The Dog Stars ★☆☆☆

En 2035, dans une Amérique post-apocalyptique dévastée par un virus meurtrier, seules quelques poches d’humanité survivent en guerre les unes contre les autres L’une d’elles occupe un aérodrome perdu aux fins fonds du Colorado. Deux hommes y vivent. Hig (Jacob Elordi sexy à souhait) est un mécano débrouillard, hanté par la mort de son épouse. Bangley (Josh Brolin) est un ex-Marine aguerri. Quel avenir peuvent-ils espérer ?

On a déjà vu bien des films post-apocalyptiques. Hig et son chien en rappellent beaucoup, à commencer par Will Smith dans I am a Legend. Le genre semble essoré et on ne voit pas très bien ce que l’immense Sir Ridley Scott  (Alien, Blade Runner, Thelma et Louise, Gladiator, etc.) est allé chercher dans le best-seller de Peter Heller.

Pas grand-chose sinon la réitération de situations, de personnages et de scènes qu’on a déjà vus mille fois sans déplaisir. Des paysages à couper le souffle façon Jeremiah Johnson ? Check. L’alliance d’un gentil au grand cœur prêt à tendre la main et d’un dur-à-cuire à la gâchette facile ? Check. Le veuf éperdu qui renaîtra à l’amour dans les bras d’une donzelle plus jeune (Margaret Quilley en improbables débardeur et mini-short) ? Check.  L’hostilité de hordes sauvages façon Mad Max ou Assaut ? Check. Une séquence complètement hors sujet avec son lot de méchants déjantés et cannibales ? Check.

The Dog Stars coche laborieusement toutes les cases du survival. Le même film aurait été tourné, à la virgule près, il y a vingt ans – avec Robert Pattinson et Russell Crowe dans les rôles principaux. Si l’on est de bonne humeur, on goûtera ce spectacle régressif. Sinon….

La bande-annonce

Un commentaire sur “The Dog Stars ★☆☆☆

  1. « Le même film aurait été tourné, à la virgule près, il y a vingt ans – avec Robert Pattinson et Russell Crowe dans les rôles principaux. »
    J’approuve.

    « Si l’on est de bonne humeur, on goûtera ce spectacle régressif. Sinon…. »
    Moins…

    Je pense – il faudrait lire le livre pour être fixé – que le propos était surtout de s’intéresser à ces survivants qui recomposent doucement une société, quand il n’y a plus rien, d’où cette nouvelle astrologie où le nom des constellations correspond enfin à ce qu’on y voit. Démarche poussée à son terme avec l’épisode très « saison de walking dead » de Grand Junction, qui montre qu’une autre évolution est possible.

    Là où le film pèche, à mon goût, c’est dans son absence d’explication de l’origine géographique et de la… société des « walking survivants » : Denver est complètement désert mais il semble y avoir des tribus éparses dans la pampa, toujours prêtes à vous fondre dessus sans prévenir. Comment vivent-elles ? On sait pas, on s’en fout, on vous le dira pas et c’est bien dommage

    J’ai perso bien aimé. 😉

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