Max est traiteur. Sa spécialité : l’organisation des mariages. Mais les années passant, la lassitude s’est installée. Et le mariage de Pierre et Héléna, organisé dans un splendide château du XVIIème siècle, pourrait être la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
J’ai tardé à aller voir le dernier film des Toledano/Nakache. Non que je n’ai pas aimé leurs précédents succès : Je préfère qu’on reste amis, Intouchables et même Samba qui me méritait pas les mauvaises critiques qui l’ont accueilli. Mais parce que j’avais l’impression, après avoir vu la bande-annonce, que le film ne me surprendrait pas.
Et c’est vrai : Le Sens de la fête n’est pas surprenant. Comme annoncé, il s’agit de suivre, l’espace d’une nuit, un mariage filmé depuis ses coulisses, dont les héros ne seraient pas les mariés et leurs convives mais les organisateurs de la fête, toutes ces petites mains invisibles qui s’activent en coulisses pour garantir sa réussite.
Sauf que. Sauf que Toledano/Nakache font mouche. Pas tant dans l’écriture du scénario qui suit son long cours tranquille que dans celle des dialogues aux petits oignons et dans la direction d’acteurs tous impeccables. Le cinéma français, dans sa diversité d’âges et de talents, s’est donné rendez-vous : les valeurs confirmées (Jean-Pierre Rouve en photographe narcissique, Gilles Lellouche en DJ allumé, Hélène Vincent en belle-maman fofolle), les valeurs montantes (Vincent Macaigne en prof de français dépressif, Benjamin Larvenhe en marié prétentieux, Eye Haidara en chef de rang énervée).
Tous ces seconds rôles gravitent autour de Jean-Pierre Bacri. Lui donner le premier rôle était un pari audacieux. Bacri est bien sûr une valeur connue et confirmée. Mais sa présence au cœur du film – et de son affiche qui n’est pas sans rappeler celle de La Grande Bellezza – lui donne une identité qui ne va pas de soi : ne va-t-elle pas dissuader les jeunes spectateurs sans pour autant convaincre les vieux qui l’ont trop vu ? Pour autant, on ne peut que se féliciter que les réalisateurs n’aient pas cédé à la facilité de confier le rôle principal à un acteur plus bankable. Car Bacri, tout en étant toujours le même, est au sommet de son art : on ne l’a jamais vu aussi bougon, aussi fatigué, aussi attendrissant.
Un couple se déchire. Un enfant en paie le prix.
À Paris. Au début des années 90. L’épidémie du Sida fait rage. Act up Paris milite pour dénoncer l’inaction du gouvernement et le cynisme des laboratoires pharmaceutiques. Portrait de groupe : Sophie, la pasionaria, Nathan, le nouveau est « séro-neg », Sean est « séropo » et livre une course contre la mort avec la mort qui menace, le sens politique de Thibault, le président, ne convainc pas toujours ses camarades…
Mai 1940. Les Alliés sont en déroute. Acculés dans la poche de Dunkerque, face aux falaises anglaises si proches et pourtant inaccessibles, ils sont coincés entre la mer et le feu ennemi.
Le concours Eloquentia désigne chaque année le meilleur orateur parmi les étudiants de Paris 8 et les habitants de Seine-Saint-Denis. Une formation y prépare qu’animent un avocat, une dramaturge, un slameur…
Tout – ou presque – est dans l’affiche. D’abord le titre : Je danserai si je veux qui sonne comme un slogan féministe. Ensuite la photo de trois femmes. L’une porte le voile. Les deux autres boivent et fument. Enfin à l’arrière plan, une ville, dont on sait depuis Richard Bohringer que c’est beau la nuit.
Pendant plus d’un an, le documentariste Jérémie Battaglia a suivi l’équipe canadienne de natation synchronisée dans la phase préparatoire des Jeux olympiques de Rio.
Benjamin, la vingtaine, plonge dans une piscine à moitié vide et s’y brise les cervicales. « Tétraplégique incomplet », il est placé en centre de rééducation.
Zahira a dix-huit ans. Elle vit en Belgique avec son père, sa mère, son frère aîné et sa sœur cadette encore adolescente. À cheval entre deux cultures, elle est à l’aise dans l’une comme dans l’autre : elle fait ses cinq prières chez elle et n’est pas la dernière à s’amuser et à sortir avec ses amis du lycée.
Guillaume Canet a quarante-deux ans. Une journaliste lui fait remarquer qu’il est de moins en moins « rock’n roll ». La jeune actrice (Camille Rowe, la top model de la pub Poison girl) qui partage l’affiche de son prochain film ne la contredit pas. La star française, assaillie par l’angoisse, va chercher par tous les moyens à vaincre les outrages du temps.