À Malmö, en 1943, Stig est lycéen. Il étouffe dans sa famille et jalouse son frère aîné qui a quitté le foyer. Une nouvelle professeure, la petite trentaine, vient d’arriver de Stockholm. Un jeu de séduction commence entre Stig et Viola qui deviennent bientôt amants. Leur relation se déroule au vu et au su de Kjell, le mari de Viola, un représentant de commerce, mélomane et alcoolique.
La Beauté des choses est le dernier film de Bo Widerberg, un réalisateur suédois mort en 1997 dont la réputation a été éclipsée par la renommée envahissante de son compatriote Ingmar Bergman. Il avait beau avoir remporté le Grand Prix du jury à Berlin et avoir été nommé aux Oscars du meilleur film étranger, il était resté inédit en France et n’est sorti dans les salles que mercredi dernier.
Le titre original, Lust och fägring stor, se traduit difficilement. Je remercie mon ami Johan Frisell de m’y avoir aidé. Il est tiré d’un psaume récité au début de l’été dans les collèges. Le titre français ne veut pas dire grand chose ; le titre anglais (All Things Fair) non plus.
Son thème est sulfureux (le film, fort sage, a été pourtant autorisé à tous les publics par le CNC quand bien même Allociné et l’Officiel affichent à tort une interdiction aux moins de douze ans) : les relations entre un jeune homme et une « milf ». Le thème n’est pourtant pas nouveau : Le Diable au corps, Le Blé en herbe, Le Lauréat , Mourir d’aimer (inspiré de faits réels que Georges Pompidou résuma dans une formule qui fit date), sans parler du Souffle au cœur qui y ajoutait une dimension incestueuse.
On aura noté que l’ensemble des livres et des films mentionnés ci-dessus mettaient en scène un jeune garçon et une femme plus âgée. La question de la pédophilie et du consentement ne s’y posait pas. Pas encore.
Stig est sans l’ombre d’un doute mineur. Pourtant, il n’y a aucun parfum de scandale dans la relation qu’il noue avec Viola. Consentants, ils le sont l’un et l’autre. Le plus érotique du film est peut-être son affiche qui, hélas, ne correspond à aucune des images que l’on voit dans le film.
Sa première partie est la plus intéressante où les deux protagonistes se rencontrent, se frôlent, se séduisent. Le premier baiser est échangé dans une scène que la bande-annonce dévoile. La suite est hélas plus fade. Le trio déroutant qui se crée avec le mari, dont le consentement à l’adultère dont il est victime doit autant à son éthylisme qu’à sa largesse d’esprit, n’est guère crédible. Le film se termine par une scène que je n’ai pas comprise. Qui voudra me l’expliquer en mp en sera remercié !
Artiste désargenté, Picchio (Ugo Tognazzi) échoue dans une maison de retraite dirigée d’une main de fer par un ancien militaire. Ses gags hilarants ont tôt fait d’y semer la zizanie. Picchio y fait la connaissance de Renata (Ornella Mutti), une femme de chambre. Quand le retraité touche un magot qui lui permet de quitter son mouroir, il fuit à Rome avec la jeune fille.
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Léa (Shelley Winters) rejoint son mari Rosario dans leur nouvelle demeure dans le Nord de l’Italie. Leurs fils unique Michele est fiancé à Sandra, une jeune professeure de danse.
Le Temps du ghetto documente l’histoire du ghetto de Varsovie, de sa création en 1940, dans la Pologne occupée par les Nazis, à sa destruction en mai 1943.
Carlo (Vittorio Gassman) célèbre son quatre-vingtième anniversaire. Il aura vécu toute sa vie dans le même appartement cossu du centre de Rome. Il y sera né, y aura grandi auprès de son frère Giulio, moins armé que lui face à la vie, qui finira par épouser Amelia, la bonne. Il y aura accueilli son épouse Béatrice (Stefania Sandrelli) dont il aura eu deux enfants et de nombreux petits-enfants.
À l’occasion du dixième anniversaire de la Révolution d’Octobre, les autorités soviétiques ont commandé à Sergueï Eisenstein, le réalisateur du Cuirassé Potemkine, un film commémoratif. Bénéficiant de moyens quasi-illimités, il y relate les événements ayant conduit à la prise du pouvoir par les Bolcheviks et à la chute du Palais d’hiver en octobre 1917.
Dans l’Allemagne occupée, un capitaine français (Cary Grant) et une lieutenant américaine (Ann Sheridan) sont affectés à une mission conjointe. Mutuellement attirés l’un par l’autre, ils se font l’aveu de leur amour, décident de se marier et de rentrer ensemble aux Etats-Unis.
À Moscou, en 1940, Veronika et Boris s’aiment et se fiancent. Mais la guerre éclate et Boris doit partir au front. Mark, le cousin de Boris, force Veronika à l’épouser. Boris meurt sur le champ de bataille. Mais Veronika ne l’apprendra qu’à l’armistice.
Shigeru est sourd muet. Il travaille comme éboueur dans une petite ville côtière. Un jour, il récupère une planche de surf mise au rebut, la répare et décide de s’essayer à ce sport. Son amie Takako, sourde-muette elle aussi, l’accompagne.