Shaun le Mouton : La Bêêête d’Halloween ★★☆☆

Halloween approche. Toute la ferme s’y prépare. Les moutons élèvent en cachette des plants de citrouille. Le fermier, nostalgique de ses jeunes années, rêve de se rendre au bal. Toujours aussi inventif, Shaun concocte un sérum de croissance pour les citrouilles. Mais le fermier, par inadvertance, le confond avec sa lotion capillaire. Le résultat est étonnant : il se transforme en monstre hirsute qui terrifie la paisible cité de Mossingham.

Les très anglais studios Aardman ont créé Chicken Run et Wallace & Gromit. En utilisant le même procédé de stop motion (personnages en pâte à modeler animés image par image), ils ont produit à partir de 2007 pour la télévision britannique la série Shaun le mouton qui totalisera quelques cent cinquante épisodes de six minutes. La série, diffusée dans le monde entier, fut une telle réussite qu’elle a connu en 2015 une première adaptation cinématographique. Le succès de Shaun le mouton, le film a entraîné logiquement quatre ans plus tard la sortie d’une suite, Shaun le mouton, le film : La ferme contre-attaque. Cette Bêêête d’Halloween est le troisième épisode de la franchise.

J’ai une aversion instinctive pour les sequels. Il s’agit souvent pour les producteurs de capitaliser sur le succès d’une première œuvre en escomptant un public captif. La suite rencontre-t-elle un succès aussi grand que l’opus initial, on mettra en route un troisième volet. C’est précisément ce qui se passe avec Shaun le mouton.

Pour autant, force est de constater que les studios Aardman ont gardé le feu sacré des débuts, que leur création est toujours aussi originale et drôle. Leur troisième opus est mené à un tempo d’enfer. Il enchaîne les scènes, toutes plus drôles les unes que les autres. Il multiplie les clins d’œil cinéphiliques : Frankenstein, Le Silence des agneaux, Psychose, le clip Thriller de Michael Jackson, Ghostbusters…

Accessible aux enfants dès cinq ans, Shaun le mouton, la Bêêête d’Halloween fera aussi pouffer de rire les adultes. Pas la peine de kidnapper un gamin pour aller le voir et vous servir d’alibi : les cinémas acceptent les adultes non accompagnés.

La bande-annonce

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