
Enzo (Soufiane Guerrab) est un ancien joueur de football qui a mal tourné. Il vit de petites combines, de paris truqués, sur le dos de joueurs qu’il prétend épauler. Dans un tournoi de football de rue, il repère Lisa (Emma Boumali), une talentueuse joueuse de quatorze ans à peine. Il y voit aussitôt un investissement prometteur et va se rapprocher de la mère de l’adolescente (Vimala Pons) pour la persuader de lui confier la carrière de sa fille.
Après un documentaire sur le football de rue tourné en 2016, la réalisatrice Syrine Boulanouar traite le même sujet, cette fois-ci sous l’angle de la fiction. Elle multiplie les séquences filmées ras du bitume qui transcendent la virtuosité des joueurs : dribbles, petits ponts, feintes…
Le problème est que ces séquences deviennent vite répétitives. L’autre problème est qu’elles sont censées venir en appui d’un scénario faiblard qui accumule les poncifs et qui est construit autour de deux enjeux dont on connaît par avance le dénouement : l’équipe de la Hess où Laura a été sélectionnée remportera-t-elle le tournoi ? le pas si méchant Enzo finira-t-il par avouer à Laura et à sa mère son trouble passé ?
Le dernière problème est le choix de la jeune actrice qui interprète Lisa. Certes, Emma Boumali est une bonne actrice débordante d’énergie. Mais c’est une exécrable footballeuse et le chef opérateur ne réussit pas à nous faire croire en son talent.