Les sourds veulent se faire entendre. Voilà le titre de la critique de ce beau documentaire que j’aurais écrit pour Libération.
Deux approches médico-sociales se combattent dans le monde des sourds. La première, née au XIXe siècle en réaction à leur marginalisation, est l’oralisme : grâce à un appareillage, à la pose d’implants cochléaires, à la lecture labiale et à l’apprentissage de la parole, les sourds pourront s’intégrer au monde des entendants. Rejetant cette école qui pose la surdité comme un handicap qu’il faut soigner à tout prix, une autre école promeut au contraire la langue des signes comme moyen d’expression et de communication.
C’est pour cette seconde école que Laetitia Carton prend fait et cause. Son documentaire témoigne avec sincérité et justesse des amitiés kaléidoscopiques que cette entendante a nouées dans la communauté sourde. Il rassemble une galerie de portraits attachants : un professeur de la langue des signes, des parents confrontés à la difficile scolarisation de leur enfant, l’artiste Levent Beskardes et la chanteuse Camille… Il nous fait découvrir la langue des signes et sa richesse : une chorégraphie qui sollicite le corps tout entier. J’aurai appris qu’on signe avec les yeux, le même signe ayant une signification différente selon l’expression faciale qui l’accompagne.
Le documentaire montre Emmanuelle Laborit, dont le Molière en 1993 avait donné à la communauté une visibilité inédite. Depuis 20 ans dit-elle – ou plutôt signe-t-elle – sa situation ne s’est guère améliorée. Si la langue des signes est désormais une option au baccalauréat, les écoles bilingues se comptent sur les doigts d’une main. Les sourds sont inaudibles – si vous m’autorisez le jeu de mots facile.
La préférence revendiquée pour l’apprentissage de la langue des signes sur l’oralisme m’est spontanément suspecte. La première me semble renfermer les sourds sur leur communauté tandis que la seconde leur permettrait de s’intégrer aux entendants. J’aurais aimé que Laetitia Carton laisse s’exprimer les tenants de l’oralisme. Mais son parti pris assumé, s’il fait obstacle à une présentation équilibrée des positions, n’enlève rien à ce documentaire émouvant.
Dans les années 60, les frères Krays régnèrent sur la mafia londonienne. Un premier film leur avait été consacré en 1990 que j’avais vu encore étudiant – et dont je n’ai gardé que le souvenir vague d’une efficace série B. Brian Helgeland, le réalisateur des dispensables « Payback » et « Chevalier », aime les titres courts et filme la légende de ces deux malfrats.
Le fait divers avait défrayé la chronique à l’automne 2007 : une association humanitaire française avait tenté de faire sortir du Tchad 103 enfants présentés comme orphelins du Darfour.
« The Danish Girl » est – comme doivent l’être les mélos aujourd’hui – inspiré d’une histoire vraie : en 1930, le peintre danois Einar Wegener fut le premier à subir une opération de « réattribution sexuelle ».
Anna Roussillon est une documentariste qui a posé sa caméra dans la maison de Farraj Jalal. Avec sa femme et ses quatre enfants, cet agriculteur vit à Louxor, en Moyenne-Égypte, à quelques kilomètres de la Vallée des Rois que des montgolfières affrétées par de riches touristes survolent dès l’aube.
Certains films sont précédés d’excellentes critiques et d’un bouche-à-oreille enthousiaste. Carol est de ceux-là. J’attendais avec impatience sa sortie, alléché par
Après « Ernest et Célestine », mon ami Henri Magalon et Maybe movies produisent « Tout en haut du monde ». Son action se déroule à la fin du XIXème siècle dans la Russie tsariste. La petite-fille d’un explorateur, disparu sur la banquise arctique, part à sa recherche tout en haut du monde.
Apollo Creed, l’adversaire de Rocky, devenu son ami, avait un fils naturel qui a hérité de son père ses dons pour la boxe. Il demande à Rocky de l’entraîner.
Toto est un petit Rom de dix ans. Ses soeurs, Andreea et Ana, en ont quinze et dix-sept. Leur mère est en prison, leur père aux abonnés absents. L’appartement qu’ils occupent est devenu un squat de drogués.
Un président de la République, fraîchement élu, voit sa cote de popularité dégringoler. Il convoque une réunion de crise pour préparer le discours qui redorera son blason.