Maria Wyeth (Tuesday Weld) est une star du cinéma qui s’est brûlée les ailes trop jeune. Le premier plan du film la montre déambulant dans les allées du jardin de la clinique psychiatrique où elle a été internée, après le suicide de son ami BZ Mendenhall (Anthony Perkins).
Le film, construit en long flashback, revient sur la vie de Maria. Elle a grandi dans une minuscule ville du Nevada, depuis rayée de la carte, entre un père accro à la roulette et une mère dépressive. Elle a très tôt connu le succès à New York où elle a rencontré son premier mari. Mariée en secondes noces au réalisateur Carter Lang (Adam Roarke) qui l’a dirigée dans ses deux films, elle s’est progressivement éloignée de lui jusqu’à en divorcer. Elle multiplie les liaisons d’un soir, tombe enceinte de Les Godwin (Richard Anderson), un scénariste, se fait avorter de l’enfant qu’elle porte. Elle passe ses journées à sillonner les autoroutes de la métropole de Los Angeles au volant de sa Corvette jaune.
Play It as it Lays est un film de Frank Perry sur un scénario écrit par Joan Didion et son mari John Gregory Dunne. Je n’en avais jamais entendu parler avant de voir le mois dernier, le documentaire consacré par Netflix à l’auteure américaine dont je venais de lire le bouleversant récit autobiographique L’Année de la pensée magique. J’ai eu envie de lire Maria avec et sans rien et de regarder parallèlement le film qui en avait été tiré deux ans plus tard. Je l’ai trouvé sur Youtube, en v.o., sans sous-titres, dans une version restaurée au son grésillant et à l’image baveuse. S’agissait-il d’une version piratée ? ou tombée dans le domaine public et désormais libre de droits ?
J’aime beaucoup faire l’aller-retour entre un livre et le film qui en a été tiré. Il est d’usage de considérer que le livre est toujours supérieur. Parce qu’il est la plupart du temps plus riche, ses centaines de pages développant une intrigue que les cent minutes de cinéma doivent nécessairement épurer. Parce qu’il suscite l’imaginaire du lecteur qui est immanquablement déçu de ne pas le retrouver à l’identique dans la version filmée qu’il a inspirée.
Je ne suis pas de cet avis. Je trouve le film souvent plus intéressant que le livre. Parce que, dans certains cas, il porte la marque d’un réalisateur de génie : prenez les films de Kubrick qui sont tous inspirés de livres, d’ailleurs plutôt médiocres (Full Metal Jacket, Les Sentiers de la gloire….). Parce qu’un film est une œuvre collective, qui a coûté des millions de dollars, sur le scénario duquel des armées de script doctors se sont penchées pour en retirer tous les défauts qui lestent parfois les livres écrits d’une plume imparfaite et solitaire. Prenez par exemple Le Chardonneret, ce roman trop long, mal construit, de Donna Tartt, dont l’adaptation, plus ramassée, ne s’égare pas dans des disgressions qui nuisent à l’intérêt du livre.
En l’espèce, force m’est d’avouer que j’ai pris aussi peu d’intérêt au livre de Joan Didion qu’au film dont elle a co-écrit le scénario. Il s’agit d’une œuvre typique du début des années soixante-dix qui ne sont pas restées pas comme un âge d’or du cinéma. La Guerre du Vietnam et Woodstock plongent Hollywood dans une introspection psychédélique. 1972, c’est l’année où sortent aux Etats-Unis Cabaret de Bob Fosse, Délivrance de John Boorman, Pink Flamingos de John Waters, Dernier Tango à Paris de Bernardo Bertolucci, Guet-apens de Sam Peckinpah, etc.
Comme le livre, le film est construit en plusieurs chapitres très courts dont on peine parfois à comprendre l’enchaînement. La ravissante Tuesday Weld, qui fut dans les années soixante une star avant de sombrer dans l’oubli, est quasiment de tous les plans, dont on filme la lente descente dans la folie. Anthony Perkins, qui n’aura jamais réussi à faire oublier son rôle dans Psychose, l’accompagne un temps et connaît une fin plus tragique qu’elle encore.
Mais hélas, aussi tragique soit-il, le destin de ces deux personnages n’a éveillé en moi aucune empathie.
