Dans l’immense plaine kazakhe, au milieu de nulle part, un jeune garçon est violé et tué. La police corrompue maquille les lieux du crime et inculpe un benêt. C’est à Bekzat, un jeune policier fraîchement émoulu, qu’il incombera de faire disparaître l’inculpé comme avaient disparu dans des circonstances tout aussi fumeuses les précédents accusés de crimes similaires.
Mais l’arrivée d’Ariana, une belle journaliste, va perturber cette mécanique bien rodée et obliger Bekzat à une impossible rédemption.
Né en 1982, originaire de Karaganda dans le centre du Kazakhstan, Adilkah Yerzhanov a déjà tourné neuf longs métrages. A Dark, Dark Man est le deuxième sorti en France. Le premier, La Tendre Indifférence du monde, avait été sélectionné dans la section Un certain regard à Cannes en 2018.
La Tendre Indifférence du monde racontait une histoire d’amour impossible. Avec A Dark, Dark man, Yerzhanov change de registre. Il tourne un film noir sous le soleil froid de la steppe kazakhe. Son ironie muette rappelle Kaurismäki, la violence décomplexée de ses porte-flingues Kitano. La sublime Dinara Baktybaeva, une star au Kazakhstan, déjà remarquée dans La Tendre Indifférence… porte le même trench-coat que les héros du Samouraï de Melville.
Malheureusement, l’intrigue minimaliste de A Dark, Dark Man a tôt fait de lasser le spectateur. L’évolution intérieure de son héros est lourdement prévisible. La sophistication des cadrages vire vite au maniérisme. Aussi exotique soit-il, A Dark, Dark Man n’est pas plaisant, il est complaisant.
En 1512, Michel-Ange achève enfin la peinture du plafond de la chapelle Sixtine à laquelle il aura consacré quatre années de sa vie. Le pape Jules II, son mécène, lui a parallèlement demandé de réaliser son tombeau. Mais le pontife, membre de la puissante famille des Della Rovere, meurt l’année suivante avant l’achèvement de cette commande dont Michel-Ange ne pourra livrer que la sculpture du Moïse. Léon X, un Médicis, lui succède, qui exige de Michel-Ange qu’il se consacre à la façade de la basilique San Lorenzo à Florence. Le génial artiste, déchiré entre ses deux familles, part à Carrare à la recherche du meilleur marbre.
Alexandre se cherche. La mort de ses parents pendant son enfance l’a laissé sans boussole. Sans travail, sans argent, il ne peut guère que s’appuyer sur l’amitié chaleureuse de ses colocataires : Lola, un vieux travelo philosophe (Thibault de Montalembert méconnaissable), Yolande (Isabelle Nanty), sa proprio soixante-huitarde…
Suze Trapet (Virginie Effira), la petite quarantaine, apprend qu’elle n’en a plus que pour quelques mois à vivre. Son dernier désir : retrouver le fils dont elle a accouché sous X quand elle avait quinze ans à peine. Un farfelu concours de circonstances la met en contact avec un informaticien dépressif (Albert Dupontel) et avec un archiviste aveugle (Nicolas Marié). L’improbable trio, poursuivi par la police, réussira-t-il à retrouver le fils de Suze ?
Maria Adelaïde Coelho da Cunha est une femme qui aspire à la liberté dans une société qui la lui refuse. Riche héritière d’un journal lisboète, elle est mariée à un homme qui la trompe éhontément. Elle s’évade en montant, avec quelques amies, des pièces de théâtre qu’elle joue en petit comité faute d’avoir embrassé la carrière de comédienne que son statut, dans le Portugal du début du vingtième siècle, lui interdit. Mais, quand les infidélités de son volage époux achèvent de l’humilier, elle s’enfuit avec son chauffeur.
Peut-on être « autonome » aujourd’hui ? François Bégaudeau est allé filmer en Mayenne des individus ou des groupes marginaux et conscients de l’être : un couple d’éleveurs d’agneaux, des sourciers, un magnétiseur qui dilate le cul des vaches, une bande de potes qui a créé une ferme bio, une ancienne banquière qui dirige un café associatif, un chaman qui rassemble ses disciples dans une hutte à sudation, des moniales qui produisent des cierges artisanaux….
Quatre enseignants danois décident de combattre leur crise de la quarantaine en s’alcoolisant. Dans un premier temps, le résultat est efficace : les inhibitions sautent, la vie devient plus gaie. mais à la longue, l’alcoolisation devient dangereuse.
Paola, une jeune moniale italienne, arrive dans la banlieue de Buenos Aires pour travailler dans un foyer religieux qui accueille des adolescentes et leurs bébés. Parmi celles ci, Luciana et Fatima présentent deux profils bien différents. Luciana, volontiers rebelle, est dans le conflit permanent avec les bonnes sœurs. Fatima au contraire, plus introvertie, accepte sans s’en plaindre les règles du foyer.
Après qu’un clochard parisien croit reconnaître en lui un soldat serbe mort le 21 août 1983, Joachim (Jonathan Couzinié), né précisément ce jour-là, persuadé d’en être la réincarnation part en Bosnie sur les traces du défunt. Dans son combi VW l’accompagnent une amie réalisatrice (Adèle Haenel), décidée à faire de cette histoire un documentaire, une preneuse de son Atonia Buresi) et un cadreur.
Quatre étudiants, Youssef, Yacine, Annabelle et Luca, membres de l’association Saint-Denis ville au cœur, ont décidé d’organiser en juin 2019 la première marche des fiertés en banlieue. Les deux co-réalisateurs les ont suivis dans la préparation de cet événement.