Cotton Queen ★☆☆☆

Nafisa est une jeune Soudanaise pleine de vie qui travaille dans les champs de coton de sa grand-mère, sur les bords du Nil bleu. Elle est amoureuse de Babiker, un batelier ; mais sa mère souhaiterait la voir épouser le riche Nadir, un homme d’affaires formé en Europe qui commercialise une nouvelle variété de coton transgénique.

Il nous vient suffisamment peu de films du Soudan pour bouder le plaisir d’un détour vers ce cinéma dépaysant, aux frontières du monde arabe et de l’Afrique subsaharienne. La toute première scène de Cotton Queen donne le ton, qui réunit autour de Nafisa des cueilleuses de coton qui entonnent joyeusement une ode à l’insoumission. Le reste du film est à l’avenant.

Le problème est que son histoire, qui pourtant n’a rien de bien compliqué, m’a paru horriblement emberlificotée, au point de m’y perdre. Il y est question de domination coloniale, de lutte de classes, de mutilations génitales féminines, de protection de l’environnement…. Sans être anti-woke, on peut légitimement être effrayé de l’accumulation de tels sujets tellement bien-pensants.

On me répondra qu’il n’est pas nécessaire de comprendre une histoire pour apprécier un film. Je veux bien…. mais l’argument, qui passe encore pour 2001 Odyssée de l’Espace ou Mullholand Drive, passe moins bien pour un film qui ne joue évidemment pas dans cette catégorie-là.

La bande-annonce

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