Enfant star, révélée dès ses onze ans par le Mickey Mouse Club , Britney Spears accède à la célébrité à seize ans avec … Baby One More Time en 1998. Chanteuse de pop à la voix puissante et grave, elle s’inspire de Madonna et de ses chorégraphies millimétrées. Elle s’adresse à un public adolescent ; mais ses tenues très dénudées ont tôt fait de choquer l’Amérique puritaine. Sa liaison avec Justin Timberlake et sa rupture lui valent l’attention étouffante des paparazzi.
Oskar est un jeune collégien mal dans sa peau. Il habite seul avec sa mère divorcée dans un petit appartement d’une cité HLM. Il est la tête de Turc de ses camarades. S’installe dans l’appartement voisin du sien une jeune fille, Eli, au comportement mystérieux qu’accompagne un homme d’âge mur qu’elle présente comme son père.
Paris. Fin des années soixante, début des années soixante-dix. Fernande Grudet alias madame Claude (Karole Rocher) dirige d’une main de fer un réseau de prostituées qui ont pour clients l’élite administrative et financière de la France pompidolienne. Elle bénéficie de l’appui de la pègre et de la police qu’elle renseigne régulièrement sur ses habitués. Pour autant, elle vit dans l’angoisse permanente d’être rackettée voire éliminée.
La quarantaine, France (Karin Viard) élève seule à Dunkerque ses trois filles adolescentes. Licenciée d’un groupe sidérurgique en faillite, elle décide, après une tentative de suicide, de remonter la pente en allant travailler à Paris. Elle y devient la femme de ménage de Stéphane, un requin de la finance qui brasse des millions entre la City et La Défense et amène en week-end à Venise dans son bimoteur les top models qui défilent dans son lit. France a tôt fait de se rendre indispensable à Stéphane en babysittant Alban, son fils de quatre ans dont il est incapable de s’occuper. Mais la confiance qui s’installe peu à peu entre eux sera brutalement brisée par une consternante révélation.
Kit (Brie Larson) est une artiste née qui vit la tête dans les nuages, au milieu des arcs-en-ciel, des paillettes et des licornes. Après avoir été renvoyée de son école d’art, parce que ses réalisations ne se conformaient pas aux canons lugubres de son professeur, elle accepte, sous la pression de ses parents, de rentrer dans le rang et de travailler dans une agence d’intérim.
Le 24 décembre 1994, en pleine guerre civile algérienne, un commando de quatre hommes du GIA prend en otage le vol AF8969 Alger-Paris. Les revendications du commando sont floues : veut-il la libération des deux leaders du GIA ? ou veut-il transformer l’Airbus en bombe volante et l’écraser sur la Tour Eiffel ? L’avion reste bloqué à Alger pendant deux jours ; le commando libère une partie des otages mais en exécute trois avant d’obtenir l’autorisation de décoller. Détourné sur l’aéroport de Marseille Marignane, il y est accueilli par le GIGN qui a reçu des autorités française l’ordre de donner l’assaut.
Einar et Nadja forment un jeune couple suédois aimant. Lui a passé son diplôme d’ingénieur ; elle, d’origine somalienne, étudie la médecine. Alors que Nadja vient d’apprendre qu’elle est enceinte mais ne l’a pas encore dit à son mari, Einar lui offre un week-end d’oxygénation, loin de Stockholm, dans les plaines enneigées et désertiques du nord de la Suède. Mais le couple croise en chemin une bande de jeunes chasseurs racistes…
L’action de Tout est pardonné se déroule en trois parties différentes dans le temps et dans l’espace. Elle commence à Vienne où on découvre Victor (Paul Blain), Annette (Marie-Christine Friedrich) sa compagne autrichienne et Pamela leur petite fille de six ans. Ils forment une famille en apparence unie mais dont le bonheur semble menacé par d’insidieuses failles. Victor en effet est hanté par ses démons intérieurs. De retour à Paris, la famille éclate. Victor qui n’arrive pas à décrocher de la drogue abandonne le domicile conjugal, vit un temps avec une junkie, ne laissant à Annette d’autre alternative que la fuite avec sa fille.
Quelle image le cinéma et la télévision renvoient-ils des personnes transgenres ? Depuis la naissance du cinéma, elles ont été filmées de toutes sortes de façons. La manière de les montrer joue un rôle déterminant dans la construction de l’identité des personnes transgenres qui sont souvent privées de modèles dans leur environnement immédiat.