L’architecte László Tóth (Adrien Brody), formé au Bauhaus, fuit l’Allemagne où il fut interné pendant la Seconde Guerre mondiale pour les Etats-Unis. Il est accueilli à Philadelphie par son cousin, Attila, et par sa femme avant de se brouiller avec eux. La riche famille des Van Burren le prend sous sa coupe après qu’il a rénové leur bibliothèque et lui confie la responsabilité d’un projet titanesque.
J’aurais adoré adorer The Brutalist. Nous était promis un intense moment de cinéma comme on n’y a guère droit qu’une ou deux fois par an, du niveau espéré de Babylon, de There Will Be Blood ou du Fils de Saul… 3h34 tourné en VistaVision, comme Les Dix Commandements ou Vertigo, avec un entracte en prime ! Une fresque qui plonge dans l’histoire et nous élève au sommet de l’architecture moderne pour raconter les rapports de pouvoir au cœur d’une Amérique dominée par un capitalisme cynique et rongée par un antisémitisme rampant. Que demander de mieux ?!
Son héros est un personnage de fiction. László Tóth n’a pas existé. Mais on peut s’amuser à retrouver ,dans sa biographie et dans ses constructions, la trace de Le Corbusier, de Mies van der Rohe ou de Marcel Breuer, le père du modernisme. Sublimées par la musique de Daniel Blumberg, les formes imposantes qui s’érigent pendant le film ne peuvent qu’inspirer le respect.
Pour autant, je n’ai pas été embarqué par The Brutalist. Son héros est une figure christique sur laquelle s’abattent tous les malheurs du monde : le traumatisme rémanent de son enfermement à Buchenwald, le mépris de classe dans lequel le tient la famille Van Burren. Ses retrouvailles avec sa femme (Felicity Jones) et avec sa nièce (Raffey Cassidy) ne réussiront qu’un temps à alléger son fardeau. Adrien Brody l’interprète avec la même mimique affligée que celle qui ne le quittait pas dans Le Pianiste.
Une telle accumulation de malheurs sur la tête d’un seul homme finit par broyer le spectateur, otage d’un film irrespirable qu’un voyage à Carrare pour trouver le marbre de l’autel ne réussira pas, loin s’en faut, à égayer. On a tout compte fait le sentiment que le réalisateur n’avait d’autre ambition que de nous en mettre plein la vue. Sans doute a-t-il mobilisé suffisamment de moyens, qu’il s’agisse de la musique ou des décors, pour y réussir. Mais ce cinéma tout-puissant nous écrase plus qu’il nous élève.
Le 5 septembre 1972, à Munich, un commando palestinien a pénétré dans le village olympique et y a pris en otage des athlètes israéliens. L’événement a marqué les esprits. Il a endeuillé les Jeux olympiques. Il a visé des Juifs alors que l’organisation des Jeux à Munich visait à effacer le souvenir sinistre des Jeux de 1936 à Berlin. Cette action retentissante a vulgarisé un mode d’action qui hélas est devenu de plus en plus fréquent dans les années suivantes : le terrorisme.
Obstétricienne dans un petit hôpital au fin fond de la Géorgie, Nina voit sa responsabilité mise en cause après le décès d’un nouveau-né. Une enquête administrative est confiée à l’un de ses collègues qui se révèle avoir été son amant. Parallèlement, Nina se déplace dans les campagnes et y pratique des avortements clandestins lorsque les délais légaux de l’IVG sont dépassés.
Willy, le brun, et Jojo, le blond, vivent dans une commune rurale du Maine-et-Loire. Les deux lycéens partagent la même passion pour le moto-cross qu’ils pratiquent à La Pampa, sur le terrain du père de Jojo (Damien Bonnard). Entraîné par Teddy (Artus), Jojo est bien placé pour décrocher le titre de champion de France.
Deux frères, Paul (Félix Maritaud) et Sam (Kacey Mottet Klein), braquent un camion de l’entreprise de logistique qui les emploie avec la complicité de l’assistante du directeur (Olivia Côte). Mais le conducteur est tué pendant le braquage. L’enquête menée par la gendarmerie a tôt fait de remonter leur piste. Le trio, lui, a tôt fait de se diviser.
Julie est une jeune joueuse de tennis pleine de talent. Son entraîneur, Jérémy, est mis à pied par la direction du club flamand qui l’emploie. Les raisons de cette éviction ne sont pas dévoilées ; mais le témoignage de Julie, qui était l’élève la plus prometteuse de Jérémy, va s’avérer déterminant.
À une semaine d’écart, les 22 et 29 janvier derniers, sont sortis deux documentaires similaires. Ils avaient l’école pour objet et suivaient pendant une année les élèves d’une classe de troisième d’un collège du XVIIIème arrondissement pour Château Rouge de Hélène Milano et d’une école primaire d’Ivry sur Seine pour Apprendre de Claire Simon. La seconde réalisatrice est bien connue, qui a derrière elle, à soixante dix ans passés, une longue filmographie (on lui doit aussi bien des films de fiction que des documentaires). La première fut longtemps actrice avant de passer derrière la caméra.
Maria raconte les derniers jours de la Callas (Angelina Jolie), recluse à Paris dans son immense appartement de l’avenue Georges-Mandel, en septembre 1977. Gavée de médicaments, rachitique à force de régimes, la voix exténuée, la diva avait perdu l’espoir de jamais remonter sur scène et s’étiolait. Elle ne tolérait plus que la compagnie de ses fidèles domestiques, son majordome (Pierfrancesco Favino) et sa cuisinière (Alba Rohrwacher).
Cathy Tuche (Isabelle Nanty) est fascinée par la famille royale. L’occasion lui est enfin donnée de se rendre en Angleterre lorsque son petit-fils est sélectionné par la pépinière de jeunes talents d’Arsenal. Son mari, Jeff Tuche (Jean-Paul Rouve), sa mère et ses trois enfants l’accompagnent dans ce nouveau voyage.