
Gioia (Caleria Golino) est une vieille professeure de français dans un lycée turinois. À près de cinquante ans, elle vit encore chez ses parents. Elle tombe sous le charme d’Alessio (Saul Nanni), un élève de première d’une troublante beauté, qui partage avec sa mère immature (Jasmine Trinca) une existence chaotique.
Le réalisateur Nicolangelo Gelormini s’est inspiré d’un fait divers, l’affaire Gloria Rosboch, qui a défrayé la chronique transalpine en 2016. Il a confié le rôle de Gioia – qui en italien est à la fois un nom propre et un nom commun, la joie – à la star Valeria Golino qu’il a pris un malin plaisir à enlaidir. Le rôle d’Alessio est interprété par un jeune acteur androgyne à la sensualité féline.
La Tentazione veut raconter le trouble de cette enseignante à la vie (trop) bien rangée qui découvre des émotions inédites au contact de ce jeune Adonis. Il tente de réhabiliter le jeune homme en en faisant la victime de la frivolité de sa mère et de la malhonnêteté de son beau-père. L’histoire poursuit son petit bout du chemin jusqu’à une fin glaçante, que la légèreté de la liaison ne laissait pas augurer, mais qui est fidèle aux faits.
Le défaut de ce film italien est de n’avoir pas su prendre son parti. La relation hors normes entre une femme gelée et son élève n’a rien de bien transgressif, d’autant qu’aucune étincelle ne jaillit entre les deux protagonistes. On est loin de Babygirl avec Nicole Kidman ou de Dreams avec Jessica Chastain. Et l’histoire policière que La Tentazione raconte n’a rien de bien palpitant, surtout si on en sait déjà le dénouement.
Meilleur film de cette fin d’année. Rejoint « Degel » et « La lumière ne meurt jamais » dans mon pantheon 2026
Je salue la qualité très pointue de votre panthéon !