Deux moyens-métrages d’une trentaine de minutes chacun
L’Amie du dimanche : Collègues de travail, Milena et Lucie décident de passer le dimanche à la base nautique de Cergy. Milena s’y fait draguer par un plagiste très entreprenant tandis que Lucie fait la rencontre d’un fleurettiste.
Hanne et la fête nationale : À la veille de son retour dans son pays, Hanne, une étudiante norvégienne, passe le 14 juillet 2016 à Paris, assiste au défilé militaire sur les Champs-Élysées, rentre dîner à la Cité universitaire. Durant cette journée, qui s’achève tragiquement par l’annonce de l’attentat de Nice, elle croise trois garçons.
Guillaume Brac s’est fait connaître en 2012 avec un moyen-métrage plein de charme Un monde sans femmes. Il a sorti un long en 2014, avec Vincent Macaigne dans le rôle principal, Tonnerre. À partir d’un travail mené avec les élèves du Conservatoire, il revient au format d’Un monde… dans ces Contes de juillet dont le titre (on pense à ses Contes d’été) et le lieu (L’Amie de mon amie avait été tourné également à Cergy) se revendiquent ouvertement de Eric Rohmer.
Il y a chez les deux héroïnes de L’Amie du dimanche la même délicatesse, la même pudeur que chez le maître de la Nouvelle Vague, sans la préciosité qui rend certaines de ses œuvres aujourd’hui ridicules voire irregardables. Il y a aussi quelque chose de Hong San-soo dans le quatuor de personnages de Hanne et la fête nationale et dans le long dîner qu’ils partagent ensemble au crépuscule du 14 juillet.
Contes de juillet joue sur la frontière ténue entre l’amitié, le flirt, l’amour. Il le fait avec ce mélange étonnant car intrinsèquement instable de légèreté et de sérieux que Rohmer réussissait si bien à respecter et que Brac reproduit avec autant de talent. Les personnages ont une fraîcheur, une spontanéité que les acteurs de Rohmer, engoncés dans des textes trop écrits, n’atteignaient pas toujours. Comme si #MeToo et #BalanceTonPorc n’étaient pas passés par là, les relations hommes-femmes – ou plutôt garçons-filles car les acteurs semblent à peine sortis de l’adolescence et leurs marivaudages ont le goût des jeux de l’enfance – ont la même texture que dans les Comédies et proverbes ou les Contes des quatre saisons vieux de trente ou quarante ans
Mais l’ensemble pêche par ses qualités même. À force de revendiquer sa délicatesse, il finit par friser l’insignifiance. Sa durée bâtarde ne l’aide pas. Il manque à ses deux moyens métrages de trente minutes chacun un troisième opus – qui figurait d’ailleurs dans les projets du réalisateur mais a été abandonné en cours de route – pour étayer la construction.
Abel Rosenberg (David Carradine) est un trapéziste américain échoué à Berlin en novembre 1923. La République de Weimar est en plein chaos, minée par l’hyperinflation et le chômage. Abel et son frère Max partagent une chambre insalubre. Le film débute avec le suicide de Max qui se donne la mort d’une balle de pistolet dans la tête.
Keith (McCaul Lombardi) a vingt-quatre ans. Il vient de sortir de prison. Il retourne chez son père, un bracelet électronique à la chevillle qui limite son autonomie, à Baltimore dans le quartier de Sollers Point.
Keiko n’a guère plus de trente ans. Mais la mort de son mari cinq ans plus tôt et ses responsabilité à la tête d’un bar à hôtesses du centre de Tokyo l’obligent à revêtir un habit trop grand pour elle. Chaque soir, elle doit monter l’escalier étroit qui conduit à son établissement et y faire bonne figure pour attirer une clientèle qui se fait de plus en plus rare.
Riley North (Jennifer Garner) a une gamine adorable et un mari aimant dont le seul défaut est d’avoir approché de trop près la mafia de la drogue. Quand il est éliminé par les sicaires à ses trousses et que sa fille meurt d’une balle perdue, Riley North voit sa vie s’effondrer. Si elle reconnaît les assassins et les fait juger, un juge véreux les fait libérer.
Antoine (Vincent Lacoste) a eu beau travailler jour et nuit, il triple sa première année après avoir échoué d’un cheveu à obtenir la dernière place en médecine offerte par le numerus clausus. Au début de la nouvelle année, il rencontre sur les bancs de la faculté un jeune bachelier Benjamin (William Lebghil) qui ne semble pas mesurer l’ampleur de la tâche mais se révèle très vite redoutablement doué.
Madame de la Pommeraye (Cécile de France) a perdu son mari et s’est retirée sur ses terres. Elle ne s’est jamais fait d’illusion sur l’amour et ne nourrissait nul penchant pour son mari dont le décès ne l’affecte pas.
Quelques extraterrestres ont débarqué sur notre planète avant son invasion générale et ont pris apparence humaine pour comprendre la psyché de ses habitants. D’un simple contact du majeur, ils volent aux humains leurs « concepts » : la famille, la peur, l’amour…
Whitney Houston (1963-2012) fut l’une des chanteuses pop les plus célèbres de son temps. Elle aurait vendu plus de 200 millions d’albums et de singles. Son premier album, sorti en 1985, disque de diamant, enregistre les meilleures ventes de tous les temps pour un artiste solo et contient trois singles classés numéro un : Saving All My Love for You, How Will I Know et Greatest Love Of All. Son deuxième est dès sa sortie en juin 1987 en tête des charts avec notamment le hit I Wanna Dance with Somebody (Who Loves Me). En 1992, la gloire de Whitney Houston est à son apogée avec le film Bodyguard et sa B.O. vendue à 44 millions d’exemplaires à travers le monde.
Sofia est enceinte. Mais elle refuse de l’admettre. Au Maroc, hélas, le déni de grossesse est un délit de grossesse – comme le titre joliment Le Monde – pour qui a conçu un enfant hors mariage. Il faut toute la débrouillardise de Lena, la cousine de Sofia, étudiante en médecine, et de Leila, sa tante, pour permettre à Sofia d’accoucher dans une clinique privée et de sortir du commissariat où elle est ensuite détenue. Pour y parvenir, les trois femmes ont dû convaincre Omar, l’homme que Sofia rend responsable de sa maternité.