
Lowen Ashleigh (Dakota Johnson) est une écrivaine new-yorkaise quasi-inconnue qu’une grande maison d’édition new-yorkaise (Hachette !) contacte, sous le sceau de la confidentialité, pour aider Verity Crawford (Anne Hathaway) à achever la série de livres qu’elle est incapable de livrer. Conduite aux fins fonds du Vermont, dans la splendide maison de l’écrivaine, où son mari Jeremy (Josh Hartnett) l’accueille, Lowen découvre la réalité : Verity, victime d’un grave accident, est en fait clouée sur un fauteuil roulant, incapable de s’exprimer et de se déplacer.
Verity surfe sur le succès phénoménal de La Femme de ménage. Il est lui aussi adapté d’un best-seller. Verity partage avec La Femme de ménage plusieurs points communs : même trio de personnages, même couple dont la nature de la relation est entourée de mystères, même jeune oie blanche débarquée de nulle part, même luxueuse demeure, même ambiance érotique soft qui accompagne l’attraction fatale de la si jeune donzelle pour le si séduisant mari, même vraie/fausse méchante, même promesse de twists…
La recette a-t-elle été conçue par une intelligence artificielle ? En tous cas, sa mise en musique semble en porter la trace, tant le scénario progresse avec une précision millimétrée. Le problème est que ces situations sont improbables sinon grotesques. Le film fonctionne bien, qui maintient le spectateur en haleine, harponné par des questions auxquelles il attend la réponse. On ne s’y ennuie pas une seconde. Mais, une fois ces réponses dévoilées, quelques twists plus tard, le spectateur lucide a l’impression désagréable d’avoir été manipulé par un scénario abracadabrantesque.