La Fille Condor ★☆☆☆

Ana est une jeune orpheline recueillie par Clara, la sage-femme d’un petit village quechua perdu sur l’Altiplano. Excellente chanteuse dont les mélodies accompagnent les accouchements, Ana accompagne depuis toujours Clara chez les parturientes, l’assiste durant leur travail et se destine à prendre sa succession. Mais, sous l’influence d’une amie plus dévergondée qu’elle, elle se laisse fasciner par les lumières de la ville et s’enfuit à Cochabomba. La communauté, frappée par une succession de catastrophes, demande alors à Clara de partir à sa recherche et de la ramener.

Rares sont les films qui nous viennent de Bolivie. Je crois même n’en avoir jamais vu, même si en cherchant bien, on en trouverait certainement : Le Sang du condor (1969), Chuquiago (1977), La Nation clandestine (1989)… Aussi, par curiosité pour ce merveilleux petit pays andin, où notre ami Olivier nous a accueillis en 2003 et où il est aujourd’hui le talentueux ambassadeur de France, je suis allé voir ce petit film sorti dans quelques rares salles parisiennes au cœur de l’été.

J’y ai certes (re)vu les paysages somptueux de l’Altiplano. J’y ai certes entendu les intonations déconcertantes du quechua. Mais au-delà de ce parfum d’exotisme, je n’ai pas été touché par cette histoire d’émancipation, trop sage et trop cousu de fil blanc, cherchant le juste équilibre entre l’affirmation de soi et la fidélité à ses racines.

La bande-annonce

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