Ann Lake vient de déménager en Angleterre avec son frère. Elle dépose sa fille Bunny à l’école. Mais, quand elle revient l’y chercher, Bunny a disparu.
La police est aussitôt alertée. Mais, inquiet de l’état psychologique de la mère, l’inspecteur Newhouse se demande si Bunny Lake existe vraiment.
Bunny Lake a disparu est un des derniers grands films de Preminger. Tourné en 1965, à Londres (on entend les Zombies, un avatar très sixties des Beatles), il semble pourtant curieusement plus ancien. La raison en est à son noir et blanc et à son histoire, qui mélange le polar et la psychanalyse comme le faisaient les grands classiques de Hitchcock ou de Lang dans les années 40 ou 50.
Le premier tiers de Bunny Lake a disparu est une longue mise en place qui suit Ann – on ne voit (évidemment) jamais Bunny à l’écran – dans ses gestes quotidiens. À la limite, le spectateur qui n’aurait pas lu le résumé du film pourrait se demander où on veut le mener. À la question « Qu’est-il advenu de Bunny ? » s’en substitue bientôt une autre : « Bunny existe-t-elle vraiment ou est-elle l’invention du cerveau malade de Ann ? ». Le mystère est élucidé trop tôt hélas ce qui prive le dernier tiers du film de suspense.
Le film de Preminger est l’adaptation d’un roman écrit en 1957. Preminger en avait acquis les droits dès 1958 mais n’était pas satisfait de son dénouement. Celui que ses scénaristes ont concocté est différent de l’original. Force est d’ailleurs de reconnaître qu’il le surpasse. Pour autant, Bunny Lake… ne rivalise pas avec les chefs d’œuvre de la première époque du maestro : Laura (1944), L’Homme au bras d’or (1955), Autopsie d’un meurtre (1959)… Comme si les recettes de l’âge d’or du film noir ne fonctionnaient plus dans les années soixante.
Kabwita vit dans la misère au Katanga, dans un petit village reculé à une cinquantaine de kilomètres de Kolwezi. Avec sa femme et ses enfants, il aimerait faire bâtir une maisonnée sur son terrain et quitter le taudis dont il est locataire. Il fabrique du charbon de bois.
Depuis qu’un AVC a terrassé son père, Johnny doit assurer seul l’exploitation de la ferme familiale. Sa seule échappatoire : le pub du village où il se saoule méthodiquement chaque soir et y fait, de temps en temps, des rencontres masculines aussi brutales que brèves. Tout change avec l’arrivée de Gheorghe, un journalier roumain embauché par son père pour aider Johnny pendant l’agnelage.
Trente ans avant
À Suburbicon, les Lodge mènent une vie paisible. Tout se détraque avec l’arrivée dans cette banlieue très wasp de nouveaux résidents de couleur.
Une fratrie se réunit au chevet d’un père mourant dans une villa nichée au bord de la Méditerranée. Armand (Gérard Meylan) n’a pas quitté Marseille et y a repris le petit restaurant tenu par ses parents. Angèle (Ariane Ascaride) n’y était plus revenue depuis vingt ans et la mort tragique de sa fillette. Jospeh (Jean-Pierre Darroussin) vient de perdre son emploi et cache derrière un humour de face une profonde dépression que sa « trop jeune fiancée » Bérangère (Anais Demoustier) ne supporte plus.
Pendant la Première Guerre mondiale, tous les hommes sont au front. Veuve, la cinquantaine, Hortense (Nathalie Baye) doit faire front pour diriger la ferme. Elle ne peut guère compter que sur l’aide de son frère et de sa patte folle, et de sa fille Solange (Laura Smet). La vie s’écoule, ponctuée par les saisons et les permissions des hommes : Constant, l’aîné, instituteur, Clovis, le gendre, époux de Solange, Georges le benjamin. Pour se soulager, Hortense recrute une journalière, Francine (Iris Bry), qui tombe amoureuse de Georges et vit avec lui une brève idylle. Mais Georges est promis à Marguerite, la fille que Clovis a eu d’un premier lit.
En 1852, dans un village reculé des Hautes-Alpes soupçonné de sympathies républicaines, tous les hommes ont été arrêtés et déportés. Les femmes, abandonnées à elles-mêmes, s’organisent. Elles redoutent autant qu’elles attendent l’arrivée d’un homme, qui pourrait mettre en péril leur sécurité mais aussi leur apporter une aide indispensable aux travaux des champs. Les plus jeunes passent entre elles un pacte : si un homme arrive, il sera l’amante de toutes. C’est alors qu’advient Jean qui prétend être maréchal-ferrant. Violette s’en éprend. Elle n’accepte pas de le partager.
Au cœur de la capitale thaïlandaise existe un quartier rouge destiné à la clientèle japonaise. Luck en est une des reines. Elle y travaille pour subvenir aux besoins de sa famille qui vit dans une région reculée du pays, à la frontière du Laos.
Marvin ou la belle éducation raconte une transformation et une émancipation. La transformation de Marvin Bijou (Jules Poirier), un collégien persécuté par ses camarades à cause de son manque de virilité, en Clément Martin (Finnegan Oldfield), un jeune dramaturge à succès. L’émancipation de Martin de son milieu familial, homophobe et abruti de pauvreté, pour prendre pied dans l’intelligentsia intellectuelle parisienne où le prennent sous leur aile un riche homosexuel (Charles Berling) et une star du théâtre (Isabelle Huppert dans son propre rôle).