéria.

Elle va de village en village, à la rencontre de ses habitants, pour recueillir leurs témoignages, souvent déchirants, sur les épreuves qu’ils ont traversées, les drames qu’ils ont vécus, et pour les inviter à pardonner et à réapprendre à vivre ensemble. Tous ensemble, ils construisent un apatam, une case circulaire sous laquelle les habitants pourront se retrouver.

La figure de « maman Jo » est admirable. Elle inspire le respect. Sa démarche est remarquable. L’amour qu’elle manifeste à sa petite-fille, à laquelle elle a transmis son nom, en la talquant, en l’enduisant de beurre de karité, est émouvant.

Mais cette accumulation de bons sentiments ne suffit pas à faire un film. Joël Akafou (Traverser) ne facilite pas la tâche des spectateurs en ne contextualisant pas la situation politique de l’Ouest ivoirien et les affrontements qui y ont fait rage (en 2000 ? en 2011 ?). Ce documentaire, trop bavard, devient vite incompréhensible.

La bande-annonce

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