
Le teen movie est un style à part entière outre-Atlantique dont l’excellent documentaire « Beyond Clueless » a récemment rappelé les ressorts obligés : un nouveau/une nouvelle arrive dans un lycée, y est froidement accueilli(e) mais finit par s’y intégrer. On en a tous vu un jour ou l’autre : Grease, American Graffiti, Lolita malgré moi (un titre à vomir … et un film à voir)
Bizarrement ce genre de films est plutôt rare en France. La Boum malgré son immense succès n’a pas vraiment eu de descendance sinon Lol ou Les Beaux Gosses.
Cette longue introduction pour dire que Le Nouveau constitue un teen movie français étonnant.
Du teen movie américain, il reprend le pitch : un nouveau fait sa rentrée au collège. Il peine à s’y insérer.
Mais Le Nouveau ne va pas où on l’attend : Benoît ne sera pas élu délégué, il ne finira pas en couple avec la reine de beauté et ne parviendra pas vraiment à s’intégrer. Mais son parcours, autrement plus réaliste que celui, stéréotypé, que nous servent les teen movies américains, recèle beaucoup plus de richesse et de drôlerie.
Servi par de jeunes acteurs qui ne cabotinent pas, Le Nouveau trouve le ton juste pour décrire cet âge où tout est grave mais rien n’est important.
« The Big Short » a le cul entre deux chaises.
On a découvert récemment avec Arnaldur Indriðason le polar islandais.
Dans une grande propriété sicilienne, Anna (Juliette Binoche) pleure la mort de Giuseppe, son fils. Débarque Jeanne, la petite amie du défunt, qui ignore tout du drame qui vient de se jouer.
Il y a plein de bonnes raisons d’aller voir « À peine j’ouvre les yeux » qui nous raconte l’émancipation d’une adolescente dans la Tunisie de Ben Ali.