Billie Melody ☆☆☆☆

Le père (Roschdy Zem) de Billie meurt brutalement. C’était un musicien raté, qui soignait son mal-de-vivre dans l’alcool, mais aussi un père aimant. Sa mère (Julia Faure), brisée par le chagrin, déménage à Nantes avec ses deux enfants, Billie et Ruben, son frère aîné. Billie ne se remet pas de la mort de son père et veut en faire porter la responsabilité à sa mère.

Comment oser éliminer le personnage interprété par Roschdy Zem après seulement un quart d’heure de film ? La réalisatrice Christine Paillard a trouvé la solution : le faire revenir dans la vie de sa fille sous la forme d’un fantôme bienveillant. C’est autour de cette ficelle essorée, qui emprunte au cinéma fantastique ou plutôt au conte pour enfants façon Casper le fantôme, qu’est construit Billie Melody.

Cette béquille n’apporte pas grand-chose à un sujet déjà mille fois traité : la douloureuse sortie de l’enfance d’une adolescente mal dans sa peau. C’est peut-être parce que le film se déroule à Nantes qu’il m’a rappelé un film qui s’y déroulait aussi et qui traitait du même sujet, Petite Solange d’Axelle Roppert, sur le divorce d’un couple raconté à hauteur d’enfant.

Billie Melody enchaîne les situations les plus éculées : les disputes entre les parents de Billie, la tendresse de son père qui lui a légué le goût de la musique, l’amitié qu’elle noue avec une voisine, le premier flirt avec un garçon maladroit… Tout le film, mollement tendu, se dirige benoîtement vers une fin attendue et fédératrice. Même Roschdy Zem est mauvais. C’est un comble !

La bande-annonce

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